Cela s’est effectivement produit dans la France biscornue.
Ou, plus précisément, dans quelques villes de la France biscornue.
Dont celle de Montpellier, là où je réside.
Un jour de manifestation populaire.
Le samedi 24 octobre 2026.
Des témoins de bonne foi y ont observé un spectacle affligeant : l’amicale, la fraternelle coopération entre les Milichiens enuniformisés et rétribués par l’Etat et d’autres milichiens, individus peu recommandables ceux-là, œuvrant pour le compte de la Bête immonde.
Les images filmées par ces témoins de bonne foi sont éloquentes.
Nous y voyons des scènes indignes.
La barbarie déjà à l’œuvre.
Des Milichiens officiels et des sbires de la Gorgone matraquent allégrement de concert un manifestant qui se recroqueville sur le sol pour essayer de se protéger des coups qui lui sont infligés.
Un très jeune manifestant, de toute évidence.
La France biscornue s’exhibe dans ce qu’elle a de plus ignominieux, de plus répugnant.
Cette France qui s’avance visage masqué dans un processus de fascisation avancée.
Sans que la Bête immonde ait conquis le pouvoir par les voies légales qu’autorise une démocratie vertueuse.
En quelque sorte, un fascisme d’avant les vrais fascistes, mais à leur parfaite ressemblance.
Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines…
Non que je me sois soumis aux exigences élyséennes, celles formulées par le Moribond, ce Monarque dont l’immense majorité du peuple français moque la parole, raille les oraclures.
C’est que j’en suis réduit à tel état de vieillardise qu’il m’est désormais impossible de parcourir plus de quelques centaines de mètres.
J’ai donc vécu la manifestation de ce récent samedi 24 octobre par le truchement de la machinerie électroniquante qui me relie au monde des survivants.
Une manifestation qui est toutefois venue jusqu’à moi par les circonvolutions effectuées par un hélicoptère de la gendarmerie dite nationale, un hélicoptère que j’apercevais depuis les fenêtres de la cuisine où je m’étais installé pour mitonner un plat de lentilles vertes accompagnées des charcuteries afférentes (celles que les médicastres m’ont déconseillé la consommation, mes dont les saveurs me sont toujours un bienfait psychologique).
Trois heures de vol de l’engin payé par les contribuables, dans la cabine duquel avaient pris place deux pandores.
Un pilote et un observateur.
(C’est du moins ce que j’imagine.)
Trois heures à survoler la foule des manifestants, avec la responsabilité de fournir aux Milichiens matraqueurs et engazeurs toutes les informations utiles à l’accomplissement de leur noble mission protofasciste.
J’ai interrogé la machinerie électroniquante.
Une heure de vol coûterait en moyenne (aux finances défaillantes de la Raie Publique) la modique somme de 2000 euros.
Soit donc pour les 3 heures de vol des pandores et de leur précieux engin un débours d’au moins 6000 euros (auxquels il sera judicieux de greffer le montant des salaires des deux pandores).
A l’échelle d’une nation comme la France, combien d’hélicoptères survolèrent des foules d’individus en voie d’insoumission ?
Allez, à vue de nez, une centaine.
Soit donc un débours global estimé à 600 000 euros (auxquels il sera judicieux de greffer le montant des salaires des 200 pandores).
De l’argent public qui ne servira évidemment pas à la rénovation de quelques lycées ou de quelques hôpitaux publics.
De l’argent public qui s’additionne aux sommes faramineuses engagées dans l’achat des armes de guerre dont les Milichiens font un usage sans limite.
Mes lentilles vertes, dégustées le dimanche midi, étaient savoureuses, tout autant que le fut la charcuterie qui les accompagnait.
La chaîne d’information continue, propriété (me semble-t-il) du milliardaire fascisant, s’est singularisée en diffusant lors de son long et fastidieux récit non point tant des manifestations que des « débordements », des images d’insoumis aux origines incertaines.
Des regards vigilants décelèrent la supercherie. Ces images provenaient de reportages effectués en Albanie, là où d’autres braves gens luttent contre les vilénies commises par leurs gouvernants.
France Info emboîta le pas aux larbins du milliardaire.
France-Info ?
La chaîne d’information du service public !
La gangrène se répand à une stupéfiante vitesse.
Et le Quotidien de référence me demanderez-vous ?
Il fit commettre par un plumitif larbineux, un certain A.K., un article d’un comique irrésistible.
Giorgia Méloni et l’internationale réactionnaire
Un titre accompagné de cette précision : « La dirigeante italienne cultive des affinités avec nombre de leaders conservateurs ».
Donc Trump, Miliei et quelques autres.
Foutre dieu !
La direction du Quotidien de référence contraignit le larbineux plumitif à tourner son regard vers notre voisine italienne !
Pour nous éviter de tourner le nôtre vers Paris et les fastes élyséens ?
Les affinités électives de l’Enarchiant ?
Ses danses du ventre devant Trump ?
Ses étreintes exaltées avec l’apprenti dictateur argentin ?
Ses émois singuliers devant le Saoudien, financier de crimes contre ses compatriotes un tantinet rebelles ?
Entre autres.
Donc des affinités avec nombre de leaders conservateurs.
Non ?
Les images que permettent de découvrir les machineries électroniquantes sont parlantes !
Lula.
J’exprime ici mon lâche soulagement.
Une victoire à la Pyrrhus.
Dont je crains qu’elle n’aide en rien (ou si peu) à la solution des problèmes auxquels se confronte le Brésil.
La preuve, l’évidence que la France biscornue s’acoquine sans le moindre scrupule avec le fascisme ordinaire.
Un fascisme qui est devenu son pain quotidien.
Un fascisme qui se caractérise par un recours généralisé aux violences les plus barbares.
A Bobigny, ces deux avocates ont découvert les conditions abominables qu’ont à subir des adolescentes et des adolescents embastillés après que des hordes de Milichiens les aient arrêtés lors des récentes manifestations.
Des cellules dans un état de saleté qui dépasse l’entendement.
Aucun matelas.
Le froid.
Des bouteilles pour uriner.
La violence des matons.
Les injures.
Le racisme ordinaire clamé par une corporation qui s’autorise l’arbitraire.
J’oublie sans doute d’autres griefs exposés par les deux avocates.
Ce qui me navre, c’est le silence des bien-pensants.
Leur refus de s’indigner face à l’intolérable, l’inexcusable, l’impardonnable.
La France biscornue est gangrénée jusqu’au plus hautes sphères de l’appareil d’état.
Qu’importe !
Les bien-pensants se voilent la face.
Ils savent que demain, dans un pays qui se déclarera officiellement fasciste, ils rongeront les os que leurs Maîtres daigneront leur offrir.
Ils sont le renoncement.
Ils sont la trahison du Peuple.
Ils se sont tus lorsque leur furent révélés les massacres perpétrés à Gaza par la soldatesque israélienne.
Ils se sont bouché les oreilles pour ne point entendre le mot génocide, pour ne point se confronter à une réalité rappelant d’autres crimes.
Sans doute qu’aujourd’hui ils applaudissent discrètement aux violences criminelles qu’ont à subir celles et ceux qui ont l’âge de ma petite-fille.
La France biscornue est celle du déshonneur.
Semblable à celle que dirigea un vieux Maréchal.
Il n’est plus besoin d’aller trifouiller dans les geôles russes ou chinoises pour se faire une idée de ce qu’est l’abomination.
Il suffit de se rendre à Bobigny, préfecture du département de Seine-Saint-Denis, à deux pas de l’Elysée et de Matignon.
Où les Milichiens à la solde du pouvoir gaulliste massacrèrent plusieurs dizaines d’Algériens (et l’Algériennes ?).
Des Milichiens commandés par le sinistre Papon.
Papon, l’ignoble pourvoyeur d’enfants juifs, l’abjecte serviteur des nazis et de leurs camps de la mort, alors absout de ses crimes par le pouvoir issu du coup d’état militaire perpétré à Alger par des Engalonnés.
Préfet de Police de Paris au lendemain de ce coup d’état.
D’innocentes victimes qui manifestaient ce soir du 17 octobre 1961pour exiger que soit accordée l’indépendance à leur pays d’origine, l’Algérie.
17 octobre 2026.
Mes quatre-vingt-quatre ans.
D’autres abominations.
La France biscornue lance ses Milichiens contre la jeunesse.
Une violence inouïe.
La multitude des reflets en témoigne.
Une haine viscérale.
Similaire à celle qui anima Papon et ses reîtres en 1961.
Un peu plus maîtrisée.
Quoique j’en doute…
Mais aux finalités identiques.
Terroriser.
Hier des colonisés qui ne demandaient rien d’autre que de pouvoir vivre libres dans un pays désentravé.
Aujourd’hui, une jeunesse qui réclama le droit d’apprendre afin de mieux vivre sa liberté.
Contre les premiers et contre la seconde, un même déchaînement, une barbarie insupportable.
Contre ce qui est censé relever de la Constitution et des droits légitimes des Opprimés.
Le droit de manifester.
Hier des colonisés.
Aujourd’hui une Jeunesse que l’Enarchiant et ses sbires privent d’avenir.
La France biscornue qui anticipe et se voue déjà au culte fasciste.
Sans vergogne.
Un pouvoir pourrissant, mais qui s’essaie à préserver le système au cœur duquel convergent toutes les droites ainsi que quelques résidus de la social-démocratie.
L’angoisse qui étreint ces détricoteurs des grandes conquêtes qui furent celles de nos aïeux.
Les Peuples semblent en effet s’extraire de la torpeur et du renoncement.
En France, certes, mais aussi en Belgique, au Portugal, en Espagne, jusque dans l’Italie mélonisée.
Alors que notre Enarchiant, monarque inconséquent qui aura servi docilement les Puissants, alors que cet être répugnant s’exhiba voilà quelques jours de cela dans une affectueuse étreinte, sur les marches du Palais censé toujours incarner les valeurs de la République, avec tout aussi répugnant que lui, l’apprenti dictateur et fasciste déclaré, un certain Milei, premier ministre d’Argentine.
Alors que le très droitier Bourgmestre de Montpellier, ce 17 octobre 2026, depuis le Canada (quel Canada ? et pour quelle « mission », financée par qui ?) alignait sa propagande sur celle des larbins inféodés à la France biscornue en s’essayant sournoisement à faire porter aux Insoumis la responsabilité des « débordements » qui ponctuèrent malheureusement une grande, une prodigieuse journée de revendication pour une vie qui soit à l’image des grandes conquêtes sociales évoquées ci-dessus.
Ceux qui accompagnent le cadavre jusqu’au caveau creusé dans un cimetière d’une bourgade dont personne n’a retenu le nom.
Sauf, et bien entendu, les 140 282 endeuillés qui suivent le cercueil qui contient le cadavre.
Celui de feu le parti socialiste.
Qui compta 1,6 millions de votants à ses primaires de 2017 et, mieux encore, 2,6 millions à celles de 2011.
Je n’essaie même pas d’imaginer ce que sera la crédibilité de celle ou de celui qui l’emportera.
Je n’ai toutefois pas su retenir une déferlante de rires en écoutant Ségogo narrer un épisode des débats télévisés auxquels participèrent les prétendants.
Un épisode qui concerne l’Imbécile heureux.
Lequel, lors d’un de ces débats, ne cessa pas de consulter la machinerie électroniquante qu’il avait installée sur son pupitre.
Histoire sans doute de lire les messages qu’une quelconque Connerie Artificielle lui transmettait au fil des interventions de ses adversaires.
Et donc d’être enfin en mesure d’introduire son grain de sel dans une fricassée au goût plutôt saumâtre.
Car ce fils d’un éminent philousophe qui erra du maoïsme jusqu’à la frange la plus infecte de l’ultralibéralisme, oui, ce gamin désormais orphelin révéla ce qui ressemble à l’absence d’une autonomie de la pensée.
Ce qui inaugure bien de l’avenir dans l’éventualité où, par malheur…
Suivez mon regard !
Question regard, j’ai pris le temps de regarder les quelques minutes d’images filmées par un témoin de l’arrestation, sur la place de la Comédie, à Montpellier, d’un gamin dont à vue de nez j’estime qu’il n’a pas plus de quinze ans.
Donc, un gamin, de l’âge de ma petite fille.
Et deux Milichiens, harnachés, casqués, bottés, équipés par leur hiérarchie du peu de matériel destiné à terroriser.
Car tout est bien là, dans ce verbe du premier groupe.
TERRORISER.
Il l’est effectivement, terrorisé, le malheureux gamin.
Que les deux Milichiens entraînent sans aucun doute vers l’un des véhicules poubelles dont les dote leur administration.
Ils ne le ménagent pas, cet enfant, dont les velléités de résistance sont encouragées non seulement par ses pairs présents sur les lieux, mais aussi par la foule des badauds, visiblement sidérée par le spectacle d’une violence démentielle.
Soit donc une violence institutionalisée.
La violence de l’Etat.
Justifiée par l’ignoble ministre des affaires intérieures de la France biscornue.
A nonante et quatre-vingt-quatre ans, voilà que s’en revient en moi la haine contre cette engeance.
Des nouvelles rassurantes d’Allemagne…
Quelques collègues teutons de nos fachos franchouillards ont exprimé à haute et intelligible voix une revendication qui pourrait motiver une réactivation, par nos Engalonnés, de la ligne Maginot.
Ces braves teutons nazillards ont publiquement revendiqué l’appartenance de l’Alsace-Lorraine au mirifique pays des wagnériennes walkyries.
Le Quotidien de référence ne dissimule plus ses préférences.
Par exemple, en accolant de manière quasiment systématique le parti de la Bête immonde à celui des Insoumis.
L’acharnement à démontrer qu’il existe une parenté entre les deux extrêmes de l’échiquier politique, porteuses l’une et l’autre des maux dont nul ne guérit.
Des Idées conformes aux exigences des Faiseurs d’opinions, la clique qui milite pour que rien ne change.
Des Idées que la Quotidien de référence développe dans les trois ou quatre pages qui leur sont réservées.
Quelques plumes avisées qui maîtrisent l’art pervers de la flatulence politicienne.
Car le Quotidien de référence entend se maintenir à l’avant-garde des tribulations politiciennes.
Quoi de mieux que cette confusion réitérée quasiment au jour le jour entre les fachos et celles et ceux qui sur le terrain les combattent.
Ce matin, une question saugrenue en une.
Lycéens : la réponse policière en question
Le Quotidien de référence manque-t-il à ce point de curiosité (si ce n’est de culture journalistique) pour n’avoir pas remarqué que sous le règne de l’Enarchiant, la mutation de la police nationale en milice au service du système, cette mutation s’est accélérée à une vitesse telle que ce qui relevait autrefois du service public a déjà franchi le pas au-delà duquel la fascisation se révèle dans toute sa virulence ?
La mémoire des machineries électroniquantes restitue des scènes ô combien évocatrices.
A ma modeste échelle, je me souviens avoir visionné il y a quelques années un reportage sur la formation, dans une caserne nîmoise me semble-t-il, des futurs bastonneurs de lycéens.
Ou bien encore, et plus récemment, les images de valeureux défenseurs du désordre capitaliste clamant leur enthousiasme lors de la phase de préparation de leur intervention musclée, destinée par leurs meneurs, à museler d’ardents défenseurs de causes écologiques.
Au sein de la rédaction du Quotidien de référence, personne n’a rien vu (ou personne n’a voulu voir) ?
Puisque déontologiquement parlant, il serait malséant d’imaginer qu’il puisse exister ce qui relèverait d’une connivence entre la direction du Quotidien et le Ministère de l’intérieur ?
J’appartiens à la grande famille de celles et ceux qui aux yeux d’une rédaction servile n’a droit qu’aux égards que leurs maîtres concèdent aux coglione que nous devenons à force de subir un matraquage d’une ampleur qui outrepasse celle que je connus en mes vertes années.
Oui, le temps lointain de l’existence d’un ministère de l’information et d’une télévision d’état.
Un temps que celles et ceux de ma génération avait cru révolu.
Cet aggloméra des droites, extrêmes et un tout petit peu moins extrêmes.
Qui mitonne dans les vieilles gamelles héritées des vieux Engalonnés qui fomentèrent à Alger, en mai 1968, un coup d’état dont ledit conglomérat n’est que la continuité.
Qui mitonne des ragouts au goût amer des antédiluviennes recettes fascistes.
Travail.
Famille.
Patrie.
Maréchal, les revoilà.
Fascistes de tout bord.
Jeunes gens de France, le congloméra des droites vous concocte un avenir vide d’espoir.
Contre la volonté du Peuple de France, vos aïeux, vos parents.
Qu’ils ont réduit au silence.
A preuve ce que furent les aboutissements du mouvement des gilets jaunes puis des manifestations contre la « réforme » des retraites.
Comme, aujourd’hui, ils tentent de vous réduire au silence.
En vous intimidant.
En vous terrorisant.
En lançant sur vous leurs milices de milichiens.
En vous exposant à la vindicte publique, j’entends par là celle des bien-pensants.
La France biscornue est déjà celle du néofascisme.
Violente.
Prête au pire.
Afin que se perpétue le système dont elle est la redevable.
Le système capitaliste.
Celui qui a détruit, celui qui continue de détruire le monde dans lequel ils veulent vous contraindre d’accepter de survivre.
Plus ignoble encore : la France biscornue entend faire de vous de la chair à canon.
La France biscornue s’invente des ennemis.
La France biscornue se prépare dans le secret des chiottes ministérielles à se lancer dans une guerre encore plus insensée que celles qui précédèrent celle qui s’en vient.
En compagnie des chefs nations européennes, ses complices, résignés à militariser leurs pays respectifs.
La folie absolue.
Lorsque l’on sait ce que ce sont les arsenaux nucléaires de quelques-uns des protagonistes.
La France biscornue, par la voix de l’Engalonné en chef, vous a parlé de sacrifice.
Soit donc des tranchées au profond desquelles se feront face les belles jeunesses européennes.
Un remake d’une histoire bien connue, de la Somme à Verdun, jusqu’à Stalingrad.
Deux épisodes d’une dramaturgie sanguinaire.
Lisez ou relisez Barbusse, Remarque, Giono et quelques autres.
Une nouvelle et tragique page de cette histoire, orchestrée par de vieilles ganaches auxquelles ressemblent tant des Engalonnés, ceux qui de nos jours, sont prêts à faire de vous cette chair à canon déjà évoquée ci-dessus.
Votre résistance les indispose.
Eux qui vous veulent soumis, résignés, acteurs et actrices de votre propre mort.
Tout autant que spectateurs de l’anéantissement global.
Votre Résistance est, j’en suis convaincu, ce qui pourra faire barrage à leurs projets insensés.
En consultant les résultats de l’élection présidentielle brésilienne.
48% des voix pour le candidat fascisant, fils de l’ancien président, lui-même fascisant.
46% des voix pour Lula, le candidat du Parti des travailleurs, soit donc la gauche brésilienne.
Une gauche que je peine à définir.
Fort probablement en pleine dérive, comme le sont aujourd’hui tant et tant des gauches de gouvernement un peu partout sur cette terre.
Le vieux Lula.
Octogénaire.
Ultime rempart contre la Bête immonde ?
Ou bien cadavre politique au lendemain du second tour de cette élection ?
Je pense à celles et ceux qui eurent foi en Lula et son parti.
Le monde d’alors allait changer.
Dans le bon sens, bien sûr.
Et puis le rêve dévoyé.
Une fois de plus.
Je regarde toutes ces prétendues « démocraties » qui s’égarent sous le prétexte de tenter de se défaire d’élites politiques corrompues, vouées au culte du Veau d’or.
Je les vois agoniser.
Exsangues.
Avant que de s’offrir, dans un ultime râle, à la Bête immonde.
Puisqu’aux yeux des peuples concernés, il n’est plus d’autre voie alternative qui vaille la peine d’être empruntée.
Le pire du pire.
Celui auquel convie les Françaises et les Français l’Imbécile heureux et son clone, deux crapules politiciennes qui s’affublent du mot socialiste pour mieux faire passer la mortifère pillule dans le gosier de celles-ci et de ceux-là, les naïfs et les gogos prêts à commettre l’acte irréparable.
(Soutenu, l’Imbécile heureux, par l’Inconséquente Présidente du pays des Occitendus et par le Bourgmestre de Montpellier…)
Comment la gauche a-t-elle pu s’engluer dans des pratiques qui sont la négation des rêves qu’avaient fait naître ceux et celles qui lui donnèrent vie au cours du 19° siècle ?
Car c’est bien elle, cette gauche soi-disant moderne et progressiste, qui par ses renoncements et ses trahisons, ouvre grande les portes du pouvoir aux laudateurs de la Bête immonde.
La vielle droite n’est, elle, que l’accompagnatrice, des forces fascisantes.
Puisque telle est la volonté des Puissants.
A Lens, un gamin de quinze ans aurait perdu une main entrée inopinément en contact avec une grenade généreusement expédiée par un CRS ou un gendarme prétendument mobile.
La jeunesse qu’elle a convié par la voix d’un Engalonné à accepter l’ultime sacrifice, cette jeunesse-là a l’outrecuidance de s’extraire des enceintes scolaires pour clamer sa colère qui puise sa légitimité dans une authentique indignation, étrangère aux circonvolutions auxquelles se livrent face à elle les valets du capitalisme mortifère.
La France biscornue exhume les antédiluviennes recettes censées refouler au cœur des enceintes scolaires cette belle jeunesse qui s’est empressée de faire entendre ses revendications.
Tant il est vrai qu’elle n’est pas dupe : la France biscornue prépare dans le secret des alcôves gouvernementales une nouvelle paupérisation du droit d’apprendre.
Des « coupes sombres » comme nous le ressassent les salauds ordinaires dont l’unique mission est de détruire ce qu’avait bâti une autre France en des temps que ces salauds-là s’essaient à effacer des mémoires.
La France biscornue use du terrorisme d’Etat en laissant libre cours à la férocité de ce qui ne sont plus des forces du maintien de l’ordre mais des meutes de milichiens exhalant déjà les puanteurs d’un fascisme qui n’ose pas se reconnaître pour tel.
La France biscornue est l’avant-garde des fanatiques du règne de la Bête immonde.
Elle leur prépare le terrain.
Elle effectue la démonstration qu’il est possible d’instaurer le fascisme sans qu’il soit nécessaire que les fanatiques de la Bête immonde se soient imposés lors de l’une ou l’autre des farces électorales.
De cette jeunesse en éruption soudaine, il émane quelque chose de salutaire, salutaire pour toutes celles et tous ceux qui ne savent comment résister au désastre que la France biscornue mitonne.
Il suffit de l’écouter, cette belle jeunesse-là.
Il suffit de la respecter.
Il suffit surtout de l’aimer.
A l’encontre de la France biscornue qui ne la tolère que soumise et résignée, et donc vaincue d’avance.
Qui d’ici peu descendra du septième ciel pour apporter aux bons catholiques franchouillards la sainte parole du dieu qui a tout toléré.
Les pogroms.
Les génocides.
Et toutes les céliniennes bagatelles.
Le fond de commerce de la très sainte mère l’église.
Des inquisiteurs aux tripoteurs de petits enfants.
Léon !
Le quatorzième.
Descendant à l’insu de son plein gré des génocidaires qui firent des Amériques ce prodigieux empire trumpinisé.
Léon.
Une grand’messe parisienne.
Des hosties en veux-tu ? en voilà !
Le corps de Jésus dévoré par les fidèles jamais repus.
Et son sang !
Du 12° issu des vignes vaticanes.
Sans aucune indication sur les cépages.
Mais qu’importe : buvez jusqu’à plus soif !
Suivez l’exemple de Sœur Annie de la congrégation des très saintes filles de dieu.
Sœur Annie qui chantait…
Léon, j'ai tant souffert de ne plus te voir
Que chaque soir dans mon désespoir
Depuis je prends la cuite
Oh, Léon, Léon, Léon, Léon
Dans le vin blanc, partout, chaque soir
Je me noircis pour chasser le noir
Oui, ils chassèrent le Noir les braves missionnaires.
Ainsi allèrent les choses.
Je revois leurs processions dans les rues de Charleville.
Les voix chevrotantes qui répétaient à l’infini les sempiternelles rengaines.
Reine de France
Priez-pour nous
Notre espérance
Repose en vous.
Moi, le gamin de sept ou huit ans, auquel un instituteur républicain avait appris quelques semaines plus tôt que les révolutionnaires avaient coupé la tête de celle qui fut la dernière Reine de France.
L’Autrichienne.
Marie-Antoinette.
Raccourcie le 16 octobre 1793 sur ce qui fut la place de la Révolution (et qui est devenue la place de la Concorde).
Qu’entonneront les fidèles franchouillards devant Léon ?
Les vieilles ritournelles d’autrefois ?
Peu m’importe.
Je compte mes euros.
Combien va me coûter le féérique spectacle que Léon donnera sur ladite place de la Concorde ?
Une déloyale concurrence avec la Céline qui naquit voilà bientôt soixante ans à Charlemagne.
L’histoire de France ne serait-elle qu’un éternel (et donc divin ?) recommencement ?