Comédies

23 juin 2017

A848

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J’attendais un peu d’humanité.

Durant près de trois heures, je suis devenu un matricule.

A848.

Dès l’instant où j’eus franchi le portail du service de radiologie de la clinique Saint Roch.

A848.

Aussitôt après que j’eus introduis dans la fente de la borne ma carte vitale et que j’eus précisé que j’avais effectivement pris un rendez-vous.

Plus d’identité.

A848.

Une lettre et trois chiffres qui s’inscrivirent aussitôt sur chacun des trois panneaux électroniquants.

« A848 est attendu au bureau n° 2 du secrétariat »

Point trop difficile de se repérer dans ce qui pourrait tout aussi bien être un hall de gare qui, toutefois, ne disposerait pas des services afférents (presse, restauration rapide, distributeur de boissons ...).

Quatre box.

Un joli minois.

Formules rituelles.

Moins de deux minutes pour endosser pour de vrai le costume qui sied à A848.

Information concordante sur les trois tableaux électroniquants : « A848 sera incessamment sous peu examiné sous toutes les coutures. »

A848 s’installe tout près du matricule C346.

A848 attend.

A848 n’a pas envie de lire le roman qu’il emporta afin de meubler les temps d’attente.

A848 a le regard rivé aux trois tableaux électroniquants.

Dix minutes.

Guère plus.

Un clignotement.

L’information qui le concerne change de contenu : « A848 va être examiné sous toutes les coutures. »

A848 se redresse.

C346 somnole.

Une porte s’ouvre.

Une voix virile lance à la volée : « A848 ? »

Je suis A848.

L’homme à la voix virile mais au sourire rassurant propulse A848 dans la salle où il va subir le scanner.

Le scanner ?

Un tonneau qui n’aurait pas rouillé.

Clean.

L’homme à la voix virile fait allonger A848 sur un lit rustique et lui fournit ensuite quelques indications.

La tête per ci, les bras par là.

Puis le tonneau se met à tourner sur lui-même.

Trois minutes.

A848 somnole déjà lorsqu’une douce voix lui murmure à l’oreille : « C’est fini. »

Le joli minois, celui d’une assistante.

Laquelle assistante lui précise qu’il ne lui reste plus qu’à attendre dans le hall de gare : les éminents spécialistes étudient les résultats des examens et ne tarderont donc pas à lui transmettre leurs conclusions.

A848 retrouve le hall.

C346 a disparu.

C355 occupe désormais le siège de celui qui eut l’inconscience de somnoler avant même qu’il eut été examiné.

C355 est tenue en laisse.

Une laisse virtuelle.

A848 observe les trois tableaux.

Sous son matricule, il est désormais écrit : « Les éminents spécialistes étudient le cas A848 et rendront leur verdict incessamment sous peu. »

Soit donc, et à vue de nez, une quinzaine de minutes.

Avant que les mêmes tableaux ne modifient une dernière fois l’information le concernant.

« Le verdict est tombé. A848 va devoir clôturer son dossier. »

Va ?

Présent de l’indicatif ?

Ou expression des incertitudes temporelles ?

La seconde hypothèse est évidemment la bonne.

Quarante et quelques minutes.

Avant que ne soit enfin clôturé le dossier.

Celui d’A848.

A848 sort du hall.

Submergé par la caniculaison, il chemine le long des murs qui n’offrent qu’une ombre parcimonieuse.

Lorsqu’elle survient.

X69.

La charcutière.

Sa charcutière.

Tétonnante.

Mais un doigt abîmé.

La fermeture brutale de la porte froide sur ce malheureux doigt.

Donc des points de suture pour réparer les dégâts.

A848 revient à la conscience de l’autre lui-même.

Il est ce vieux monsieur qui achète de savoureuses charcuteries à X69.

Qui n’est d’ailleurs plus X69 mais bel et bien la tétonnante charcutière.

 

 

Saint Roch !

Les Indigènes d’ici vouent un culte idôlatrique à ce canonisé par je ne sais quel saint père.

Génuflexionnistes.

Vaticancaneurs.

Papistouilleurs.

Et même nombre d’opportunistes.

Qui ne croient en rien.

Mais qui font carrière.

De mauvaises langues prétendent que le Baron de Machinchose, provisoirement Grand Métropolitain, garderait au plus profond de la poche gauche de son pantalon la couille droite du canonisé.

Je suis convaincu qu’il ne s’agit que de vile médisance.

 

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21 juin 2017

Hécatombe

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(Source: Midi-Libre)

 

Paltoquets, paltoquettes !

Je n’en crois pas mes yeux.

Au sortir de l’estivation, caniculé à l’extrême, à l’heure où j’ouvre les yeux, je découvre l’affligeant spectacle.

L’hécatombe.

Dans les rangs des féaux a priori dévoués à la Baudruche.

Votre Monarque.

Le Béarniais.

Cadavéré.

Le Mutualiste Breton.

Cadavéré.

La Ci-Devant Murielle.

Cadavéré.

La Cantinière aux armées.

Cadavéré.

(Je fus frappé en découvrant le portrait quadricomique de cette gente dame – publié par la Bayletterie -  par sa ressemblance avec une autre cantinière qui officiait autrefois au sein du service publique de la télévision…)

Quelques politotologues affirment que la dite hécatombe n’est pas terminée.

Réjouissant, non ?

Cette preuve que la pourriture s’est insinuée partout, que ce ramassis de carriéristes fera, mieux encore que ne le fit François le Subalterne, le lit de la Bête Immonde.

J’ai découvert quelques images désopilantes d’interviews de macronistes autorisés depuis ce récent dimanche de mon abstinence à fréquenter le Palais Bourbon.

En votre nom, paltoquets et paltoquettes !

Petits-enfants de l’épicier qui porta le Borgne Bas Breton sur les fonds baptismaux voilà une soixantaine d’années.

Mais le pire est ailleurs.

Le pire transparaît déjà dans ce que mitonnent Foutriquet 1° et ses sbires.

Dans ce qu’il va s’empresser de faire adopter par ses laudateurs qui n’exerceront la fonction de députés que par défaut.

La mise au rebut des vieilles conquêtes sociales du monde ouvrier.

L’élimination de tous les obstacles aux pleins pouvoirs des Médéfieux et des Banquouilleurs.

Et puis, cerise sur le gâteau, l’inscription dans le marbre d’une Constitution qui les sert si bien, la permanence de l’état d’urgence.

Donc l’éradication des libertés individuelles et collectives.

Paltoquets et paltoquettes !

Véhéments militants de la cause antifasciste !

Vous qui sauvèrent la Raie Publique du déferlement des hordes de SA et de SS !

Voilà que vous votâtes en ce dimanche de juin pour l’émergence d’un fascisme soft !

Le fascisme faux-cul.

Mais qui est déjà fascisme, parce qu’il entrouvre les portes à l’autre fascisme, celui de la Bête Immonde.

Je me réjouis que par une sorte d’anticipation non coordonnée, 56% des citoyennes et des citoyens disposant du droit de vote vous aient botté le cul.

 

A Voce Rivolta !

 

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12 juin 2017

Sieste

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«LE TSUNAMI

MACRON »

En une de la Bayletterie.

Bayletterie acquise ce matin afin de m’informer sur les résultats du scrutin auquel je n’ai pas participé.

Bayletterie difficile à feuilleter : l’usage du seul bras droit m’oblige à des gymnastiques incongrues (lesquelles parurent amuser la dame installée à la table voisine de celle où je me livrais à ces périlleux exercices).

« Les cons ! » m’étais-je exclamé à l’instant où je tendais au buraliste les deux pièces – celle d’un euro et celle de dix centimes – correspondant au prix de vente du quotidien que quasiment personne ne lit (sauf cet aimable vieillard qui, chaque matin, appuyé au bar, compulse la liste parfois très conséquente des avis de décès).

Dès que j’eus consommé mon premier petit noir, je compris à quel point mon outrance initiale était injustifiée.

A l’heure de la sieste, je lui substitue volontiers d’autres vocables.

« Larbins ! »

« Laquais ! »

« Ilotes ! »

Vocables qui ne me satisfont pas.

Mais je suis pressé.

Pressé de dormir.

M’immerger dans l’oubli.

M’interdire la vision de l’affligeant spectacle de la bassesse, de la soumission, des mensonges éhontés, des immondes tricheries, de la manipulation des consciences.

Dont la Bayletterie n’est, somme toute, que le reflet.

Me réjouir en découvrant que, pour une fois, j’appartiens au camp des vainqueurs.

Le camp de celles et ceux qui refusent de cautionner ce système totalement vérolé qui nous conduit à marche forcée à la catastrophe.

Chacun et chacune avec ses modalités, ses visions particulières.

Mais objectivement les plus forts.

51,3 % selon la Bayletterie.

(Auxquels il faut ajouter celles et ceux qui disposent du droit de voter mais ne se sont pas faits inscrire sur les listes électorales, près de 12 millions selon certaines estimations !)

Ce qui ressort de ce scrutin foutraque, c’est que le système est à l’agonie.

Foutriquet 1° n’atteindra pas au terme du mandat qui vient de lui être confié.

Demain, dans deux mois, dans deux ans, les vainqueurs occuperont les pelouses de l’Elysée, envahiront les travées de l’Assemblée Nationale, urineront au creux des faïences blêmes que le palais du Luxembourg réservait d’ordinaire aux Cacochymes Finissants.

Puisqu’il faudra bien en passer par là.

Des foules désentravées entonneront en chœur les chansons révolutionnaires que les canailles gouvernantes moquaient en leurs fades oraisons.

Des mots dont l’usage est banni depuis des lustres par les Maîtres du Monde fleuriront alors sur les lèvres des belles jeunesses.

Il y sera question du temps des cerises, de ce passé dont il serait peut-être sain de faire table rase.

Dans des zoos ouverts pour cette circonstance, les petits enfants jetteront miettes de pain et cacahuètes aux Arnaud, Bolloré et consorts, enfermés derrière les grilles de cages mises aux normes des HLM des banlieues.

Foutriquet 1° pataugera dans l’étang réservé aux flamants roses, parmi roseaux et nénuphars.

L’avis de décès du système sera publié en une du Figaro et du Monde.

Le camarade Santerre vivra une paisible retraite à Caracas.

Le cadavre de la Bête Immonde sera jeté dans la fosse commune.

Je sieste.

Je rêve.

Vieillard bienheureux, à l’épaule gauche désarticulée, mais submergé par un fatras de rêves.

 

A Voce Rivolta !

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09 juin 2017

URGENCES

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Cela aurait pu.

Cela ne fut pas.

« Il vous manqua de quelques centimètres ».

Information communiquée après que la gente dame m’eut aidé à me redresser et alors que la berline poursuivait sa trajectoire vers les confins de la cité.

Le passage dit « protégé » que j’emprunte trois ou quatre fois par semaine.

Les trois ou quatre rectangles qu’il me restait à franchir avant de retrouver le trottoir.

Le rugissement d’un moteur.

Celui de la berline.

Un réflexe incoordonné.

Sauter ? Bondir ? (Amon âge ?) Sprinter ? M’envoler ?

M’affaler.

Ce qui relève de l’évidence.

L’éparpillement des victuailles.

Puis la main secourable qui se tend.

Celle de la gente dame.

Qui me propose illico d’en appeler aux pompiers : trois gouttes de sang se sont incrustées sur le revers de mon vêtement.

Je refuse.
La gente dame m’aide à regrouper mes victuailles.

La berline a emporté son conducteur bien au-delà des feux tricolores dressés au bas de l’avenue.

Retour en mon chez moi.

Cahin-caha.

Le constat immédiat que la mécanique corporelle a souffert de cette chute.

L’incapacité d’user de mon bras gauche.

Sueurs froides.

Etourdissements.

SOS.

Les proches accourent, s’inquiètent, me soutiennent.

Direction les URGENCES.

Le Service Public, donc le CHU.

Pour la première fois, moi qui ai pourtant traversé tant de guerres.

Prise en charge.

Un premier comprimé antidouleur que je fais fondre sous ma langue.

L’installation sur un lit roulant.

Et puis l’attente.

Un vide désespérant.

L’incapacité à laquelle je me confronte de reconstituer une chronologie.

Qui, parmi le corps médical présent dans mon environnement, se pencha le premier sur moi ?

Qui m’interrogea ?

Qui me palpa ?

Qui m’entraîna pour la première fois en salle de radiologie ?

Je l’ignore.

Qui me redressa face à un écran ?

Qui m’annonça qu’il s’agissait d’une luxation de mon épaule gauche puis me précisa que cette luxation « serait très vite réduite » par un éminent spécialiste ?

La radiologue au visage si revêche ?

Le vide.

Allongé sur un lit à roulettes.

Et toujours l’attente.

En ce service des URGENCES.

Où j’acquiers la certitude que je n’existe plus.

Qu’à l’image du lit à roulettes et des quelques chaises, je ne suis qu’un objet.

Objet auquel le corps médical confère un rôle, une fonction indéterminables.

Un élément du décor hospitalier.

Un patient qui ne manifeste aucun signe d’impatience.

En dépit de la soif et de la faim qui le tenaillent.

Voilà qu’il est déjà dix-sept heures.

Je n’ai rien consommé, ni aliment ni boisson, depuis les aurores de ce jour qui était celui de la commémoration de mes septante et cinq ans.

Qui devient celui de ma fossilisation.

Lorsque survient enfin l’éminent spécialiste.

L’Orthopédiste.

Qui me parle.

Qui me fournit des explications avant de me demander de maintenir au-dessus de mes nez et bouche un masque.

Un masque qui émet des gaz hilarants.

L’éminent spécialiste s’empare de mon bras gauche.

L’éminent spécialiste requiert l’assistance d’une assistante.

Mon bras est tourné dans tous les sens, plié puis retourné.

Durant, me semble-t-il, de longues minutes.

Un craquement au creux de mon épaule martyrisée ?

Je suis le seul à l’entendre.

L’éminent spécialiste se désespère : devant le patient recroquevillé sur le lit roulant, il fait part de sa perplexité et concède l’aveu qu’il serait judicieux de faire appel à un autre spécialiste, bien plus éminent qu’il ne l’est, lui.

L’attente recommence.

Pour le patient qui accepte toujours de ne pas s’impatienter.

Point de décompte des minutes.

Dilution de la conscience.

Jusqu’à se fasse entendre une voix inconnue, bien que mâle et virile, avec quelques intonations qui trahissent l’autorité naturelle du Maître.

« Notre épaule réticente ? Voyons cela ! »

Une main ferme s’empare de mon poignet gauche.

Lequel est, une seconde fois, tourné et retourné dans tous les sens, plié puis retourné plusieurs fois.

Sans aucun résultat probant.

Du moins si j’en crois les rares lambeaux de phrases prononcées par le Maître.

Lequel finit par ordonner à l’Assistant de me reconduire en radiologie.

Où je suis redressé puis collé contre une table.

L’attente du diagnostic.

Un diagnostic qui est formulé en trois mots : « C’est en place. »

Donc l’éminent spécialiste, le premier, le plus jeune, le débutant, celui-là avait bel et bien accompli sa mission.

N’avais-je d’ailleurs pas entendu (ressenti ?) un craquement ?

Les cohortes de fourmis qui avaient paralysé deux de mes doigts n’avaient-elles pas battu en retraite au terme des premières manipulations ?

Mon coude gauche, jusqu’alors incapable d’assumer son rôle, ne venait-il pas, au terme de ces mêmes manipulations, de retrouver la capacité de se plier ?

Nul, au sein de l’équipe médicale du service des URGENCES ne daigna prêter attention à mes « confidences ».
Quantité négligeable je fus, quantité négligée je restais.

L’objet dans le décor familier.

Auquel on réclama encore un peu de patience : l’épaule serait scannérisée par un éminent spécialiste de l’usage de ces machineries sophistiquées.

L’attente.

J’avais faim, très faim.

J’avais soif, très très soif.

Mais je n’étais qu’un objet familier dans un décor familier.

Lorsque survint l’Impatience.

Sans crier gare.

Mon URGENCE sublimée au sein du service des URGENCES.

L’irrévocable décision : mon épaule ne sera pas scannérisée.

Un formulaire déchargeable à signer.

Enfin rendu à la position verticale.

Rendu à mon peu d’humanité.

Le jour de mes septante et cinq ans.

 

 

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02 juin 2017

Françoise

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La presse franchouillarde est libre.

C’est un fait avéré et qui donc ne se conteste pas.

J’ai dépensé deux euros et vingt centimes pour le vérifier.

Le prix à payer pour l’acquisition de deux exemplaires de la Bayletterie : l’édition du 1 juin et celle du 2 juin.

La Bayletterie ?

Une rédaction déontologiquement irréprochable.

Arrimée aux basques d’un homme de grande vertu, un vieux combattant, cet homme-là, qui reçut du précédent Monarque, en raison de ses immenses mérites, une charge ministérielle.

L’âme, l’esprit, la boussole des radicaux dits de gauche.

Dont la pensée éminemment vérolutionnaire suinte de page en page, mise en forme par des individus qui se prétendent journalistes mais qui ont subi, sans piper mot, la saignée qu’opéra leur Maître dans une rédaction au sein de laquelle les « survivants » veillent désormais à ne pas déplaire à ce tout Puissant Récupérateur de ce qui, dans des temps immémoriaux, fut peut-être un journal.

Deux euros et vingt centimes.

Dépensés pour survoler deux interviews : celle du Baron de Machinchose, l’homme qui ne veut rien pour lui-même puisqu’il a déjà Montpellier ( !!!), puis celle de Françoise, fille d’Hubert Nyssen, lequel Hubert fut le fondateur des éditions Actes Sud (et non Françoise, comme semble l’affirmer un sous-titre de la une de la Bayletterie).

Deux euros et vingt centimes dépensés pour ne rien apprécier qui méritât d’être retenu.

Des banalités.

L’usage de la langue de bois.

Le recours aux formules éculées.

Ce qui en soit est assez déroutant provenant d’un homme et d’une femme qui prétendent incarner le renouveau en politique.

Ce qui ne dérange pas les deux interviewers (parmi lesquels l’inénarrable Y Grec Pet !).

Lesquels se contentent de passer la brosse à reluire.

Je leur dois justice : ils furent missionnés pour cela.

Ah, la culture pour tous, financée pour l’essentiel par des collectivités territoriales exsangues !

Ah l’indépendance des médias !

La dame issue de la société qui se prétend civile a intégré à très grande vitesse les us et coutumes qui prévalent dans l’archaïque société des vieux politiciens !

Mais chut !

L’interviewer ne relève pas, donc n’interroge pas.

Servile, comme il se doit.

Pas dérangeant.

Accommodant.

Emmagasinant les concises réponses de cette femme d’exception que le Roitelet a installée rue de Valois.

Dans l’ombre de Malraux.

Sa caution morale au Roitelet.

Son supplément d’âme.

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