Comédies

16 mai 2018

Mansuétude

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(Source: Hufftington Post)

 

Mansuétude monarchiante : l’ancien Ravaudeur de Tonsures, provisoire Ministre prétendument purificateur des basses fosses de Bercy et socialiste à l’insu de son plein gré, condamné à deux années de prison ferme ne connaîtra cependant pas les affres des geôles de la Raie Publique.

Bien que parjure.

Bien que crapule infiniment plus crapuleuse que ces malheureux gosses, voleurs de mobylettes ou revendeurs d’herbe hilarante, qu’un juge biterrois embastillait à la chaîne en la sordide salle du tribunal de grande instance de Béziers.

Pauvres mômes sans avenir que des pandores enfournaient illico dans une camionnette à bestiaux et renvoyait vers la prison où ils s’initiaient ensuite à d’autres pratiques non conformes aux lois de la Raie Publique.

(J’évoque des souvenirs vieux de bientôt trente ans, mais la lecture hebdomadaire des comptes-rendus d’audience de Dominique Simonnot m’indiquent bel et bien que les décisions de justice, à Béziers ou ailleurs sont dans la plupart des cas d’une extrême sévérité à l’encontre des enfants des damnés de la terre ayant commis d’insignifiants délits.)

L’ancien Ravaudeur de Tonsures, Richissime Compère toujours admis au sein de la société des Puissants, bénéficie d’égards dus à son rang.

Un bracelet électronique.

En or massif et serti de diamants ?

Invisible sous les replis du pantalon Cacharel ?

Une justice injuste, partiale, inégalitaire.

Soucieuse d’aménager la peine d’un individu qui eut l’outrecuidance de tromper le peuple souverain.

Tant il est vrai qu’un voleur de cet acabit-là n’a pas à fréquenter ce qu’un Magistrat digne de ce nom ne considère pas plus que la vermine.

Alors même qu’il eut dû être contraint, l’Ignoble, à pelleter la merde dans les égouts de la cité périgourdine - dont il fut le bourgmestre - durant le temps de sa peine.

Ainsi va la France monarchiante.

Le pire étant que tant de « braves » gens s’accommodent de toutes les turpitudes perpétrées non seulement par l’ancien Ravaudeur de Tonsures mais aussi par tant de ses « bons » amis.

 

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15 mai 2018

Ignominie

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Ce peuple-là fut un peuple martyr.

L’Holocauste.

Dans mes rêveries les plus insensées, j’avais imaginé qu’il deviendrait un peuple exemplaire au sein d’une nation exemplaire.

Une nation capable de trouver un compromis avec l’autre peuple qui lui est si ressemblant.

Sauf que ce deuxième peuple se réclame d’un autre dieu.

Un dieu qui est pourtant le proche parent du dieu dont se réclame le peuple qui eut à subir l’Holocauste.

La Bible et tous les textes prétendument sacrés, paraît-il, en témoignent.

Ne croyant ni à diable ni à dieu, je ne perdrai pas mon temps à chercher si de telles assertions sont recevables.

Les gouvernants du peuple de l’Holocauste me déçurent très vite.

J’avais cru, en mes vertes années, à leur socialisme, avec ses kibboutz.

Croyance naïve.

De guerre en guerre, les gouvernants du peuple de l’Holocauste manifestèrent leur volonté de faire de la Palestine une terre exclusivement israélienne.

Point de partage.

Point de cohabitation.

L’autre peuple fut exilé aux marges des terres qui avaient été siennes durant des siècles.

Avec le soutien implicite d’autres gouvernements, l’américain, le britannique, le franchouillard.

Lesquels ne virent aucun inconvénient à ce que le gouvernement du peuple de l’Holocauste se dotât de l’arme nucléaire.

L’autre peuple fut « parcellisé ».

Lui furent concédés des lambeaux de territoires sur lesquels s’exerce au rabais une « Autorité » dite palestinienne, assujettie au bon vouloir des Puissances censées le protéger et l’assister dans son improbable développement.

Le peuple de l’Holocauste a confié depuis de longues années les rênes  de sa gouvernance à des formations politiques qui n’ont rien à envier à nos droites extrêmes.

Avec la bénédiction de la puissance tutélaire, la puissance américaine.

Depuis l’élection du Canard Fou à la tête de cette puissance, les deux nations alliées n’ont de cesse d’en finir avec la « question » palestinienne.

Ils ont donc proclamé qu’il n’était plus de Palestine.

Le Canard Fou a décidé d’installer à Jérusalem son ambassade.

En ces lieux qui ne sont ni juifs, ni musulmans, ni chrétiens.

Qui étaient des lieux de cohabitation et de partage.

Le peuple des vaincus a tenté, hier, de manifester sa colère contre une installation qui rompt les équilibres anciens au seul profit de la puissance régionale dominante.

L’armée du peuple de l’Holocauste l’en a, du moins l’espère-t-elle, dissuadé.

Une cinquantaine de morts et des centaines de blessés.

Tous palestiniens.

L’horreur.

L’abomination.

Après tant d’autres horreurs, d’autres abominations.

Avec le soutien inconditionnel du Canard Fou qui interdit à l’ONU de conduire une enquête indépendante sur les massacres qui furent perpétrés hier à Gaza.

Avec en toile de fond une autre guerre, celle que le Dément et son allié israélien envisagent de conduire contre l’Iran.

La folie absolue.

Notre monde rendu à la barbarie et donc à la terreur.

L’émergence des formes nouvelles, quoique primitives en leur expression, de l’impérialisme.

Se taire, c’est déjà se résigner au pire.

 

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14 mai 2018

Un certain treize mai

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Le treize mai 1968.

Au terme du premier quart de mon existence.

L’innombrable foule bariolée.

Le flot ininterrompu qui s’écoula depuis la place de la République jusqu’à celle de Denfert-Rochereau.

Durant de longues heures, de très longues heures.

Jusqu’au crépuscule.

Des centaines de milliers de femmes et d’hommes.

En ce printemps d’alors de quoi rêvions-nous, nous qui étions la multitude ?

J’entends les jugements péremptoires que formulent les quelques valets qui persistent à ne voir dans ce mai de ma jeunesse que les bientôt moribonds désormais figés dans des postures infâmes.

Que n’importe.

Je ressens toujours sur ma peau, cinquante ans plus tard, la douce brûlure du soleil qui accompagna l’interminable défilé d’un peuple en ébullition.

J’entends les chants qui sont ceux de ce peuple-là.

Je m’enthousiasme aujourd’hui encore de la si belle joie qui illuminait les regards.

J’ai, ancrée en moi, la conviction que la vérité de mai 1968 – si tant qu’il soit nécessaire de l’affubler d’une vérité ce mois de mai-là – se dissimule dans les foules rassemblées, diverses mais fraternelles.

Ou s’essayant à l’être.

Découvrant, l’espace de quelques jours, l’immensité de son pouvoir.

Du pouvoir qui ne s’exerce pas.

Du pouvoir qui n’humilie pas.

Le 13 mai 1968, j’ai marché au milieu de cette foule-là.

Heureux de vivre ces instants-là.

Un bonheur lui aussi incommensurable.

Dont le souvenir vibre toujours en moi, en dépit des vilenies et des contre-vérités qui s’accumulent dans tant d’analyses prétendument historiques.

J’ai vécu ces journées exceptionnelles, celles où devant soi l’on découvre que le vieux monde vacille.

La peur qui change de camp.

La peur qui suinte des discours des Puissants.

Cette peur qui, quelques jours plus tard, conduira le Général aux bras si longs à chercher refuge et conseils auprès d’un autre Engalonné, comploteur émérite et tortionnaire patenté.

Un monde en bascule.

Mais qui, au bout du compte, retombera du côté des Puissants.

Tant il est vrai que du côté de ceux qui détenaient des pouvoirs subalternes, il fut inconcevable d’accorder à ce peuple le peu de confiance qu’il leur réclamait.

Mais qu’elle fut incandescente cette longue journée du 13 mai 1968.

Si longue, si chaleureuse, si fraternelle que je ne cesse plus de la chanter en ma mémoire.

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11 mai 2018

Ifloperie

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(Source: Midi-Libre)

 

Le Grand Trémolopitain peine à faire son trou politique.

Bien qu’il usât de tous les outils de communication financés par les contribuables.

Deux ramassis quadricomiques distribués dans les boîtes aux lettres, des trucs insipides et ennuyeux élaborés chaque mois par de besogneux propagandistes.

Le Grand Trémolopitain stagne.

C’est du moins ce qu’indiquerait une très récente Ifloperie dont la Bayletterie se fit très récemment l’écho.

Des intentions de vote en étroite adéquation avec les scores obtenus tant par l’Hercule des Foires Electorales que par ses obligés lors des scrutins qui suivirent les élections municipales, celles qui virent l’affligeant et médiocre triomphe du Baron de Machinchose.

Un cran en dessous de la barre des 30%.

Pas de quoi pavoiser pour cette Grenouille qui aspire à se faire plus grosse que le Bœuf qui lui avait mis le pied à l’étrier.

Son décès politique ne me chagrinerait donc pas.

Mais ce qui me vaut quelques urticaisons (celles-là même qui justifient l’écriture de cette chroniquouillette, une sorte de remède aux seules vertus homéopathiques) c’est l’émergence d’une campagne d’intoxication dont l’unique objectif est de convaincre « l’opinion publique » que les élections municipales de 2020 n’offriraient déjà plus d’autre perspective qu’un choix entre la peste et le choléra.

A savoir ?

D’un côté (qui n’est point le senestre) le Grand Trémolopitain, le sortant sortable.

De l’autre côté (le dextre), le Gentil Milliardaire, l’Echafaudeur et mécène des fiers en bras de l’Ovalie.

Une banale question de notoriété.

Et rien d’autre.

Les Iflopistes sondent « l’opinion publique » sur ce seul et unique thème, révélant le mépris dans lequel ils tiennent la dite « opinion publique ».

Et les Baylettistes leur emboîtent le pas.

Accomplissant ainsi les basses besognes qui leurs sont assignées par les Puissants.

Une pratique qui justifie l’urgence pour tout « démocrate » digne de ce nom d’éviter d’infliger à son fondement tout contact avec les pages de cette chose immonde qui n’est évidemment pas un journal.

 

 

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02 mai 2018

Muguet fané

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Il faudrait y croire, mais je n’y crois plus.

Aux vertus des « grands » rassemblements populaires, des manifestations et de tout le tralala syndical.

Trop de rendez-vous manqués, de bouquets de muguets fanés.

Des rituels qui ne me semblent pas (ou plus) répondre aux exigences qui résultent de la situation actuelle.

Je n’ai donc pas, le premier mai, marché dans les rues de Montpellier.

J’ai lu.

« La tour abolie » de Gérard Mordillat.

Un auteur que j’aime plutôt bien.

Mais un roman qui n’est pas le meilleur de son abondante production.

Sauf que dans ce roman Gérard Mordillat installe de temps à autre une journaliste qui libelle des chroniques.

Et l’une de ces chroniques, découverte le mardi premier mai, entrait étrangement en résonnance avec mes états d’âme.

Je vous la livre intégralement.

« Un terme émerge ces temps-ci à la surface des commentaires politiques et journalistiques : les « syndicats réformistes ». Qu’est-ce donc qu’un syndicat réformiste ? Est-ce un oxymore, comme le « dictateur honnête », l’ »islamiste modéré », le « collabo résistant » ? Est-ce une trouvaille technocratique comme le « plan de sauvetage de l’emploi » (un clair plan de licenciement où le seul emploi sauvé est celui du licencieur !), voire  quelque chose comme le trop fameux « coût du travail » qui tente avec un certain succès d’effacer le mot « salaire » du vocabulaire gouvernemental et médiatique ? Le syndicat réformiste, c’est tout cela à la fois. C’est un leurre, un cache-pot, un mensonge incarné. C’est un syndicat qui, renonçant à la défense des salariés, choisit de « négocier la longueur de la corde » où seront pendus les hommes et les femmes condamnés à la réforme sauce patronale ou, pour le dire autrement, qui accepte de discuter la taille des barbelés qui enfermeront le monde du travail dans un camp d’internement en attendant que les patrons suggèrent de rétablir l’esclavage.

Le plus réformiste des syndicats réformistes, c’est la CFDT, plus exactement les dirigeants de la CFDT – les militants étant comptés comme négligeables ou supposés consentants, ce qui est loin d’être prouvé à l’heure actuelle. La CFDT qui pourrait reprendre à son compte (voire en faire une devise) une réplique du braconnier interprété par Julien Carette dans La Règle du jeu de Jean Renoir : « Je remercie monsieur le marquis de m’avoir élevé en me faisant domestique ». Les syndicats réformistes sont des syndicats domestiques du pouvoir. Il y a de quoi frémir si l’on projette dans cette alliance contre nature la vieille idée de Vichy et des Etats fascistes de l’union entre le capital et le travail. La France n’a pas besoin de réforme du travail ni de syndicats réformistes, elle a besoin d’abaisser le temps de travail à trente-deux heures, d’augmenter les salaires, de rétablir les services publics à la place qui doit être la leur. »

Voilà.

Je partage en très grande partie le propos de l’Ecrivain.

 

Sinon ?

Les violences qui égayèrent le pavé parisien ?

Prévisibles, non ?

Si utiles à ceux qui feignent de gouverner.

Les vieilles machinations imaginées dans les salons si discrets du somptueux immeuble de la place Beau Veau.

L’Être retors et sournois qui y officie depuis l’accession au Trône de Freluquet 1° est doté des qualités qui caractérisèrent la bassesse et l’ignominie de tant de ces prédécesseurs.

A qui profite le crime ?

Sans doute pas à celles et ceux qui s’évertuent à défendre ce qui peut l’être encore dans l’entreprise d’anéantissement du Bien Public, entreprise initiée, faut-il le répéter, par les Nantis et les Puissants arrimés au capitalisme mortifère.

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