(Si tant est qu’à ce moment de ma vie, je sois encore en mesure de m’embarrasser de soucis aussi dérisoires…)
Fabien.
Mais s’en viennent me frôler et me solliciter (parfois) des messages auxquels, de manière atavique, je daigne porter un peu d’attention.
Ils émanent d’adhérentes et d’adhérents de ce qu’il survit encire du parti communiste.
Et il m’advient d’entendre et de comprendre leur détresse, leur colère, leur indignation.
Ne voilà-t-il pas que Fabien, une fois encore, une fois de trop ? prétend endosser le costume fripé du sauveur providentiel !
Costume délavé du clown dont l’unique mission visera, au cas où, à empêcher le candidat de la France Insoumise d’accéder au second tour de l’élection présidentielle.
Pitoyable, c’est sûr, ce comportement infantile.
Mais qui s’inscrit dans la continuité des circonvolutions d’un personnage médiocre.
Un Cadavéré, parmi tous ceux de la chanson que Zao exhuma voilà plus de quarante ans.
En rire ?
En pleurer ?
Fabien est bel et bien le cadet de mes soucis.
En ces temps où la démocratie hexagonale se dessèche, réduite aujourd’hui à peau de chagrin.
L’incompressible, l’inextinguible chagrin qui submerge les gens de gauche.
Pour lesquels l’action politique n’a plus d’autre finalité qu’un vague intérêt, celui de la course à l’échalote, l’élection du Monarque qu’ils doteront, si le cœur leur en dit, d’un contrat à durée déterminée.
Assortie de cauchemars, tous plus réalistes les uns que les autres.
J’entre alors dans mes années d’adolescence.
Des échanges linguistiques pour le germaniste que je suis censé devenir.
Un lycée situé à Münster, cité teutonne proche des Pays-Bas.
L’accueil dans une famille bourgeoise : vaste demeure, cossue, reflétant l’histoire de cette famille confortablement installée dans la vie sociale.
Une chambre destinée au gamin d’Ardenne, voisine de celles qu’occupent le frère et la sœur.
Un premier dîner, selon les conventions allemandes.
La lettre que j’écris à mes géniteurs, lettre fourre-tout dans laquelle je raconte, avec moult détails, mon cadre de vie provisoire.
Dont la description du portrait du papa de mon correspondant.
Portrait de plain-pied, martial, en grand uniforme de la Wehrmacht (ou de la SS ?).
Officier d’un grade que je ne sus déterminer.
Cinq ou six jours après l’expédition de ce courrier, mon père, Gabriel B, fit irruption à Münster.
Ordre me fut donné de « faire » mes bagages.
Cette irruption marqua la fin de mon premier séjour linguistique.
Gabriel B. qui avait pris le temps d’observer le portrait installé dans le grand hall d’entrée de la maison de mes hôtes me confirma dans le train de notre retour vers Charleville que le papa de mon correspondant avait été non seulement un officier, mais qu’il avait également appartenu à la SS.
« Il est exclu que tu fréquentes cet homme-là. »
Point final.
Nous étions en 1954 ou 1955, soit donc dix ans à peine après la fin de la Seconde guerre mondiale.
Münster était une ville qui exhibait encore (à sa périphérie ?) des cicatrices des bombardements que la cité avait eu à subir en octobre 1943.
Le papa de mon correspondant, dix ans après la défaite du nazisme, occupait dans une société en reconstruction une place de choix.
C’est du moins ce que j’imagine, aujourd’hui, en mon âge de vieillesse, par le truchement des souvenirs que je garde de mon séjour écourté.
J’avais été mis en contact avec un authentique représentant d’une Allemagne dont quelques personnages importants me prièrent, quelques années plus tard, d’admettre qu’elle s’était dénazifiée.
Le procès de Nuremberg n’en témoignait-il pas ?
Je narre ce souvenir lointain trois jours à peine après la victoire des néo-nazis dans le Land de Saxe-Anhalt.
Le souvenir d’un vieil homme qui n’a jamais cru que la dénazification ait accomplie dans les profondeurs de la société allemande.
Même s’il eut le bonheur de fréquenter des allemandes et des allemands qui brandissaient bien haut les étendards des combattants pour la paix et le désarmement.
Je regarde l’Allemagne d’aujourd’hui avec circonspection et même, pourquoi le dissimulerais-je, avec une certaine crainte.
L’Allemagne d’aujourd’hui qui entend redevenir la première force militaire conventionnelle en Europe.
Et qui s’en donne plus que les moyens.
Cette Allemagne dont je pressens qu’elle se prépare à s’offrir aux néo-nazis.
Sont-ce les Cosaques dont il faudrait craindre l’irruption aux frontières de cette France biscornue ?
La trouée de Sedan est devenue, de par la commune volonté des Franchouillards et des Wallons, une autoroute.
Est-il interdit d’imaginer que les Uhlans ne l’empruntent une nouvelle fois, après-demain ou dans vingt ans, avant que de se répandre en cette France à ce point biscornue qu’elle n’a plus d’identité à défendre ?
Pour demain midi et mon déjeuner frugal, je m’en vais mitonner une cacasse à cul nu.
Face au Dôme, café et restaurant que je fréquente de manière beaucoup moins assidue qu’autrefois.
J’avais, de ce lieu, gardé un souvenir aujourd’hui confus, flou, tout plein d’incertitudes.
Une salle de cinéma dans laquelle j’avais vu voilà sans doute une trentaine d’années deux ou trois films.
Cette salle était alors, sauf erreur de ma part, gérée par le Diagonal en sa version de ce temps-là.
Une version militante.
Avec toutes les difficultés et les incompréhensions que cela supposait.
Une version défunte.
(Le Diagonal d’aujourd’hui, celui de la rue de Verdun, a été repris par une société parisienne dirigée par le fils d’un ami et camarade d’autrefois…)
Un lieu sinistré dans la proximité duquel j’erre de temps à autre, en particulier lorsque je m’en vais effectuer quelques emplettes alimentaires aux halles Laissac.
Un lieu ressuscité depuis le premier septembre.
Rendu à la vie culturelle.
Une librairie.
Le Grain des Mots.
Ce qui tient du prodige.
En ces temps de grande souffrance pour la diffusion du livre.
Sauramps a mis la clef sous la porte voilà seulement quelques semaines.
Le dessinateur en architecture, homme soi-disant providentiel, n’a rien sacrifié de sa fortune pour sauver ce qui avait pris les apparences d’une institution.
J’ai effectué ce récent vendredi un bref passage dans les nouveaux locaux du Grain des Mots pour y récupérer quelques ouvrages que j’avais commandés.
Impressionné par ce qu’est devenue la librairie.
Laquelle prend ses aises dans ce qui, à mes yeux, s’est transformé en une cathédrale de la culture dédié à la lecture.
Qui a, à ma modeste échelle, besoin de moi.
Durant le peu de temps qu’il me reste à vivre.
Donc longue et belle vie au Grain des Mots.
Un beau lieu que je prendrai le temps de visiter très bientôt.
Sous le contrôle de la clique des milliardaires censés, eux, n’avoir point de patrie.
C’est cette France-là qui me rançonne.
En me laissant démuni face à l’inflation.
Et en me ponctionnant d’impôts supplémentaires.
255 euros, très précisément ?
Alors que mes revenus de retraité très modeste n’ont pas augmenté.
Je m’appauvris.
L’Enarchiant et ses sbires, quant à eux, ne feront pas un usage social de ces 255 euros.
Après m’avoir inventé un ennemi terrifiant, ils vont offrir mon argent aux faiseurs de guerre.
Les Engalonnés, dont le Chef Suprême m’invite à accepter le sacrifice de mes petits-enfants qui n’ont pourtant aucune affiliation ni avec Bara ni avec Viala.
L’argent public détourné de ses obligations sociales au profit d’industriels qui ne sont rien d’autre que la pire abjection produite par le capitalisme mortifère.
Ça Rafale.
Sans Canadair qui soit en mesure d’’éteindre l’incendie.
La prospérité des Dassault et consorts est garantie par l’Enarchiant et ses sbires.
Tant et tant que je me vois submergé par des flots de bile amère.
Je sais désormais que je survis dans une ville dont le Bourgmestre ne cache plus ses affinités droitières.
Un revirement logique pour un pseudo socialiste qui n’eut pas besoin d’accomplir beaucoup d’efforts pour faire connaître aux habitants de sa commune son soutien à l’Histrion Heureux, candidat à la succession de l’Enarchiant lors de la Farce qui tiendra la France en haleine jusqu’en mai 2027.
Issu je le rappelle de la cuisse droite de l’Imperator, le Bourgmestre s’affiche selon les vieux et anachroniques critères du mollétisme auquel j’eus à me confronter voilà bientôt trois-quarts de siècle.
L’ancien Hamoniste, à l’instar de sa tutrice toulousaine, feint subitement d’avoir découvert les immenses et exceptionnelles vertus de l’Histrion Heureux.
Lequel n’est cependant qu’une sorte d’étron glaireux, semblable à tous ceux que les élites politiques défèquent depuis des lustres.
Le spectacle que mettent en scène ces élites sera, je n’en doute pas, un des ultimes révélateurs de l’agonie de la 5° République et le facteur majeur d’une crise qui conduira la France à s’offrir aux forces fascistes.
Soit.
Montpellier s’est dotée, à l’insu de son plein gré, d’un Bourgmestre de droite.
Celles et ceux qui l’ont accompagné lors d’une campagne durant laquelle le modeste professeur d’histoire/géographie entretint le mythe de son appartenance à la gauche, celles-ci et ceux-là devraient s’interroger sur un compagnonnage qui relève désormais de l’escroquerie.
Pour un bel orage, ce fut effectivement un superbe orage.
Un avis que ne partagent évidemment pas les habitants de Pomas, une bourgade audoise, qui eurent à subir les effets dévastateurs d’une impressionnante tornade.
Mais à Montpellier, le ciel daigna se montrer plus clément.
Quoique, aux environs de 19 heures, après que de lourdes nuées se fussent installées au-dessus de la sous-préfecture occitendue, les éléments se déchaînèrent.
Une trentaine de minutes durant lesquelles des trombes d’eau effacèrent le paysage auquel je suis d’ordinaire habitué.
Un paysage urbain, mais un paysage tout de même, avec, au nord, le Pic Saint-Loup comme ultime repère par-dessus quelques immeubles et une forêt de grues qui m’indiquent qu’à Montpellier, les bâtisseurs ont toujours un bel avenir devant eux.
L’orage…
L’apothéose intervient à 19h25, lorsque l’éclair et le coup de tonnerre, dans une simultanéité stupéfiante, ébranlèrent les murs de l’immeuble où je réside.
S’en suivit une lente et progressive accalmie au terme de laquelle – du moins je le suppose – les indigènes furent autorisés à reprendre le cours d’une vie dite normale.
Alors qu’allongé sur mon lit, je m’enthousiasmais à la lecture du plus récent des romans de dame Joffrine Donnadieu.
Alors que cinq étages plus bas, la terre absorbait à la va comme je te pousse les effarantes quantités d’eau que l’orage lui avait concédées au terme de trois mois d’une sécheresse quasiment saharienne.
Sinon ?
Il paraît que le Gugus Heureux…
Oui, bon, je continue à réfléchir.
Non sur le Cas du Gugus Heureux, mais sur cette élection, la présidentielle, dont je continue à penser qu’elle est l’instrument de l’anéantissement de la démocratie.
Le vertueux Quotidien de référence, englué à l’insu de son plein gré dans de nobles missions d’enlisement de ses lecteurs (voir même de ses lectrices ?) en quête d’une vérité à géométrie variable mais conforme aux canons que suggère l’idéologie dominante.
Un certain BQ, depuis Moscou, nous apprend que se durcit « la répression du Kremlin contre les voix antiguerre ».
Naïf, ce gentil garçon.
Qui paraît ignorer que toute nation engagée dans une guerre de longue durée agit de même manière.
L’octogénaire que je suis se souvient de ses vertes années, celles d’une guerre que nos Mollet, Mitterrand et consorts s’interdisaient de définir comme telle.
La glorieuse guerre d’Algérie, au cours de laquelle nos pioupious, encouragés, exaltés par un certain Massu, Engalonné de son état, se livrèrent sur « leurs » prisonniers algériens à des actes de torture, (souvent assortis de corvées de bois) inspirés des méthodes élaborées de 1940 à 1945 par les amis teutons d’un certain Louis-Ferdinand Céline.
La censure « démocratique » s’en donna à cœur joie et la Justice s’en prit à celles et ceux qui dénoncèrent en ces années-là les tortionnaires et leurs commanditaires.
Il n’est aucun pouvoir lancé dans des guerres qui n’ait fait taire les voix opposées à ces tueries « légales ».
Au Kremlin comme à l’Elysée.
Remarquons d’ailleurs que nos Engalonnés bénéficient d’une protection singulière que résume la formule dont usent l’Enarchiant et ses sbires : le « secret défense », secret éminemment démocratique qui leur permet de façon totalement discrétionnaire de préférer nous doter de Rafales que de Canadairs.
Quant à Mélenchon ?
La canicule ne caniculant plus, je tenterai d’y voir un peu plus clair au cours des prochains jours.
Et donc d’affiner ma réflexion sur cette candidature qui contrarie mes aspirations à une sortie franche et définitive du système instauré par certain Général, génial concepteur de « sa » Cinquième République.
Le site de la Métropole sur laquelle règne un Intransigeant Laïciste, le Bourgmestre de Montpellier, membre de surcroit de la secte socialiste.
Quelques pages quadricomiques sur la commémoration de Saint Roch.
Commémoration qui est, normalement, l’affaire exclusive des Ensoutanés.
Mais que l’Intransigeant Laïciste présente comme relevant du bien commun.
A-t-il cherché dans les ossements dudit Saint Roch le peu de substantifique moelle ayant éventuellement survécu aux six siècles et demi (environ) nous séparant de la mort du Héros des Vaticancaneurs de l’année caniculaire que je subis depuis bientôt trois mois ?
S’est-il extasié au spectacle de la bénédiction par un Postillonneur d’eau bénite des toutous des bourgeoises du cru ?
(Je greffe ici cette interrogation, ma mémoire me restituant les images elles aussi quadricomiques publiées voici un ou deux ans dans l’avatar de la Dépêche du Midi et relatant une manifestation de ce genre ?)
Ne manquerait éventuellement à ce tableau iconique qu’une assomptionnaison du vibrionnant Bourgmestre.
Ou bien encore celui d’une éclipsaison ?
Une fantaisie lunaire qui émervouilla des millions des compatriotes ce récent vendredi, à l’heure du crépuscule.
Sans doute au cours de cette journée qui s’essaya à m’offrir le spectacle de l’orage.
Rien de de démentiel, cependant.
Quelques frémissements.
Deux ou trois gouttes de pluie.
Une certitude cependant : ils sont partis.
Les martinets.
La compagnie d’à peine plus de dix unités qui durant trois mois (environ) chassa dans le ciel les insectes qui s’essaient encore à fréquenter le pays languedocien.
Un long, un très long voyage vers l’Afrique, où ils trouveront, je le leur souhaite, des conditions d’existence plus favorables que celles qui leur furent imposées dans la contrée où je survis.
L’Afrique « orientale » me précise Wikipédia, là où ils se reproduiront.
J’émets aujourd’hui l’hypothèse que leur départ ne relève peut-être pas d’un quelconque instinct naturel leur dictant le calendrier de leurs migrations.
Tout au long de ces derniers jours, le ciel se nimba de voiles bleuâtres porteuses d’odeurs faciles à identifier, celles que génèrent les incendies qui ravagent l’Aquitaine.
A l’altitude où d’ordinaire volent les martinets, ces effluves oppressantes les ont – du moins je l’imagine ainsi – incités à anticiper leur départ.
Un monde qui d’un coup d’un seul n’était plus le leur.
Un monde qu’ils ont fui plus qu’ils ne l’ont quitté.
Effarés, pourquoi pas, par les propos ineptes que l’Enarchiant s’en vint prononcer à Bordeaux ?
Ce récent lundi, jour des tentatives avortées sur les provinces languedociennes de manifestations orageuses.
Des remerciements à l’égard de celles et ceux contre lesquels il avait lancé ses chiens de garde voilà quatre ans de cela (si je ne me trompe pas) au motif qu’elles et ils avaient eu l’outrecuidance de manifester pour réclamer les moyens de mener à bien leurs missions de service public.
L’Enarchiant n’a jamais dérogé à ses grands principes, ceux que lui dictent les vrais Maîtres du monde.
L’Enarchiant en bientôt dix années de règne s’est acharné à détruire ce que bâtirent mes ancêtres, nos ancêtres, des temps du Front Populaire à ceux du Conseil National de la Résistance.
Une œuvre amorcée d’anéantissement amorcée par ses prédécesseurs, de Gichecard Déchetain jusqu’à Hollande, l’ignoble traître qui introduisit le loup dans la bergerie.
Une œuvre que l’Enarchiant a quasiment mené à son terme.
Les incendies de ces dernières semaines illustrent dramatiquement les effets délétères d’une politique concertée visant à en finir avec l’Etat et ses missions de protection des citoyens.
La France brûle, ce qui ne relève pas d’une quelconque fatalité.
La France brûle, parce que les services de l’Etat sont privés des moyens de lutte contre les incendies.
La France brûle, parce que le Marché est censé seul régler les problèmes de cette lutte.
Je survis dans un pays dont les prétendues élites prêchent la foi en ce Marché qui porte un nom dont presque personne ne fait plus usage, le Capitalisme.
L’Enarchiant – le gamin hurlant voilà dix ans de cela ses infantiles sermons censés enthousiasmer les foules – n’est que l’exécutant.
Un exécutant obstiné, qui méprise le Peuple, de la même façon que le faisaient les Monarques de l’Ancien Régime.
A Bordeaux, ce récent lundi, il a eu le culot (d’une obscénité révulsante) d’en appeler à l’unité de la Nation dans le combat contre ces incendies.
Un Peuple qu’il n’a eu de cesse d’humilier au cours de ses dix années de règne.
Contre lequel il a en permanence lancé ses chiens de garde dès que celui-ci tentait de faire entendre sa colère.
Qu’il a traité en ennemi, tant il est vrai qu’à ses yeux il n’est de vrais Français que parmi la caste des Fortunés.
Que ce Peuple, s’il lui reste un peu de sa capacité à s’indigner, a le devoir de répudier avant que ne survienne la catastrophe finale.
Un âge auquel pour rien au monde, chaque midi, je n’aurais manqué le feuilleton radiographique que diffusait une toute jeune radio commerciale intitulée d’un nom prometteur, EUROPE 1.
Signé Furax.
Deux auteurs : Pierre Dac et Francis Blanche.
Une chanson pour ouvrir ou clore l’épisode, ma mémoire défaille, bien que musique et texte me soient toujours familiers.
Des figues, des bananes, des noix
Des noix, des bananes, des figues (bis)
Tout le monde y pue
Y sent la charogne
Y a qu’Monique Barbut
Qui sent l'eau d'Cologne
Tout le monde y pue
Il fait mal au cœur
Y'a qu’Monique Barbut
Qu'a la bonne odeur
Des figues, des bananes, des noix
Des noix, des bananes, des figues (bis)
Une chanson que je continue à interpréter lors des rassemblements familiaux ou amicaux, au cours des nuits de mariages aussi bien que celles qui concluent les enterrements.
Ma mémoire, cette maudite mémoire qui défaille sans que je lui un donne l’autorisation, la restitue, j’en suis certain, sans trahir le texte original.
Je m’émerveille en constatant qu’avec septante et quelques années d’avance, Pierre Dac et Francis Blanche avaient anticipé sur l’irruption au sein de la famille des Politiques d’une certaine Simone Barbut, une héroïne contemporaine dont les Médiatouilleurs font aujourd’hui même leurs choux gras.
Mes yeux ne peuvent contenir un flot de larmes (amères).
Je génie de ces deux-là, Pierre et Francis, a nourri et nourrit encore tant et tant de mes dérives.