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Comédies

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10 octobre 2026

Excessivement primaires?

Les jusqu’au-boutistes !

140 282 résiduels !

Ceux qui accompagnent le cadavre jusqu’au caveau creusé dans un cimetière d’une bourgade dont personne n’a retenu le nom.

Sauf, et bien entendu, les 140 282 endeuillés qui suivent le cercueil qui contient le cadavre.

Celui de feu le parti socialiste.

Qui compta 1,6 millions de votants à ses primaires de 2017 et, mieux encore, 2,6 millions à celles de 2011.

Je n’essaie même pas d’imaginer ce que sera la crédibilité de celle ou de celui qui l’emportera.

Je n’ai toutefois pas su retenir une déferlante de rires en écoutant Ségogo narrer un épisode des débats télévisés auxquels participèrent les prétendants.

Un épisode qui concerne l’Imbécile heureux.

Lequel, lors d’un de ces débats, ne cessa pas de consulter la machinerie électroniquante qu’il avait installée sur son pupitre.

Histoire sans doute de lire les messages qu’une quelconque Connerie Artificielle lui transmettait au fil des interventions de ses adversaires.

Et donc d’être enfin en mesure d’introduire son grain de sel dans une fricassée au goût plutôt saumâtre.

Car ce fils d’un éminent philousophe qui erra du maoïsme jusqu’à la frange la plus infecte de l’ultralibéralisme, oui, ce gamin désormais orphelin révéla ce qui ressemble à l’absence d’une autonomie de la pensée.

Ce qui inaugure bien de l’avenir dans l’éventualité où, par malheur…

Suivez mon regard !

 

Question regard, j’ai pris le temps de regarder les quelques minutes d’images filmées par un témoin de l’arrestation, sur la place de la Comédie, à Montpellier, d’un gamin dont à vue de nez j’estime qu’il n’a pas plus de quinze ans.

Donc, un gamin, de l’âge de ma petite fille.

Et deux Milichiens, harnachés, casqués, bottés, équipés par leur hiérarchie du peu de matériel destiné à terroriser.

Car tout est bien là, dans ce verbe du premier groupe.

TERRORISER.

Il l’est effectivement, terrorisé, le malheureux gamin.

Que les deux Milichiens entraînent sans aucun doute vers l’un des véhicules poubelles dont les dote leur administration.

Ils ne le ménagent pas, cet enfant, dont les velléités de résistance sont encouragées non seulement par ses pairs présents sur les lieux, mais aussi par la foule des badauds, visiblement sidérée par le spectacle d’une violence démentielle.

Soit donc une violence institutionalisée.

La violence de l’Etat.

Justifiée par l’ignoble ministre des affaires intérieures de la France biscornue.

A nonante et quatre-vingt-quatre ans, voilà que s’en revient en moi la haine contre cette engeance.

 

Des nouvelles rassurantes d’Allemagne…

Quelques collègues teutons de nos fachos franchouillards ont exprimé à haute et intelligible voix une revendication qui pourrait motiver une réactivation, par nos Engalonnés, de la ligne Maginot.

Ces braves teutons nazillards ont publiquement revendiqué l’appartenance de l’Alsace-Lorraine au mirifique pays des wagnériennes walkyries.

Où ai-je rangé mon Chassepot ?

 

 

 

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9 octobre 2026

Désinformation

La vie en rose.

Avec tant de regrets de ce qui fut.

Du temps de Tonton.

Bof…

Le Quotidien de référence ne dissimule plus ses préférences.

Par exemple, en accolant de manière quasiment systématique le parti de la Bête immonde à celui des Insoumis.

L’acharnement à démontrer qu’il existe une parenté entre les deux extrêmes de l’échiquier politique, porteuses l’une et l’autre des maux dont nul ne guérit.

Des Idées conformes aux exigences des Faiseurs d’opinions, la clique qui milite pour que rien ne change.

Des Idées que la Quotidien de référence développe dans les trois ou quatre pages qui leur sont réservées.

Quelques plumes avisées qui maîtrisent l’art pervers de la flatulence politicienne.

Car le Quotidien de référence entend se maintenir à l’avant-garde des tribulations politiciennes.

Quoi de mieux que cette confusion réitérée quasiment au jour le jour entre les fachos et celles et ceux qui sur le terrain les combattent.

Ce matin, une question saugrenue en une.

Lycéens : la réponse policière en question

Le Quotidien de référence manque-t-il à ce point de curiosité (si ce n’est de culture journalistique) pour n’avoir pas remarqué que sous le règne de l’Enarchiant, la mutation de la police nationale en milice au service du système, cette mutation s’est accélérée à une vitesse telle que ce qui relevait autrefois du service public a déjà franchi le pas au-delà duquel la fascisation se révèle dans toute sa virulence ?

La mémoire des machineries électroniquantes restitue des scènes ô combien évocatrices.

A ma modeste échelle, je me souviens avoir visionné il y a quelques années un reportage sur la formation, dans une caserne nîmoise me semble-t-il, des futurs bastonneurs de lycéens.

Ou bien encore, et plus récemment, les images de valeureux défenseurs du désordre capitaliste clamant leur enthousiasme lors de la phase de préparation de leur intervention musclée, destinée par leurs meneurs, à museler d’ardents défenseurs de causes écologiques.

Au sein de la rédaction du Quotidien de référence, personne n’a rien vu (ou personne n’a voulu voir) ?

Puisque déontologiquement parlant, il serait malséant d’imaginer qu’il puisse exister ce qui relèverait d’une connivence entre la direction du Quotidien et le Ministère de l’intérieur ?

J’appartiens à la grande famille de celles et ceux qui aux yeux d’une rédaction servile n’a droit qu’aux égards que leurs maîtres concèdent aux coglione que nous devenons à force de subir un matraquage d’une ampleur qui outrepasse celle que je connus en mes vertes années.

Oui, le temps lointain de l’existence d’un ministère de l’information et d’une télévision d’état.

Un temps que celles et ceux de ma génération avait cru révolu.

8 octobre 2026

La France biscornue

La France biscornue…

Hideuse.

Au point que cela dépasse l’entendement.

Cet aggloméra des droites, extrêmes et un tout petit peu moins extrêmes.

Qui mitonne dans les vieilles gamelles héritées des vieux Engalonnés qui fomentèrent à Alger, en mai 1968, un coup d’état dont ledit conglomérat n’est que la continuité.

Qui mitonne des ragouts au goût amer des antédiluviennes recettes fascistes.

Travail.

Famille.

Patrie.

Maréchal, les revoilà.

Fascistes de tout bord.

 

Jeunes gens de France, le congloméra des droites vous concocte un avenir vide d’espoir.

Contre la volonté du Peuple de France, vos aïeux, vos parents.

Qu’ils ont réduit au silence.

A preuve ce que furent les aboutissements du mouvement des gilets jaunes puis des manifestations contre la « réforme » des retraites.

Comme, aujourd’hui, ils tentent de vous réduire au silence.

En vous intimidant.

En vous terrorisant.

En lançant sur vous leurs milices de milichiens.

En vous exposant à la vindicte publique, j’entends par là celle des bien-pensants.

La France biscornue est déjà celle du néofascisme.

Violente.

Prête au pire.

Afin que se perpétue le système dont elle est la redevable.

Le système capitaliste.

Celui qui a détruit, celui qui continue de détruire le monde dans lequel ils veulent vous contraindre d’accepter de survivre.

Plus ignoble encore : la France biscornue entend faire de vous de la chair à canon.

La France biscornue s’invente des ennemis.

La France biscornue se prépare dans le secret des chiottes ministérielles à se lancer dans une guerre encore plus insensée que celles qui précédèrent celle qui s’en vient.

En compagnie des chefs nations européennes, ses complices, résignés à militariser leurs pays respectifs.

La folie absolue.

Lorsque l’on sait ce que ce sont les arsenaux nucléaires de quelques-uns des protagonistes.

La France biscornue, par la voix de l’Engalonné en chef, vous a parlé de sacrifice.

Soit donc des tranchées au profond desquelles se feront face les belles jeunesses européennes.

Un remake d’une histoire bien connue, de la Somme à Verdun, jusqu’à Stalingrad.

Deux épisodes d’une dramaturgie sanguinaire.

Lisez ou relisez Barbusse, Remarque, Giono et quelques autres.

Une nouvelle et tragique page de cette histoire, orchestrée par de vieilles ganaches auxquelles ressemblent tant des Engalonnés, ceux qui de nos jours, sont prêts à faire de vous cette chair à canon déjà évoquée ci-dessus.

Votre résistance les indispose.

Eux qui vous veulent soumis, résignés, acteurs et actrices de votre propre mort.

Tout autant que spectateurs de l’anéantissement global.

Votre Résistance est, j’en suis convaincu, ce qui pourra faire barrage à leurs projets insensés.

 

 

5 octobre 2026

Lula

Effaré.

En consultant les résultats de l’élection présidentielle brésilienne.

48% des voix pour le candidat fascisant, fils de l’ancien président, lui-même fascisant.

46% des voix pour Lula, le candidat du Parti des travailleurs, soit donc la gauche brésilienne.

Une gauche que je peine à définir.

Fort probablement en pleine dérive, comme le sont aujourd’hui tant et tant des gauches de gouvernement un peu partout sur cette terre.

Le vieux Lula.

Octogénaire.

Ultime rempart contre la Bête immonde ?

Ou bien cadavre politique au lendemain du second tour de cette élection ?

Je pense à celles et ceux qui eurent foi en Lula et son parti.

Le monde d’alors allait changer.

Dans le bon sens, bien sûr.

Et puis le rêve dévoyé.

Une fois de plus.

Je regarde toutes ces prétendues « démocraties » qui s’égarent sous le prétexte de tenter de se défaire d’élites politiques corrompues, vouées au culte du Veau d’or.

Je les vois agoniser.

Exsangues.

Avant que de s’offrir, dans un ultime râle, à la Bête immonde.

Puisqu’aux yeux des peuples concernés, il n’est plus d’autre voie alternative qui vaille la peine d’être empruntée.

Le pire du pire.

Celui auquel convie les Françaises et les Français l’Imbécile heureux et son clone, deux crapules politiciennes qui s’affublent du mot socialiste pour mieux faire passer la mortifère pillule dans le gosier de celles-ci et de ceux-là, les naïfs et les gogos prêts à commettre l’acte irréparable.

(Soutenu, l’Imbécile heureux, par l’Inconséquente Présidente du pays des Occitendus et par le Bourgmestre de Montpellier…)

Comment la gauche a-t-elle pu s’engluer dans des pratiques qui sont la négation des rêves qu’avaient fait naître ceux et celles qui lui donnèrent vie au cours du 19° siècle ?

Car c’est bien elle, cette gauche soi-disant moderne et progressiste, qui par ses renoncements et ses trahisons, ouvre grande les portes du pouvoir aux laudateurs de la Bête immonde.

La vielle droite n’est, elle, que l’accompagnatrice, des forces fascisantes.

Puisque telle est la volonté des Puissants.

 

A Lens, un gamin de quinze ans aurait perdu une main entrée inopinément en contact avec une grenade généreusement expédiée par un CRS  ou un gendarme prétendument mobile.

Le France biscornue me fait vomir.

2 octobre 2026

Belle jeunesse

La France biscornue s’indigne à rebours.

Comme il se doit.

La jeunesse qu’elle a convié par la voix d’un Engalonné à accepter l’ultime sacrifice, cette jeunesse-là a l’outrecuidance de s’extraire des enceintes scolaires pour clamer sa colère qui puise sa légitimité dans une authentique indignation, étrangère aux circonvolutions auxquelles se livrent face à elle les valets du capitalisme mortifère.

La France biscornue exhume les antédiluviennes recettes censées refouler au cœur des enceintes scolaires cette belle jeunesse qui s’est empressée de faire entendre ses revendications.

Tant il est vrai qu’elle n’est pas dupe : la France biscornue prépare dans le secret des alcôves gouvernementales une nouvelle paupérisation du droit d’apprendre.

Des « coupes sombres » comme nous le ressassent les salauds ordinaires dont l’unique mission est de détruire ce qu’avait bâti une autre France en des temps que ces salauds-là s’essaient à effacer des mémoires.

La France biscornue use du terrorisme d’Etat en laissant libre cours à la férocité de ce qui ne sont plus des forces du maintien de l’ordre mais des meutes de milichiens exhalant déjà les puanteurs d’un fascisme qui n’ose pas se reconnaître pour tel.

La France biscornue est l’avant-garde des fanatiques du règne de la Bête immonde.

Elle leur prépare le terrain.

Elle effectue la démonstration qu’il est possible d’instaurer le fascisme sans qu’il soit nécessaire que les fanatiques de la Bête immonde se soient imposés lors de l’une ou l’autre des farces électorales.

De cette jeunesse en éruption soudaine, il émane quelque chose de salutaire, salutaire pour toutes celles et tous ceux qui ne savent comment résister au désastre que la France biscornue mitonne.

Il suffit de l’écouter, cette belle jeunesse-là.

Il suffit de la respecter.
Il suffit surtout de l’aimer.

A l’encontre de la France biscornue qui ne la tolère que soumise et résignée, et donc vaincue d’avance.

 

A Voce Rivolta !

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24 septembre 2026

Léon

Le Voici.

L’Immaculé.

Qui d’ici peu descendra du septième ciel pour apporter aux bons catholiques franchouillards la sainte parole du dieu qui a tout toléré.

Les pogroms.

Les génocides.

Et toutes les céliniennes bagatelles.

Le fond de commerce de la très sainte mère l’église.

Des inquisiteurs aux tripoteurs de petits enfants.

Léon !

Le quatorzième.

Descendant à l’insu de son plein gré des génocidaires qui firent des Amériques ce prodigieux empire trumpinisé.

Léon.

Une grand’messe parisienne.
Des hosties en veux-tu ? en voilà !

Le corps de Jésus dévoré par les fidèles jamais repus.

Et son sang !

Du 12° issu des vignes vaticanes.

Sans aucune indication sur les cépages.

Mais qu’importe : buvez jusqu’à plus soif !

Suivez l’exemple de Sœur Annie de la congrégation des très saintes filles de dieu.

Sœur Annie qui chantait…

Léon, j'ai tant souffert de ne plus te voir

Que chaque soir dans mon désespoir

Depuis je prends la cuite

Oh, Léon, Léon, Léon, Léon

Dans le vin blanc, partout, chaque soir

Je me noircis pour chasser le noir

Oui, ils chassèrent le Noir les braves missionnaires.

Ainsi allèrent les choses.

Je revois leurs processions dans les rues de Charleville.

Les voix chevrotantes qui répétaient à l’infini les sempiternelles rengaines.

Reine de France

Priez-pour nous

Notre espérance

Repose en vous.

Moi, le gamin de sept ou huit ans, auquel un instituteur républicain avait appris quelques semaines plus tôt que les révolutionnaires avaient coupé la tête de celle qui fut la dernière Reine de France.

L’Autrichienne.

Marie-Antoinette.

Raccourcie le 16 octobre 1793 sur ce qui fut la place de la Révolution (et qui est devenue la place de la Concorde).

Qu’entonneront les fidèles franchouillards devant Léon ?

Les vieilles ritournelles d’autrefois ?

Peu m’importe.

Je compte mes euros.

Combien va me coûter le féérique spectacle que Léon donnera sur ladite place de la Concorde ?

Une déloyale concurrence avec la Céline qui naquit voilà bientôt soixante ans à Charlemagne.

L’histoire de France ne serait-elle qu’un éternel (et donc divin ?) recommencement ?

17 septembre 2026

Empêchements politiques

Des professionnels de la lecture en raccourci.

Les sous-plumitifs auxquels le très droitier bourgmestre de Montpellier confie la rédaction du magazine commun à la ville et à la Métropole.

Qui vous réduisent l’information aux quelques phrases surlignées, le strict nécessaire qui encourage à la paresse intellectuelle.

Du surlignage en bleu pour l’édition de septembre/octobre.

Laquelle couleur me présente l’avantage  de rendre quasiment illisibles ces quelques phrases jugées essentielles par les larbins dont je suppose qu’ils (elles ?) sont chichement rétribués.

C’est en page 39 que j’ai trouvé une information dont le contenu m’a quelque peu dérangé.

D’abord un titre qui ne mange pas de pain : « Territoires communs ».

Et puis un texte que je reproduis ci-dessous.

« Le théâtre des 13 vents, en partenariat avec le collectif Zoukak, invite à Montpellier trois équipes artistiques de Palestine et du Liban. L’un des enjeux de cette invitation croisée est de rappeler la capacité de l’art et de la culture à produire du dialogue, des récits communs… au-delà même des empêchements politiques et contextuels. »

Je me réjouis de cette participation à une action culturelle locale des trois équipes artistiques venues de Palestine et du Liban.

Des équipes qui vivent sans doute chez elles les effroyables conséquences des guerres israéliennes.

Des équipes qui ont ou qui auront lors de leur séjour à Montpellier la possibilité de produire, entre elles et dans la compagnie d’un public français, du dialogue et des récits communs.

Des récits qui donneront à voir et à ressentir les indicibles souffrances qu’endurent  les peuples palestiniens et libanais.

Des récits qui donneront à comprendre que l’état fasciste israélien accumule des crimes comparables à ceux que commirent autrefois les cohortes nazis à l’encontre du peuple juif.

Voilà ce que j’imagine du fond du tanière.

Puisque Montpellier est une ville où la parole est libre.

Même si, chez le très droitier bourgmestre, elle se contient dans les limites du supportable, à l’instar des quelques ceux que n’émeuvent pas le massacre de dizaines de milliers d’enfants, puisque ces enfants-là ne sont, à leurs yeux que des palestiniens, soit donc et selon leur logique imbécile, de futurs terroristes.

Un très droitier bourgmestre qui est peut-être à la source de ce qu’un plumitif a qualifié « d’empêchements politiques »…

Qui sait ?

15 septembre 2026

Pénétration

Un facho sur les ondes de Radio-France ?

Le vieux monde capitaliste continue à tenter d’assurer sa survie en intégrant à ses dispositifs idéologiques des individus imprégnés (peu ou prou) de la vermine fascistoïde.

Je suis le témoin de cela depuis que j’ai atteint à l’âge d’adolescence, soit donc lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la « chose » publique, communément affublée du joli vocable de « politique ».

J’allais avoir 16 ans lorsque les Engalonnés déclenchèrent à Alger un coup d’état militaire qui permit à l’homme du 18 juin de revenir au pouvoir.

Un coup d’état militaire, dont naquit la 5° République, laquelle porte en ses fondations ce qu’il faut aux extrêmes-droites pour survivre et se préparer à soutenir, si nécessaire, les forces liées au capitalisme mortifère.

J’ai vécu, un quart de siècle plus tard, la légitimation par Tonton et ses sbires du Front National de Le Pen dont nul ne devrait oublier que ce sinistre personnage fut un éminent tortionnaire durant l’abominable guerre conduite en Algérie par la vielle France colonialiste (et avec le concours des socialo-mollettistes).

Sous le fallacieux prétexte d’union de la gauche, en ces années du Programme commun de la gauche, j’avais absout Tonton de ses amitiés interlopes avec des proches du vieux Maréchal.

Depuis bientôt septante ans, je vis au quotidien la légitimation par les élites dites républicaines de ce Front devenu Rassemblement, dont le défunt tortionnaire confia la direction à sa Fifille.

Pire encore, je suis le témoin de la pénétration à l’intérieur des machineries dites républicaines d’hommes et de femmes, tous et toutes en symbiose avec le parti qui est l’ennemi de la démocratie.

Les élites dites républicaines ont, pour le moins, laissé faire.

Les élites dites républicaines font pis que s’accommoder de cohabitations avec la Bête Immonde et ses cohortes de nazillons en devenir.

Il n’est donc pas étonnant que l’Imbécile Heureuse qui préside aux destinées de Radio-France ait imposé l’introduction dans la rédaction qu’elle pilote d’un facho.

Au nom d’un pluralisme qui est la négation de la démocratie.

Puisque l’individu recruté, à l’instar de tous ceux de sa caste de privilégiés, sont les sous-marins de la force politique qui si elle atteint demain au pouvoir n’aura de cesse d’en finir avec la démocratie.

Pauvre France biscornue !

 

11 septembre 2026

ALLENDE

Désolé, mais la mémoire d’un vieillard est sélective.

Elle ne retient que ce qui dans ses tréfonds s’articule autour des événements majeurs qu’il lui fut donné de vivre.

Lorsque j’écris 11 septembre, c’est en premier lieu la visage d’un homme que j’exhume de ces tréfonds-là.

11 septembre 1973.

Salvador Allende.

Et rien d’autre que le long, le douloureux martyr qui s’en suivit, celui du peuple chilien.

Je n’ai pas d’autre 11 septembre à commémorer.

D’aucuns sur les réseaux que l’on dit sociaux évoquent, me semble-t-il, des attentats terroristes qui furent perpétrés à New-York au tout début du nouveau siècle.

Des milliers d’innocentes victimes, bien sûr.

Mais moi, mon vieux cœur bat aujourd’hui encore au souvenir des milliers de chiliennes et de chiliens embastillés, torturés, assassinés par les sbires au service d’une dictature parmi les plus barbares que l’humanité ait jamais connue.

Mon regard reste fixé sur l’enceinte d’un stade, dans les travées duquel Victor Jarra commença peut-être à composer musique et paroles de ce qui aurait pu être sa dernière chanson.

Une chanson qui aurait peut-être rendu l’hommage à celui qui ne suicida que pour n’être ni torturé ni assassiné.

Salvador Allende.

Chaque 11 septembre, je redeviens chilien.

Le temps d’un rêve.

Pour Salvador Allende, pour Victor Jarra, pour Pablo Neruda.

Pour un Peuple qui s’était accordé le droit de s’émerveiller.

Les images qui aujourd’hui encore m’émeuvent.

Mes pauvres larmes d’humain finissant.

Des foules enthousiastes.

Un spectacle inconcevable pour les Maîtres du monde.

Les Yankees.

Qui n’eurent pas à forcer la main de l’ignoble Pinochet : l’Engalonné aux lunettes noires était leur redevable.

Le martyr du peuple chilien fut bel et bien une affaire yankee.

Le socialiste Salvador Allende avait eu le grand tort de proposer au peuple chilien un cheminement vers ce qui pourrait devenir un vrai socialisme.

Et ce peuple avait eu le grand tort d’adhérer à ce projet de rupture.

Les Américains n’en pouvaient supporter plus.

Alors oui, aujourd’hui, vendredi 11 septembre, une fois de plus, je suis chilien.

Je marche au milieu d’une foule qui à Valparaiso ou à Santiago acclame ALLENDE.

Le Socialisme.

La liberté.

La dignité.

Face à l’indignité américaine, cette indignité dont tant de peuples de par le vaste monde ont eu à souffrir, ont encore à souffrir.

Cette barbarie sans nom qui commença voilà si longtemps par l’extermination des peuples autochtones d’Amérique.

J’aimerais survivre encore un peu pour applaudir à la fin de l’empire américain.

 

10 septembre 2026

Fabien

Il est le cadet de mes soucis.

(Si tant est qu’à ce moment de ma vie, je sois encore en mesure de m’embarrasser de soucis aussi dérisoires…)

Fabien.

Mais s’en viennent me frôler et me solliciter (parfois) des messages auxquels, de manière atavique, je daigne porter un peu d’attention.

Ils émanent d’adhérentes et d’adhérents de ce qu’il survit encire du parti communiste.

Et il m’advient d’entendre et de comprendre leur détresse, leur colère, leur indignation.

Ne voilà-t-il pas que Fabien, une fois encore, une fois de trop ? prétend endosser le costume fripé du sauveur providentiel !

Costume délavé du clown dont l’unique mission visera, au cas où, à empêcher le candidat de la France Insoumise d’accéder au second tour de l’élection présidentielle.

Pitoyable, c’est sûr, ce comportement infantile.

Mais qui s’inscrit dans la continuité des circonvolutions d’un personnage médiocre.

Un Cadavéré, parmi tous ceux de la chanson que Zao exhuma voilà plus de quarante ans.

En rire ?

En pleurer ?

Fabien est bel et bien le cadet de mes soucis.

En ces temps où la démocratie hexagonale se dessèche, réduite aujourd’hui à peau de chagrin.

L’incompressible, l’inextinguible chagrin qui submerge les gens de gauche.

Pour lesquels l’action politique n’a plus d’autre finalité qu’un vague intérêt, celui de la course à l’échalote, l’élection du Monarque qu’ils doteront, si le cœur leur en dit, d’un contrat à durée déterminée.

 

 

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