Comédies

14 février 2019

Orange pourrie

logo-orange

 

 

 

 

 

 

 

Deux malheureux et innocents têtards extirpés à l’insu de leur plein gré du marigot natal.

Errant parmi ces rues de Montpellier qui jalonnent l’avenue de la Mort Subite.

A la recherche d’une fibre optique qui avait cessé d’émettre ses ondes internauticiennes trois jours auparavant.

En vain.

Désespérés les deux têtards nés d’un croisement contre-nature entre un Orangiste patenté et une vulgaire fripouille appartenant à la famille des sous-traitants (soit donc des ilotes).

La dite fibre optique se dissimule dans un quelque part inaccessible.

Du moins inaccessible aux deux innocents têtards.

Qui renoncèrent à l’heure crépusculaire à l’accomplissement de la mission qui leur avait été confiée.

Le quartier qui jouxte, à Montpellier, l’avenue de la Mort Subite, est donc toujours privé de l’usage de toutes les fonctions des machineries électroniquantes.

Quatrième jour.

Les Orangistes s’en contrefoutent.

Leur seule préoccupation consiste à accumuler les liasses de billets de cent euros qu’ils confieront aux actionnaires dont les appétits dépassent l’entendement.

Les voici désormais transformés en téléphonistes/banquouilleurs.

Une défaillance de la fibre optique dans un quartier déshérité de la sous-préfecture occitane ne relève donc, à leurs yeux, que de l’anecdote.

Posté par Palavazouilleux à 15:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 janvier 2019

Avenue de la Mort Subite

av_toulouse_generale

 

On y meurt allégrement.

D’où ma suggestion : débaptiser l’avenue qui porte le nom de la capitale de l’Occitanie et l’affubler d’une nouvelle dénomination, « Avenue de la Mort Subite ».

Ce samedi 19 janvier, l’indicible a été outrepassé : un jeune homme de trente ans est mort.

L’antépénultième accident sur cette avenue, un accident « fatal » comme cela se dit parfois.

Sauf que la fatalité n’a rien à voir avec ce drame qui succède à tant d’autres (j’en décompte déjà quatre ou cinq depuis mon installation dans l’environnement de la dite avenue).

Le toboggan est en effet emprunté à grande vitesse par nombre d’engins motorisés dont les pilotes sont pressés d’atteindre le cœur de la cité.

Camions, camionnettes, cercueils à roulettes, deux roues motorisées ou non.

Une déferlante, y compris et surtout aux heures dites de pointe.

Au grand dam du piéton pour qui les tentatives de traversée de l’avenue et de ses annexes relèvent de la prouesse.

La mort rôde en permanence en ce secteur d’important transit.
Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer durant quelques minutes, le comportement de celles et ceux qui deviennent, et à l’insu de leur plein gré, de potentiels tueurs.

Sans que cela émeuve la puissance publique.

J’entends par là le Grand Métropolitain et ses Obligés, mais aussi le Préfet censé assurer la sécurité des usagers et riverains.

Pire !

La puissance publique confère aux usagers une priorité exclusive.

Rien ne doit entraver le rush des engins roulants.

Vitesses excessives.Mo

Rugissements des moteurs.

Hurlements des klaxons (à l’instar de ceux dont font un usage inconsidéré les pilotes des engins pilotés par les flics, les pandores, les geôliers…)

Une excitation qui finit parfois par inspirer et déteindre sur le comportement des automobilistes d’ordinaire les plus sages.

Les responsables de ces comportements aberrants sont à chercher d’abord et avant tout du côté du Grand Métropolitain et du Préfet de l’Hérault.

L’avenue qui conduit de la Grande Merdouille jusqu’à la nasse qui se referme dès les premiers mètres de l’avenue Clémenceau (six), cette avenue échappe à toute vision de la ville à dimension humaine.

Elle n’est qu’un dégorgeoir qui conjugue le déferlement anarchique des engins motorisés à une occupation autant irraisonnée qu’irréfléchie des sols qui se libèrent.

Les affairistes, empileurs de dalles de béton, y greffent leurs malfaisances à la laideur de leurs réalisations.

Avec l’assentiment du Grand Métropolitain (qui exerça au mitan de sa carrière politique les fonctions de maire-adjoint à l’urbanisme !)

Combien de morts à venir sur ce toboggan infernal ?

A quand des aménagements de première urgence qui assureraient la sécurité de toutes celles et ceux qui empruntent, parce qu’ils n’ont pas d’autres choix, cette voie de circulation ?

Avant, il n’est nullement interdit de rêver, une réhabilitation d’un secteur livré à plus pernicieuse mais aussi la plus sanglante des violences ?

Posté par Palavazouilleux à 14:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 janvier 2019

Le temps des bouffons....

<iframe src="https://player.vimeo.com/video/308560261" width="640" height="474" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

 

Un film qui parle d'aujourd'hui.....

Posté par Palavazouilleux à 15:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

02 janvier 2019

VOEUX

HPIM0764

 

 

L’an nouveau, paraît-il.

Dont je sais, à force d’avoir trop vécu, qu’il ne sera que la morne continuation de ceux qui le précédèrent.

Je veux dire dans le vivre ensemble, dans le res publica.

Dans ce que détruisent dans un même élan dévastateur Foutriquet 1° et ses obligés, chantres d’une religion qui n’en finit plus de confiner l’humain dans sa seule animalité.

J’aimerais en ces temps de formulation des vœux faire miens ceux que Brel exprima en janvier 1968.

 

« Je vous souhaite

des rêves à n’en plus finir

et l’envie furieuse

d’en réaliser quelques-uns

Je vous souhaite

d’aimer ce qu’il faut aimer

et d’oublier ce qu’il faut oublier

Je vous souhaite

des passions

Je vous souhaite

des silences

Je vous souhaite

des chants d’oiseau au réveil

et des rires d’enfants

Je vous souhaite

de résister à l’enlisement

à l’indifférence

aux vertus négatives

de notre époque

Je vous souhaite

surtout

d’être vous »

 

Je sais, parce que j’ai vécu, que ces vœux-là, dans ce monde si cruel et si violent, relèvent, pour tant d’êtres humains, de l’inaccessible.

Que c’est pour eux que point il faut abdiquer.

Que je n’efface pas les mots de Brel de ma mémoire.

Qu’il m’advient en ce jour de la formulation de les adosser aux vers d’Aragon.

Et de vous les murmurer.

 

"Du peu de mots d’aimer j’ai peine

Qui fait que la phrase me faut

Je ne sais rien voir que mes veines

Et m’est la parole inhumaine

Comme blessé le blé la faux

 

Du peu de mots d’aimer j’ai doute

De ce qu’est l’amour exprimé

Je suis le mendiant des routes

Personne ma chanson n’écoute

N’entend le peu de mots d’aimer

 

Du peu de mots toujours les mêmes

Qui font semblables les amants

Et plus encore les poèmes

A rougir de dire je t’aime

Comment se contenter comment

 

Du peu de mots d’aimer que faire

Battez les cartes des nuées

Le jeu du ciel ou de l’enfer

A vivre ou mourir ne diffère

Les mots sont des oiseaux tués »

 

 

 

 

PACE E SALUTE

 

Posté par Palavazouilleux à 15:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 décembre 2018

Piétons tontaine et tonton

DSCN5425

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En la sous-préfecture de l’Occitanie, cette cité florissante sur laquelle règne un habile manieur de l’équerre et du compas, le piéton est roi.

Du moins selon la thèse officielle complaisamment relayée sur papier glacé dans les pages des bulletins mensuels réalisés par les services de propagande chargés de chanter la gloire du maire de Montpellier et du Président de Montpellier Métropole.

Dans les rues dites piétonnes, le marcheur affronte cependant la virulente concurrence des cyclistes, des trottinettistes et autres possesseurs d’engins bizarres, des adeptes des deux-roues motorisés qui, tous, s’affichent prioritaires au cœur de ces espaces pourtant dédiés à l’individu mâle ou femelle qui entend y flâner selon son bon plaisir de marcheur.

Toutefois, il y a pire.

Lorsque vous vous hasardez en tant que piéton hors des espaces qui vous sont a priori consacrés.

Lorsque vous tentez de vivre la ville avec toute la modération qui sied à un vieillard.

Un exemple ô combien significatif.

Depuis quelques semaines, la fréquentation du trottoir adjacent à l’avenue de Toulouse (en direction de l’avenue Clémenceau) est devenue une entreprise périlleuse.

Au niveau de rue François Mireur, là où un empileur de dalles de béton se prépare à ériger, à l’intention de quasiment pauvres, ce que ce bâtisseur ose appeler une « résidence ».

(Montpellier et son Grand Métropolitain développent une curieuse habitude : celle de récupérer partout où ils se présentent des espaces devenus vacants puis de les concéder, avec toutes les autorisations afférentes, à des érecteurs d’abominations architecturales…)

Les photos sont éloquentes.

Vous arpentez paisiblement le trottoir de l’avenue de Toulouse ci-dessus mentionné.

Et voilà que tout-à-coup, une dizaine de mètres avant d’atteindre la rue François Mireur, vous êtes arrêté par une sorte de mur provisoire qui vous intime l’ordre de vous arrêter puis de faire demi-tour et de traverser l’avenue via un de ces passages prétendument protégés (mais qui dans les faits ne le sont guère face à la furie délirante de tant de pilotes de cercueils à roulettes et de motocyclistes rugissant).

Qui a pris l’initiative d’une telle aberration ?

L’empileur de dalles dé béton dont il serait par ailleurs intéressant de savoir si son occupation du domaine public répond aux règles qui prévalent pour une telle occupation ?

Les services publics placés sous la tutelle du Grand Métropolitain ?

Les services de l’Etat ?

Les uns autant que les autres démontrant à quel point ils méprisent cette anomalie qu’est le piéton dans une société qui continue à vouer un culte imbécile et mortifère aux engins motorisés ?

Selon mes observations, la quasi-totalité des bipèdes qui empruntent ce trottoir se contrefichent comme de l’an quarante du panneau à la tonalité pourtant comminatoire.

Ils poursuivent leur marche en avant.

A leurs risques et périls.

Ils persévèrent.

Mais afin de préserver leur propre sécurité, peut-être devraient-ils s’inspirer de l’action de certains porteurs de gilets et bloquer la circulation sur cette avenue où les engins motorisés ignorent les contraintes.

Une façon comme une autre d’obliger la puissance publique et l’empileur de dalles de béton à respecter le droit du piéton à circuler librement et en toute sécurité.

En neutralisant une voie de circulation, par exemple.

 

DSCN5422