Je le confirme, ça n'est pas de toute évidence de vivre dans la proximité des bâtiments de la Gendarmerie Nationale.
Encore que, et pour l'affaire que je m'apprête à relater, les soldats de la République et leur descendance soient exempts de tout reproche.
Seule cette proximité et ce qu'elle induit dans mon esprit (luxe, calme et volupté), justifient une mise en parallèle (quelque peu tirée par les cheveux).
Donc?
Vendredi 16 avril.
Aux alentours de 21h30.
J'en termine alors avec la lecture d'un roman que je recommande aux habitués de ce blog ("Invisible" de Paul Auster).
Lorsque surviennent tout à coup de violentes explosions.
Nombreuses et conséquentes.
Dans un premier temps, je pense, bien évidemment, à la progéniture des gendarmes.
Puis, ayant observé mon horloge, j'en déduis que la maréchaussée n'accorderait pas à des gamins même pas pubères l'autorisation de se livrer, à une heure indue, à des exercices nocturnes (quoique fort utiles par les temps troublés que nous traversons).
Je relève le volet.
Un feu d'artifice!
Un 16 avril!
Un feu d'artifice même pas annoncé dans le Libre Midi par le Passe Plats qui correspond sur un mode le mieux à même de convenir à notre cher Vermifugeur!
A moins que ma lecture transversale du quotidien des insignifiances ne m'ait conduit à ignorer un fatras d'informations localières.
(Ah! Ce cher Libre Midi! Qui obtint d'un certain I grec Pêt qu'il apposât sa signature au bas d'un article qui relatait un évènement auquel ce journaliste émérite n'avait pas participé!)
Oui, un feu d'artifice!
Sans aucun spectateur.
Ou si peu que cela pourrait nuire à la réputation d'une station balnéaire qui, d'ordinaire, tire gloire de ses flatulences répétitives.
Ca n'est qu'aux aurores de ce samedi 17 avril que j'ai pu enfin obtenir quelques informations sur ce ce qu'il faut bien qualifier de non-évènement.
La ville de Palavas commémora le vendredi 16 avril les dix ans de son Phare!
Celui qui rayonne sur la Méditerranée.
Toute la Méditerranée.
Surtout depuis qu'un ancien footballeur s'est mis aux fourneaux!
Dix ans déjà!
Et pas une ride!
Trêve de baliverne: il importe de rendre à César ce qui appartient à César.
En l'occurrence, cet homme d'exception, décoré du Mérite Maritime.
Le Melville Palavasien.
Dont l'oeuvre littéraire narre les fantastiques combats du pêcheur d'ici contre les monstres marins.
Mostelles et daurades.
Oui, un homme d'exception.
Bâtisseur émérite de ce phare qui témoignera, dans les siècles à venir, de ce que fut la grandeur de Palavas, lorsque, associé au Vermifugeur, il entreprit ce que j'ose comparer aux travaux d'Hercule.
La preuve?
Ce parking qui, du côté de la salle bleue, s'érigera dans un très proche avenir.
Une splendeur architecturale comme en témoigne l'esquisse publiée dans une récente édition du Libre Midi.
Donc un feu d'artifice.
Pour les dix ans du Phare.
Du Phare de la Méditerranée.
Dont le sommet éjaculatoire illumine quelques unes de mes nuits d'insomniaque.
Un  feu d'artifice dédié à un bâtisseur dont l'Histoire retiendra le nom.
A l'instar d'un certain baron Haussmann.
Melville?
Haussmann?
Voilà qui fait beaucoup pour un seul homme?
J'assume l'intégralité de mon propos.