COMEDIE (70)
L’information chut en milieu de semaine dernière.
Les ignobles.
Les crapules.
Les indignes.
(Car, et tout de même, l’indignation est de mise !)
Des canailles à la solde d’un tout petit homme qui endossa un costume bien trop grand pour lui, ces canailles, sbires, spadassins ou reîtres, comme vous l’entendez, s’attaquèrent sournoisement à Phiphi.
Ils firent l’acquisition des domaines Internet au nom de « Saurel2014 ».
Rien que pour embêter Phiphi.
Le tout petit homme, lui, prétendit illico que cette affaire-là n’était pas de son ressort.
Alors que Phiphi, lui, affirma le contraire.
Il est vrai que l’un et l’autre se verraient bien se substituer, en 2014 justement, à notre Hélène.
Et puis, le lendemain, la vérité se fit jour.
Le coupable, l’ignoble, la crapule, l’indigne passa aux aveux.
Un camarade.
Le Ouébemaster de l’Agglo.
Si j’ai bien compris.
Et, de plus, trésorier d’une section du parti socialiste.
Un individu qui, sans aucun doute, fut à très bonne école, en ces temps pas si lointains où les militants s’empiffraient de pizzas.
Le socialisme héraultais réchauffe en son sein d’étranges personnages.
J’eus bien raison d’affirmer voilà quelques mois qu’il avait accompli sa mutation : le passage d’un parti de militants/citoyens à celui de groupes de supporters tout aussi que crétins que dévoués à de médiocres causes.
Et le Pizzaïophage justement ?
Notre sénateur qui va son train…
Et même parfois son avion….
Du moins si vous m’autorisez à user de cette image fort peu évocatrice, je vous le concède…
Donc le Pizzaïophage…
Que l’Amaigri, allez savoir pourquoi, semble tenir à distance depuis quelques semaines….
Et bien voilà que la Justice a décidé, pas plus tard que le lundi 23 janvier, de placer en garde à vue Dominique, son épouse.
Dominique et trois autres comparses.
Supporters plus que militants.
Les causes du courroux de la magistrate : des broutilles, rien que des broutilles….
Des billets d’avion doublement remboursés, par le parlement européen, d’une part, puis par la fédération socialiste, d’autre part…
Entre autres…
Des broutilles, rien que des broutilles…
Donc Dominique en garde à vue.
Ancienne employée d’une fédération qui ne lui a même pas payé ses indemnités au lendemain de son licenciement.
Militante plus que supportrice.
Qui oserait en douter ?
(Son immense talent, ses exceptionnelles capacités professionnelles trouvèrent très vite repreneur, mais ceci est une autre histoire !)
Le Pizzaïophage, cumulard notoire, qui a tant œuvré pour la bonne cause, ce visionnaire politique vit, je n’en doute pas, des heures difficiles.
Le socialisme héraultais, du plus profond de ses ténèbres, prépare peut-être sa propre renaissance.
Encore que…
24 janvier 2012
COMEDIE (69)
J’esclaffai.
D’où deux ou trois balafres entre joue droite et menton.
Puisque je me rasais tandis que le Minuscule pédagogiquait dans le poste.
En usant de cette tonalité qui évoque en moi aussi bien la voix du vieux curé de campagne que celle de la mère maquerelle.
La mauvaise foi.
La tentative quasi désespérée de tromper, une fois encore, ce que les politotologues appellent l’opinion publique.
Qui est cependant bien plus que cela, qui est le Peuple, même si celui-ci a perdu l’essentiel de ses lettres de noblesse en faisant de ce médiocre jean-foutre son roi.
J’esclaffai.
En ouïssant les quelques faire-valoir qui avaient répondu à la convocation du Monarque.
Faire-valoir qui s’entendirent signifier le nouveau cours de la politique conduite selon le bon vouloir de Celui qui atteint au terme du mandat que lui confia le Peuple.
(Et qui, soit-il rappelé en passant, ne lésinera pas sur les moyens afin d’obtenir que ce même Peuple lui confie un second mandat !)
Bernard de Montreuil.
Jacques de je ne sais où.
Les si soumis dirigeants des organisations syndicales.
Je veux dire : soumis aux impératifs du Grand Désordre Capitaliste.
Et puis la Médéfieuse aussi.
Tous ces gens-là rassemblés autour du Monarque.
Et si sages.
Tellement sages.
Résignés.
Ne négociant que des points de détail.
Des toutes petites choses de rien du tout qui ne coûteront rien à la Médéfieuse et à ses affidés.
Puisque notre capitalisme n’a plus rien à donner.
Même plus les quelques miettes qui, autrefois, se picoraient à l’heure de l’apéritif prolétaire.
Le capitalisme franchouillard, pour l’essentiel, est ailleurs.
Il produit ailleurs.
Dans des pays où les prolétaires n’ont même pas idée de revendiquer l’octroi de quelques miettes.
Tenez : la radio annonça ce matin même que Schlumberger allait « délocaliser » la fabrication de ses ascenseurs.
Schlumberger quitte l’Alsace et ses cigognes pour la Slovaquie et ses je ne sais quoi.
Les Médéfieux sont des sortes d’exilés.
Doublés de rapaces.
D’ignobles, d’invertueux rapaces.
Nos syndicalistes, je veux dire ces hommes et ces femmes qui ont reçu pour mission première de défendre le bien commun, nos syndicalistes ont-ils ne serait-ce que posé la question au Monarque.
« Sire, pourquoi ne pas contraindre Schlumberger à produire ses ascenseurs en Alsace ? »
Schlumberger, ou tant d’autres Médéfieux.
Allez, le Peuple !
La tâche est incommensurable : il n’y eut jamais autant de Bastilles à conquérir !
Essaie d’y penser avant d’ouïr les ragots proférés par les politotologues patentés.
Sinon, tu seras une fois encore la victime du jeu de dupes.
Le jeu ?
Quel jeu ?
L’élection du Roi, voyons !
Mémée Lenchon, le clone de Georges Marchais, exhibe ses superflus dans la presse pipeule.
Soit donc dans les tréfonds des chiottes médiatouilleuses.
J’urticaire.
COMEDIE (68)
Atchoum?
Abalacalotte?
Abracadabrantesque?
Désopilant, le p'tit Quinquin!
Dans le mensuel qui est devenu l'outil de la promotion de celui qui a succédé à l'Immense Disparu, le président de la région Languedoc-Roussillon tient un blog-notes (c'est qu'il est d'jeune, le bougre!).....
Un blog-notes dans lequel il distille en ce mois de janvier 2012 cette étrange confidence: "Il faudrait vraiment que je trouve le temps d'aller pêcher cette année. Mais ce ne sera pas facile..."
N'aurait-il point pris le temps de la réflexion le p'tit pouchin? Avant que de formuler, comme il est de coutume à ce moment de l'année, de bonnes résolutions?
Comme, par exemple, d'en finir une fois pour toutes, avec la cumulardisation et donc de se démettre d'un de ses mandats?
Ce qui lui laisserait alors un peu de temps pour taquiner le goujon ou la truite.
Pauvre p'tit Quinquin!
La justice de la République vient de le condamner à deux mois de prison avec sursis pour une vieille affaire de "favoritisme dans l'attribution de marchés publics".
Un marché de pote à potes, en quelque sorte.
Qui permit à des communiquants de prendre pied, en 1999, au conseil général des Pyrénées Orientales.
Evidemment, le p'tit Quinquin va faire appel de sa condamnation.
Un appel qui lui accordera un répit.
Car tout de même, une telle condamnation, ça ferait tache sur la carte de visite d'un homme qui cumule la présidence d'un exécutif régional et les fonctions de sénateur allant son train.
Atchoum?
Abalacalotte?
Abracadabrantesque?
Les barbouzes, le retour?
Bof.....
Ces chiens de garde d'un genre un peu particulier avaient-ils vraiment disparu?
Ou bien réapparaissent-ils lorsque l'un d'entre eux plante ses crocs dans les mollets d'un innocent?
Par inadvertance, bien sûr.
Je n'en ferai pas un pastis, mais tout de même....
Avant même que Charles ne se lançât dans la course au SAC, des bestioles malfaisantes s'étaient déjà manifestées non seulement aux quatre coins de l'Hexagone, mais aussi parmi tous ces territoires de la présence française en Afrique et en Extrême-Orient.
La France d'alors barbouzait dans l'allégresse.
Tant et si bien qu'un certain Général mit, en 1958, la république cul par dessus tête grâce à l'affectueuse complicité de futurs félons.
Charles, lui, fut épicier en barbouzeries plus infamantes les unes que les autres.
Jacoucouille le remercia pour services rendus à la nation, en 1986, en le nommant ministre des affaires occultes.
Celles que d'autres appellent les affaires de "l'intérieur".
Depuis, les barbouzes n'ont jamais cessé de prospérer.
Au point même que certains se chargèrent d'éliminer, avant même l'intronisation du Minuscule, quelques flics suspectés de manifester de vagues sympathies à la gauche.
En usant des méthodes qui font la singularité de la barbouzerie.
Affabulations.
Calomnies.
Intimidations.
Et j'en passe.
La flicaillerie et la barbouzerie sont de droite.
C'est pourquoi je peine à comprendre qu'un homme ou une femme ayant des sensibilités de gauche se résolve, malgré tout, à tenter de faire carrière dans ces métiers-là.
COMEDIE (67)
Entre deux fèces de bouc, voilà-t-il pas que je découvre notre Hélène qui s'expose en la compagnie de l'ambassadeur d'Israël en France.
La diplomatie, n'est-ce pas, est un art singulier.
Qui, pour sa pratiquer, suppose de réelles capacités à sombrer dans l'amnésie.
Et donc de s'interdire de poser à l'hôte les questions susceptibles de le fâcher.
Lui qui a mission de défendre et d'expliquer la politique conduite par le gouvernement qui lui assure sa subsistance.
Oui, notre Hélène, des questions qui auraient pu s'avérer embarrassantes, des questions auxquelles l'ambassadeur n'aurait évidemment pas répondu.
Mais que tu l'aurais alors contraint à entendre.
Tiens, par exemple: "Monsieur l'Ambassadeur, est-il normal que le gouvernement de votre pays n'applique pas les résolutions de l'ONU sur l'interdiction d'implanter de nouvelles colonies en Cisjordanie?"
A priori, pas un mot.
Juste de cordiales relations.
Rien que des relations cordiales.
Avec le représentant d'un gouvernement qui amalgame droite et extrême droite.
Oui, notre Hélène: au pays de Ben Gourion, l'extrême droite participe désormais à la gestion des affaires de la nation israélienne.
Une extrême-droite si ressemblante à celle désormais placée sous la tutelle, ici, en France, de la Marine.
D'ailleurs, notre Hélène, les extrêmes droites se ressemblent toutes: racistes, xénophobes, intolérantes, anti-démocratiques....
Autant de tares qui ne relèvent pas du détail...
Non?
Seul contre tous.
Phiphi, Valseur émérite, part à la conquête de l'Hôtel de Ville.
Non sans avoir rappelé que l'Immense Disparu l'avait adoubé au lendemain de la forfaiture perpétrée par notre Hélène.
Reste tout de même qu'en dépit d'un usage quasi frénétique du compas et de l'équerre, Phiphi ne parvient pas à dessiner un angle droit.
A titre symbolique, bien entendu.
Qu'il s'autorise même à mettre cul par dessus tête la logique démocratique.
Montpellier n'a pas besoin d'un Sauveur Suprême.
Montpellier attend d'abord et avant tout un projet politique, un projet qui, pour l'heure, n'existe pas, même à l'état embryonnaire.
Qu'importe!
Flamberge au vent, Phiphi entre en campagne.
Sera-t-il en mesure d'atteindre les rives de la Bérézina?
Au parti socialiste, les morts-vivants s'inventent un avenir.
Tel Djack, vieux joueur de pipeau, autrefois confident de Tonton.
Les militants de la Côte d'Opale le récusent?
Qu'à cela ne tienne!
La ligne bleue des Vosges fascine son regard.
C'est à l'orient, qu'à soixante-douze ans, l'attend une nouvelle destinée.
Les militants de la Côte d'Opale avaient mal scellé le tombeau du vieux joueur de pipeau.
Le voici qui revient, plus mort que vivant, mais toujours déterminé à ne rien proférer d'autre que d'insipides frivolités.
Décomposition
2012.
Faut pas rêver.
Le pire est à venir.
Mais il est indécent de le (pro)clamer.
L'art de la politique consiste à entretenir la flamme de l'espoir, fut-elle vacillante.
Sauf que le foyer ne dispose plus d'aliments pour la ranimer...
A peine quelques brindilles que l'Amaigri a enfoui sous son mouchoir, dans la poche gauche de son pantalon.
Donc le pire.
Le pire à venir.
Une inexorable descente aux abîmes.
Ah!
L'Amaigri!
L'Amaigri qui livre dans Libé "son" adresse aux Français.
Donc à moi-même qui suis nécessairement homme mais qui, cependant, ne suis Français que par hasard.
J'ai lu l'adresse.
Je l'ai (symboliquement) retournée à son auteur.
Cela ne me concerne pas.
Je récuse la Monarchie.
Je récuse donc celui qui entend assumer "la responsabilité de diriger le pays".
Je récuse toutes celles et tous ceux qui se sont installés sur les tréteaux de la société du spectacle et qui jouent leur médiocre partition dans cette farce imbécile qui fait la spécificité française.
L'élection qui mobilise le ban et l'arrière-ban des politotologues, des sondouilleurs et autres médiatouilleurs.
L'élection qui réduit le discours politique à quelques slogans simplistes.
L'élection qui tente de faire croire qu'un (ou une) démiurge portera sur ses épaules le fardeau collectif.
L'élection des coups tordus.
L'élection du si peu qu'il n'est guère différenciable du presque rien.
(Mardi 3 janvier 2012)
Des lignes écrites avant que mes poumons n'accumulent tant et tant de miasmes que je pris les apparences d'un vieux tronc d'arbre à la dérive.
Une pleine semaine.
Au long de laquelle je me limitai à subir les remugles d'une information en voie de décomposition avancée.
Celle qui s'extrait d'un haut-parleur plus que celle qui s'imprime.
Pitoyable.
Une classe médiatouilleuse qui frétille, qui s'excite sur les rebords de la cuvette monarchiante, à renifler les étrons des uns et des autres, à scruter les urines, à lire par transparence les papiers scribouillés en toute hâte lors de défécations impromptues.
Infiniment médiocre.
Désolant.
Affligeant.
Affligeant de tomber aussi bas.
Elle et leurs Redevables.
Affligeant de se vautrer avec tant de complaisance dans la fosse à purin.
Le spectacle est indigne.
Même s'il est le reflet du vide la pensée française.
Aucun des acteurs n'accomplit l'effort d'essayer de sauver les apparences.
Celui qui tient le rôle titre, cette sorte de sous-Clavier en état d'agitation permanente.
Le Roi sortant qui revendique sans le proclamer un second contrat à durée déterminée.
(Et dont je suis aujourd'hui convaincu qu'en mai prochain une majorité de français le lui concédera.)
Celles et ceux qui rêvent de grimper sur le Trône.
Qui n'ont donc de cesse de démontrer leur capacité à n'être que des Apparences.
Y compris à la gauche de l'Amaigri où, de Mémée Lanchon aux avatars du trotskisme se recomposent des rôles qui n'ont pas varié d'un iota depuis que le Peuple français est appelé à désigner son monarque.
Mémée Lanchon qui endosse le costume tout fripé du Marchais de 1981, et qui voit (Libé du samedi 7 janvier) le capitalisme agoniser!
Alors même que le capitalisme à déjà commencer à rebondir en jouant de la crise...
La Verdouilleuse qui n'a d'autre obsession que de terrasser le Minuscule avec le concours du Béarniais, démontrant aux incrédules (????) qu'elle est bel et bien une femme de droite.
L'Election de toutes les confusions, à ce point qu'elle nie la démocratie, puisque la démocratie implique l'affrontement de deux projets politiques antagoniques.
Il vous fait rêver l'Amaigri, lui qui calque sa gestuelle sur celle de Tonton (Libé du lundi 9 janvier)?
Afin de paraître un tout petit peu plus qu'il n'est.
J'ai le dégoût.
J'ai la nausée.
Mais surtout je souffre pour ce Peuple auquel j'appartiens et qui se prépare, une fois de plus, une fois de trop, à être le dindon de la farce.
A Voce Rivolta!






















































