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Comédies

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9 avril 2026

Nausées

Nausées.

Ainsi donc, le pays où je m’apprête à mourir, le pays qui voilà bientôt octante ans commença à me nourrir des grandes et intangibles valeurs républicaines, ce pays-là a pris sa modeste part dans la criminelle aventure génocidaire conduite par le chef d’un état néofasciste.

Ce beau pays qui feint encore de se reconnaître en Rousseau, Voltaire, Hugo et quelques autres beaux esprits, se vautre en compagnie de l’israélien et l’américain dans l’extermination d’un peuple abandonné par l’Occident si pieusement chrétien.

Le peuple Palestinien.

Ainsi donc, d’octobre 2023 à mars 2026, des entreprises franchouillardes, avec l’aval du gouvernement franchouillard, ces fleurons d’une industrie dont le gamin que je fus s’émerveilla, à l’instigation de ses maîtres, d’un savoir faire unique au monde, ont participé à la fabrication des armes dites de destruction massive destinées à éradiquer ce qu’il reste de ce malheureux peuple Palestinien.

525 livraisons de matériel militaire en deux ans et demi.

Du matériel bien de chez nous.

Du matériel conçu par des ingénieurs bien de chez nous, puis fabriqué par des ouvriers bien de chez nous.

Du matériel qui, parmi tant d’autres, aura permis à Netanyahou et à ses sbires d’exterminer des dizaines de milliers d’enfants et de femmes de Palestine.

(Une œuvre de mort qu’ils poursuivent aujourd’hui encore, en faisant usage de ce matériel produit par des entreprises franchouillardes.)

Du matériel qui a transité par des lieux hautement symboliques, ceux dont s’enorgueillit notre République agonisante.

En tout premier lieu, l’aéroport Charles De Gaulle.

La France en sa très relative éternité s’exhibe, sous la houlette de l’Enarchiant, en ce qu’elle a de plus hideux, d’infâme.

La vielle France esclavagiste.

La vieille France colonialiste.

La vieille France collaborationniste.

La vieille France que les fascismes ne répugnent pas.

Business is business, me rétorqueront ceux et celles qui, au nom d’une sagesse ancestrale, justifient des négoces aussi sordides.

M’indispose et me tourmente mon appartenance, contre ma volonté, à un peuple de salauds.

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7 avril 2026

Sous-ventrière

Ah les charmantes fèces de bouc !

Je n’évoque pas leurs odeurs.

Si tant est, bien sûr, qu’elles fussent odorantes.

Non, je m’évertue à leur trouver un sens.

Il m’est advenu de subir une quadricomique image.

Mickaël, dont c’était le grand retour, plein cadre.

Ceint d’une sous-ventrière tricolorisée.

Accompagné d’un quarteron d’Engalonnés.

Et faisant face à une escouade de gentils serviteurs du désordre républicain.

Mickaël, dont c’était le grand retour, s’exhibe via une symbolique sécuritaire.

Du flic, du flic, du flic.
De la matraque, de la matraque, de la matraque.

Et même un peu plus s’il juge cela nécessaire.

Une symbolique forte.

Celle qui convient aux gens des droites extrêmes.

Genre Retailleau, Retailleau…

(Ferme ta g….. répondit l’écho !)

(Les vieilles ritournelles qu’entonnaient autrefois les chasseurs ardennais restent ancrées en ma mémoire !)

J’avais pensé, en ma très grande naïveté, que le Réélu se livrerait, face à ses Mandants et afin de leur exprimer sa gratitude, à un exercice oratoire digne de l’homme de gauche qu’il se prétend être.

En appeler à la Solidarité, à la Fraternité, au Vivre ensemble, par exemple.

Ou bien encore en appeler à la Paix, au désarmement.

Voir même condamner la guerre criminelle menée par Trump et Netanyahou contre le peuple iranien.

Si ce n’est évoquer Jaurès que le Foutriquet montpelliérain prétend avoir lu.

Non.

Rien d’autre que l’affligeant silence.

Assorti de l’exhibitionnisme obscène qui s’étale sur la quadricomique image.

 

3 avril 2026

No Kings

La machinerie électroniquante m’a a offert quelques images impressionnantes : celles des manifestations qui ont regroupé le samedi 28 mars dans les grandes villes des Etats-Unis des foules considérables.

Avec un mot d’ordre commun : No Kings.

Des foules multicolores.

Qui clamaient leur colère contre l’ignoble et puant président/dictateur.

No Kings.

Le Quotidien de référence a rendu compte de ces manifestations.

Sur deux colonnes.

Des manifestations relatées par son correspondant à New York.

Sans aucune image.

Ces foules considérables dérangent-elles à ce point qu’il soit nécessaire pour les patrons du Quotidien de référence de minorer un événement de cette importance ?

Le crétin de service, au sein de la rédaction, y est allé de sa médiocre saloperie.

Quelques mots, en gros caractères et imprimés en bleu, expriment ce désir si singulier de cette presse en voie de pourrissement avancé d’introduire une part de doute dans l’esprit de son lecteur.

« Le collectif No Kings revendiquait 8 millions de participants, un chiffre impossible à vérifier. »

Impossible à vérifier !

J’ai tenté, en usant de mes modestes moyens et en observant attentivement les images que m’offrait la machinerie électroniquante d’effectuer un décompte.

J’ai vite renoncé.

Je fais donc mienne, faute de mieux, la formule déjà retranscrite ici : des foules considérables.

Des foules à ce point considérables que j’ose émettre une première conclusion : l’ignoble, l’ordurier, le fascisant président américain n’est point parvenu à étouffer et contraindre la voix du peuple, ce peuple qu’il entend réduire au silence, mais dont je pressens qu’il est enfin entré en résistance contre l’apprenti dictateur.

Un superbe et émouvant mouvement collectif qui transmet jusqu’à ma tanière une salvatrice bouffée d’optimisme.

Et qui m’incite à poser la question qui ne peut que fâcher les larbins officiant pour le compte du Quotidien de référence : quand donc le peuple français se décidera-t-il à envahir les rues des cités de l’Hexagone en clamant ce mot d’ordre commun à l’ensemble des peuples de ce pauvre monde, No Kings ?

Un mot d’ordre qui pose la question de fond édulcorée (et si souvent ignorée) par les plumitifs larbineux : celle de la démocratie, une démocratie qui n’est aujourd’hui qu’une illusion, un mirage, un néant, une démocratie destinée à pérenniser le système capitaliste.

L’état fasciste israélien, lui, a osé.

Un état fasciste qui ne se limite pas à deux ministres ouvertement fascistes.

Puisque c’est l’ensemble du gouvernement, soutenu par un parlement à la botte, qui s’est révélé génocidaire.

Des gens qui, trait pour trait, ressemblent à d’autres génocidaires, ceux qui durant les années 1940 inventèrent les camps de concentration et les chambres à gaz.

A Tel Aviv comme ailleurs, la démocratie n’est qu’illusion, mirage, néant.

Les parlementaires israéliens viennent de voter une loi raciste au sens nazi de la chose :  rétablir la peine de mort (par pendaison) des « terroristes » palestiniens ayant commis des attentats.

Où vont-ils s’arrêter dans leur folie criminelle ?

 

1 avril 2026

Pilori

Ventouillaisons démentielles, qui s’amorcèrent voilà plus d’une semaine et qui, selon les services de Météo-France, ne devraient s’achever que ce prochain samedi. 

Hier matin (dimanche), remontant la rue qui conduit à mon nouveau domicile, je fus quasiment immobilisé durant quelques secondes par une bourrasque de ce mistral vindicatif.

Je me calfeutre.

J’hiberne, bien que le calendrier ait décrété l’arrivée du printemps depuis bientôt dix jours.

Les circonstances climatiques me conduisent à abuser des feuilletaisons dont je fis état dans une précédente chroniquouillette.

Pauvre Léa !

La journaliste, bavouilleuse professionnelle, qui officia au sein de la radio que je n’écoute plus (France-Inter) et qui fut transférée sur une chaîne de télévision publique que je ne visionne plus depuis plus de vingt ans (France 2), est désormais l’objet de critiques véhémentes provenant des esprits les plus éclairés de la Médiatouillerie (ainsi, qu’accessoirement - puisqu’ils ne sont que des accessoires – des faiseurs d’opinions politiques conformes aux intérêts des Puissants).

Depuis des lustres, les « stars » de la Médiatouillerie m’indisposent.

Pire : elles me révulsent.

Je ne vais donc point jouer les faux-culs et plaindre Léa, « star » désormais honnie par celles et ceux de ses pairs qui revendiquent déjà, à mots couverts, sa succession à la présentation du journal de 20 heures, siège éjectable convoité par la caste des journalistes qui ont trahi une profession en voie de perdition.

Qui lui a suggéré d’interviewer le Ministre russe des affaires étrangères ?

Pourquoi s’est-elle livrée à un exercice qu’elle savait être périlleux ?

Elle, qui à l’instar de la totalité de ses confrères, est incapable d’établir ne serait-ce que des nuances entre l’être et le paraître ?

Elle qui n’éprouva aucun scrupule à accueillir d’ardents et ardentes défenseurs de la cause sioniste ?

Elle qui sans doute ne s’émut pas lorsque l’Enarchiant accorda à l’avion d’un criminel de guerre israélien le droit de survoler la France ?

La voici clouée au pilori.

Le pilori destiné à son petit monde à elle.

Dont elle n’aura pas à souffrir trop longtemps.

30 mars 2026

Résidus

Ennuyeuses et insipides feuilletaisons du Quotidien de  référence puis de l’Avatar languedocien des Bayletteries.

C’est que je m’éteins à petit feu, moi aussi.

Tout ce tintamarre post-électoral m’indispose.

D’autant plus que les politotologues s’évertuent à tourner mon regard vers un horizon beaucoup trop lointain pour moi : l’élection au printemps 2027 du prochain Roi des Franchouillards.

Moi, je vis au jour le jour, l’heure achevée s’ouvrant sur une nouvelle heure dont je ne suis pas certain que j’en atteindrai le terme.

Donc les ennuyeuses et insipides feuilletaisons, avec trois ou quatre jours de retard sur une actualité qui va beaucoup trop vite pour moi.

Rien de remarquable qui fut en mesure de susciter intérêt ou curiosité.

A peine ai-je noté qu’à Montpellier, l’élu de droite, un gentil milliardaire (si j’en crois les proclamations de la Soumise qui fit alliance avec lui lors du précédent scrutin), disposera d’une garde rapprochée au sein du nouveau conseil municipal, garde rapprochée formée en partie de résidus.

Des résidus politiques, j’entends.

La dame pipi du cabinet de l’Imperator, convertie ensuite au macronisme et chargée par l’Enarchiant de fonctions à ce point accessoires que les manuels d’histoire du futur ne retiendront rien ni de son nom ni du néant de ses actions gouvernementales.

L’ancienne chargée de l’urbanisme au sein de la municipalité que pilota un dentiste formé à la rude école de l’Imperator. Défenseure émérite, l’urbaniste, de ces malheureux bourgeois montpelliérains, propriétaires de luxueuses demeures riveraines d’un boulevard cossu, qu’insupportaient quelques désagréments momentanés. Des désagréments que la brillante urbaniste n’avait eu aucun scrupule à imposer à tous ces damnés de la terre languedocienne qui s’entassent à vie dans d’immondes bâtisses riveraines celles-là de voies à circulation dite rapide.

Deux femmes.

C’est fou ce que certaines femmes s’avèrent capables de se transformer, lorsqu’elles font « carrière », en hommes politiques.

 

Feuilletaisons.

Les « grands » problèmes reviennent à la une de cette presse vendue aux plus offrants.

Qui sont, c’est une évidence, les plus riches.

L’Iran tient tête à l’immonde facho yankee.

Le gaz et le pétrole nous coûtent les yeux de la tête.

Il se pourrait même qu’il nous en coûtera un peu plus cher que cela.

Des enfants, des femmes, des innocents meurent sous les bombes US.

Des dizaines, des centaines de milliers, le décompte est désormais impossible.

Les nouveaux Ediles sont inaudibles sur toutes ces questions.

Peut-être n’ont-ils d’ailleurs rien à dire ?

Oh, Mickaël ?

Gaza, Iran vous connaissez ?

(Oui, j’ai vu quelque part que vous connaissiez l’Ukraine…)

Un prétendu socialiste muet sur les questions des guerres ?

Ne serait-ce pas faire injure à Jaurès ?

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26 mars 2026

Béarniaiseries

Dans le fatras des résultats (des élections municipales) qui sont parvenus jusque dans les recoins les plus obscurs de ma tanière, il en est un qui a provoqué chez moi un immense et irrépressible éclat de rire : l’annonce de la défaite à Pau du Béarniais.

Le Béarniais ?

Mais oui, l’Ectoplasme dont l’Enarchiant fit son premier Ministre.

Un génuflexionniste qui avait su conquérir la maison commune de la cité qui avait vu naître (en 1553) celui qui deviendra Henri le Quatrième.

Un pur et dur Vaticancaneur, ce Béarniais, qui confia l’éducation de ses enfants à une école privée de toute morale, au sein de laquelle se singularisèrent tortionnaires et pédophiles accrédités par le Saint-Siège.

Expulsé, le Béarniais, de sa sinécure par la majorité des votantes et des votants inscrits sur les listes électorales.

Pau, que je visitai, l’espace de quelques heures, en des temps immémoriaux, ceux où une jolie tarbaise avait failli me convaincre de m’enraciner en ces territoires si proches d’une Espagne qui ne s’était pas encore affranchie du franquisme.

Exit le Béarniais, lequel devrait, paraît-il, rendre des comptes un jour ou l’autre, à la justice de la Raie Publique.

Qui point n’a péché ne lui jette la première pierre.

S’achèvent sur cet irrépressible éclat de rire les ridicules béarniaiseries.

 

 

Il est mort.

Lionel.

L’homme de l’île de Ré.  

L’homme qui osa prononcer cette phrase qui, aujourd’hui encore, n’a rien perdu de son actualité.

« Il ne faut pas attendre tout de l’Etat et du gouvernement. »

Septembre 1999.

Lionel Jospin gouvernait la France.

Socialiste bon teint bien qu’ancien trotskyste.

Chirac présidait.

Lionel Jospin se voyait succéder au Corrézien.

Basta.

Mes années d’errance politique.

Un quarteron de celles et ceux qui furent mes camarades appartenaient au gouvernement Jospin d’alors.

J’ai sans aucun doute exprimé mon accord sur quelques mesures qui, telle la loi sur les 35 heures, semblèrent indiquer l’esquisse d’une rupture avec les politiques antérieures, celles qui révélèrent la droitisation du parti refaçonné par Tonton.

Et puis Lionel prononça la phrase fatidique.

Michelin était autorisé par un Premier Ministre prétendument socialiste à licencier 7500 travailleurs.

7500 travailleurs qui n’avaient dès lors plus rien à attendre du gouvernement.

Lionel est mort.

L’histoire de sa gouvernance portera à tout jamais l’indélébile stigmate de cette trahison.

Si tant est que cette histoire s’écrive comme elle devrait s’écrire.

Proche moi aussi de ma mort, je garde malgré tout un excellent souvenir du clan Jospin.

Maman Jospin dont les escapades à Longo Maï firent jaser dans les chaumières socialistes.

L’aïeule parmi les anars bas-alpins.

Son frère, Olivier, qui me fit découvrir fromages (de chèvres) et vins du Val de Loire.

Une jeune femme.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Non ?

 

Sinon, les historiens qui officient sur ARTE ont, les crétins, écrits quelque chose qui dit à peu près ceci : Jospin, le père de la gauche plurielle.

C’est donc faire peu de cas chez ces ânes bâtés d’un certain Programme Commun de la gauche, programme qui s’élabora sous la houlette de Tonton et du camarade Georges (et avec l’assentiment d’un pharmacien aveyronniais).

Au tout début des années 1970.

Années trop lointaines pour ces plumitifs indignes des fonctions qu’ils occupent.

24 mars 2026

Les Vainqueurs

Trente-huit mille Vainqueurs.

Beaucoup d’hommes et quelques femmes.

A l’unisson.

Qui remercient les celles et ceux qui leur accordèrent leurs suffrages et auxquel(le)s ils jurent, la main sur le cœur, qu’ils accompliront leur mandat en respectant tous leurs engagements.

Ainsi va la démocratie représentative.

Je suis pas de celles et ceux auxquels les Vainqueurs expriment leur gratitude.

Puisque je n’ai pas fréquenté isoloirs et urnes installés dans l’une ou l’autre de ces malheureuses enceintes scolaires dont les tenants du libéralisme souhaitent de confier la gestion à l’enseignement privé.

Je m’inscris dans ce qui constitue désormais le bloc majoritaire au sein de l’électorat : les non-votants sont en effet plus nombreux que les votants lors des élections municipales.

Ou presque, nul n’évoquant les non-inscrits qui sont des abstentionnistes avant l’heure.

Une donnée quasiment absente des analyses proférées par les politotologues et reprises, sans être critiquées, par la cohorte des Médiatouilleux plus serviles les uns (et les unes) que les autres.

Les Vainqueurs oublient de faire preuve de modestie.

Ils oublient de relativiser leur succès.

Ainsi, ici, à Montpellier, l’Enfant issu de la cuisse gauche de l’Imperator n’a recueilli qu’un peu moins de 25% des voix des Inscrits.

Pas de quoi pavoiser, non ?

Mais l’euphorie que génère la Victoire autorise toutes les omissions.

L’essentiel ne se tient-il pas dans cette victoire si chèrement acquise ?

19 mars 2026

Boomerang

Il est venu se greffer parmi les nombreux fèces de boucs dont j’hérite sur mon mur une sorte d’affichette dont l’auteure et productrice n’est rien d’autre que la Gorgone.

Une affiche par le truchement de laquelle elle dénonce le déchaînement de la fachosphère, déchaînement qui ferait suite à sa demande de dissolution d’un groupuscule fasciste.

A quoi donc s’attendait-elle ?

Les fascistes tels qu’en eux-mêmes reproduisent à l’identique ce qui est appartient à leur nature.

La Gorgone, elle, en appelle à la vigilance.

Diantre !

« Nous vivons une tentative historique d’inversion des valeurs… »

Myopie ?

Voilà belle lurette que ces valeurs sont inversées.

Elles le furent et continuent de l’être par celles et ceux qui ont ouvert les portes de l’espace politique à la Bête Immonde.

A-t-elle un seul instant réfléchi à ce qu’impliquent certaines actions politiques, au sens qu’elles peuvent prendre dans l’imaginaire des citoyens ordinaires ?

Lorsqu’elle fit alliance, voilà six ans de cela, avec un homme de droite, elle rompit le barrage qui séparait les forces du bien de celles du mal.

Elle mit dans la tête des citoyens ordinaires l’idée ô combien nocive que la gauche et la droite pouvaient cheminer de concert.

Alors qu’ils vivent, ces citoyens ordinaires, les effets d’une crise sociale d’une inouïe violence, crise provoquée par les politiques menées par la droite.

Son alliance d’hier avec le candidat milliardaire contenait en germe quelque chose de redoutablement dangereux pour la gauche.

Ce danger qui lui revient à la figure tel un boomerang.

Avec les armes traditionnelles de la fachosphère.

 

17 mars 2026

Reine Carole

La pôvre…

Voici que toulousains mollettistes et toulousains insoumis se rassemblent pour tenter, ce prochain dimanche, d’éjecter du Capitole, l’homme de droite qui s’y est installé depuis des lustres (avec l’assentiment d’une majorité des compatriotes de Claude Nougaro).

Je ne suis pas convaincu que la stratégie adoptée par les Insoumis est la bonne.

Tant il me semble qu’elle accorde aux mollettistes des rives de Garonne une légitimité qui leur permet de rêver de durer et donc de poursuivre leur œuvre d’anéantissement de la gauche.

Mais bon.

Louis n’a-t-il pas écrit en des temps lointains d’infinie souffrance ces vers que Juliette, mon aïeule, inscrivit au plus profond de ma mémoire ?

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au cœur du commun combat

A Toulouse, aux yeux de Carole, le commun combat se mène en symbiose avec la droite.

Carole, Reine d’Occitanie.

Là où survivent les Occitendus.

Carole, que point n’émut le génocide perpétré à Gazza par l’armée israélienne.

Carole qui s’embourba alors dans d’alambiquées explications pour démontrer aux Occitendus qu’antisémitisme et qu’antisionisme n’étaient au fond que blanc bonnet et bonnet blanc.

Et que donc un Insoumis antisioniste n’était, par nature, rien d’autre qu’un salopard d’antisémite.

Une démonstration qui outrepassa le stade le plus extrême de la mauvaise foi.

Une démonstration qui révéla soit une pauvreté intellectuelle inquiétante chez celle qui règne sur les Occitendus, soit une volonté manifeste de tenter de tromper ces malheureux Occitendus.

Voici donc que l’alliance des toulousains mollettistes et des toulousains insoumis provoquent chez la Reine Carole d’insupportables crises de ce qui ressemble, au mieux, à de l’urticaire.

La Reine Carole n’est qu’un résidu même pas respectable du mollétisme que j’eus à subir en mes vertes années.

Cette politique qui se grimait du beau mot de socialisme pour justifier une guerre qui marqua l’étape ultime du colonialisme franchouillard.

Cette politique qui sous des formes nouvelles scelle la soumission des mollettistes d’aujourd’hui aux intérêts vitaux du capitalisme transnational.

16 mars 2026

Mostelle

Dimanche 15 mars, jour du Saigneur.

Mes pressentiments étaient fondés : pas une seule daurade ne daignât ne serait-ce que s’en venir sucer l’un ou l’autre des asticots installés par mes mains expertes à l’extrémité de l’hameçon.

Il est vrai qu’un Mistral agressif souffla tout au long de cette journée durant laquelle je me contentai, pour tout déjeuner, de mâchouiller la douzaine d’hosties dérobées la veille dans l’un des tabernacles de la cathédrale toute proche.

Seule, aux alentours de 15h30, une très vieille mostelle se résigna à abréger ses souffrances en mordant à l’appât.

Un exploit pour ce poisson de roche qui est un herbivore.

« Désolé, cher monsieur, mais l’arthrose qui affecte ce qu’il me reste d’arêtes m’a conduit à accomplir ce geste insensé dont je n’ignore rien des conséquences funestes. »

A savoir l’immersion dans un court-bouillon, une quinzaine de minutes avant que ne sonne l’heure du dîner, qui fut également celle où les politotologues hasardèrent leurs premières analyses sur les tout premiers résultats des élections municipales.

Résultats auxquels je n’accordai qu’une attention inattentive, allongé sur ma couche et immergé dans la lecture des Ecrits intimes de Thomas Mann.

Aux aurores de ce jour, j’ai enfin accepté d’écouter les mêmes et inépuisables politotologues me confirmer que l’immersion de la société française dans le fascisme ne relevait désormais plus du mauvais rêve mais d’une réalité palpable et donc quantifiable.

A Montpellier, la Bête Immonde est contenue dans des limites qui semblent ne pas nécessiter le recours à des thérapies radicales.

Le retour de Michaël paraît assuré.

Il lui reste deux concurrents à affronter lors d’un second tour qui se présente dans une configuration telle que la grande famille des abstentionnistes persévérera dans son affligeant renoncement.

Le plus mal loti (politiquement) n’est autre que le milliardaire, lequel bénéficia tout au long de la soirée consacrée aux activités rugbystiques d’une publicité éhontée, son nom s’affichant non seulement sur les maillots des mercenaires de l’armada franchouillarde mais également, et en très gros caractères, dans les travées d’une arène remplie à ras bord de supportrices et de supporters hurlant à gorge déployée des Marseillaise irriguées de sang impur.

La mieux lotie est la Députée Insoumise, cette dame à laquelle j’aurais pu confier mon suffrage si elle n’avait pas infiltré dans sa liste la Gorgone qui voilà six ans de cela avait fait alliance avec le Milliardaire.

Mieux lotie, c’est tout.

L’écart qui la sépare de Michaël est tel qu’il serait peu réaliste de nourrir ici un inaccessible rêve.

Je n’ose imaginer que la députée commettra, à l’instar de ce qu’avait commis sa colistière, la faute politique qui consisterait à nouer une nouvelle alliance des Insoumis avec un Milliardaire.

L’avenir ne peut s’écrire dans la confusion.

Et les autres, me demanderez-vous ?

Rien.

Le néant, ou ce qui y ressemble.

Juste pour moi un moment d’intense satisfaction, quasiment orgasmique.

Un autre Député, l’Ecocologiste, Roumégas (de ville), en dépit de son statut, se ramasse une gamelle à laquelle j’applaudis des quatre mains.

Une sanction à l’encontre de celui qui somnole dans les inconfortables travées du Palais Bourbon sans jamais rien expliquer à ses Mandants de son activité durant les débats qui se déroulent dans cette enceinte, débats auxquels il est censé participer.

Et puis, me semble-t-il, et en ce qui concerne le Zielenski montpelliérain, votantes et votants du cru ont peut-être eu en tête la faculté de l’ancien clown ukrainien de fédérer autour de lui la fine fleur des corrompus.

La page est tournée.

Amen.

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