Comédies

10 décembre 2016

Insoumis

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Survivent en moi des formes peut-être infantiles du masochisme.

L’achat de la Jofrinette, par exemple.

Chaque samedi.

Avec une seule, une unique motivation : retrouver Philippe Lançon.

Attente souvent déçue, ce que je comprends, après tout ce qu’endura lev critique littéraire lors de l’attentat contre Charly Hebdo...

Mais bon, les pages « Livres » offrent parfois des découvertes que le Vieux Lecteur introduit parmi ses notes (très) personnelles.

Des pages « Livres » paraissent le samedi.

Dans cette Jofrinette qui se vend deux euros et soixante-dix centimes.

Excusez du peu !

Une Jofrinette qui en ce samedi 10 décembre titre : « LES INSOUMIS DE LA PRIMAIRE ».

(Et non « LES PRIMITIFS INSOUMIS » !)

Et qui que l’on voit sur les deux clichés quadricomiques quasiment entremêlés ?

Un ancien commis de la banque Rothschild et un presque toujours militant de l’OCI.

L’un et l’autre candidats autoproclamés.

L’un et l’autre Sauveurs Suprêmes d’une nation en voie de perdition.

Césars et Tribuns installés sur les tréteaux où se joue la Farce électorale.

Engagés l’un et l’autre avec la véhémence qui sied aux hommes de farouches et inébranlables convictions dans le combat au terme duquel la France (oui, vous avez bien lu, la France !) se dotera d’un nouveau Monarque (doté d’un contrat à durée déterminée).

La Jofrinette s’extasie.

Le Valet de chambre du sieur Drahi (Patrick) a mobilisé ses maigres troupes rédactionnelles, quelques acnéiques chichement rétribués.

Le Lecteur quant à lui est sommé de prendre pour argent comptant (deux euros et soixante dix centimes, je le rappelle) le galimatias qui loue les vertus des deux insoumis.

Et, par voie de conséquence, laisser croire, ne serait-ce que fugitivement, que la Jofrinette reste le quotidien de la gauche, rebelle et insoumis.

J’ai parcouru.

Les pages « Livres » m’ont donné l’envie de découvrir un écrivain allemand, Christoph Hein (dont la ressemblance, celle du visage, avec Günther Grass est saisissante !).

Les autres pages ?

A peine effleurées, si peu lues, mais tout de même imprégnantes pour me conforter dans ma volonté de participer à l’abolition de la monarchie.

En usant de mes antiques ciseaux, j’ai donc coupé, en une de la Jofrinette, deux têtes : celle de l’ancien commis de la banque Rothschild et celle du presque toujours militant de l’OCI.

L’hécatombe symbolique à laquelle j’entends me livrer ne fait que commencer.

 

A Voce Rivolta !

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08 décembre 2016

Mossoul

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Il y a les guerres excessivement sales et les guerres immodérément propres.

Il y a les guerres totalement immorales et les guerres remarquablement morales.

Je résume : Alep et Mossoul.

A Alep, ces salopards de Russes, d’Iraniens et de je ne sais quoi d’autres massacrent sans vergogne d’innocentes victimes civiles - sans que les milices constituées d’éminents démocrates (dont quelques résidus de groupuscules inféodés aux fous d’Allah soient en mesure de faire usage de leurs armes américaines pour leur porter assistance -.

A Mossoul, ces si généreux Ricains, Franchouillards, Teutons et je ne sais qui d’autres aident dans un même mouvement  les valeureuses troupes irakiennes à la reconquête de la cité et à l’éradication définitive d’autres fous d’Allah (et cela avant l’instauration d’une démocratie quasiment parfaite).

A Alep, des centaines, des milliers de morts, le sang, la ruine, l’anéantissement.

Dommages collatéraux des bombardements perpétrés par l’aviation russe.

A Mossoul…

A Mossoul ?

Là, je ressens comme un malaise.

Depuis bientôt trois semaines, la rétention de l’information outrepasse les bornes du mutisme.

Rien, ou si peu qu’il m’advient de m’interroger : la ville aurait-elle été reconquise par la glorieuse armée irakienne sans que la nouvelle s’en soit répandue ?

J’entends encore les fanfares miltaro-médiatiques le jour où l’assaut débuta.

Je vois encore les oriflammes brandis par ceux qui se déclaraient prêts à sacrifier leur vie pour que triomphent et la liberté et la démocratie.

(Notez que quasiment personne n’évoque le pétrole…)

Et puis, d’un coup d’un seul, le silence.

Le silence médiatique.

Au pays du Roi François, Chef des Armées et lui-même porteur d’oriflamme.

Elles avancent ? Elles reculent ?

Les troupes irakiennes…

Mystère.

Les bombardements ?

Le vacarme des explosions ne parvient pas jusqu’à Paris.

Donc inutile de traiter des dommages collatéraux.

Des centaines, des milliers de morts, le sang, la ruine, l’anéantissement ?

Aucun communiqué.

Les Médiatouilleurs envoyés sur le théâtre des opérations somnolent dans des luxueuses chambres d’hôtels dans l’attente que des militaires veuillent bien leur transmettre les déclarations officielles qu’ils liront ensuite en usant de cette voix affectée propre à ceux qui côtoient la souffrance et la mort.

En attendant, ils naviguent, ces irréprochables Médiatouilleurs, sur les eaux glauques de l’Internet à la recherche d’improbables informations.

Rien.

Le néant.

Donc l’ignorance.

L’obstination à ne plus rien dire, à ne plus rien écrire, à ne surtout rien montrer.

Le sang, la merde, la mort.

Ah si, tout de même, un court pavé dans le Canard de cette semaine.

« … en novembre, 1959 tués et 450 blessés au sein des forces irakiennes et kurdes. »

Une précision chiffrée assortie (tout de même !) d’une interrogation : « Quant aux dommages collatéraux provoqués par les raids aériens de la coalition, ils s’élèvent à plus du double des estimations prévues, dit-on. Et, là, aucun chiffre. »

Il serait peut-être temps que le Muguet Nantais, ci-devant toujours ministre des étranges affaires étrangères et humaniste notoire, oriente durant quelques instants son regard vers Mossoul, ne serait-ce que pour entrapercevoir une réalité qui ne doit guère se différencier de celle d’Alep.

 

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03 décembre 2016

Sauramps

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La racolaison est en principe interdite sur la voie publique.

Sauf que ce matin-même je fus abordé du côté des halles par une jeunette si peu et si court vêtue que je fus tout de même pris de pitié pour elle.

Tant la froidure humide s’insinuait partout en cette matinée de décembre.

« Venez, venez mon bon Monsieur », m’implora-t-elle.

« Venez contempler les tétonnantes missouillettes qui représenteront sur la place de la Comédie la subliminale beauté de la féminitude franchouillarde ! »

De tétonnantes missouillettes !

Exhibées devant des badauds.

Par un jour d’intempestifs frimas.

Un comble, non ?

Voilà donc les formes particulières de soutien aux mouvements féministes que le Grand Métropolitain propose à ses Mandants.

Mais qu’attendre d’autre de cet ancien arracheur de dents ?

Un cadeau somptueux offert à Loulou, c’est vrai.

Un écrin de verdure ceint de pacquage à veaux.

Doublement payé par les contribuables eux-mêmes métropolitains.

(L’arête de baleine me reste en travers de la gorge !)

Alors qu’aujourd’hui même, samedi 3 décembre, la Bayletterie annonce la mort imminente d’une librairie.

La librairie Sauramps.

Le temple montpelliérain du livre.

Certes, il est vrai que le camarade Sevestre, fidèle parmi les fidèles de l’Imperator, ne se fit guère violence et accéda autrefois sans trop baragouiner aux exigences de celui qui régnait alors sur les Provinces du Languedoc.

« Jean-Marie, mon féal, j’ai un urgent besoin d’une librairie à Odysseum. Un peu de culture ne peut nuire aux peuplades qui dépensent allégrement leurs maigres revenus chez les faiseurs d’illusions ! »

« Bien, Mon Seigneur ! Fort bien ! »

Jean-Marie érigea illico sa seconde librairie entre une épicerie en très très gros et des marchands de chiffonnerries.

Lui qui avait tant trimé pour l’érection de la première !

En centre ville.

Jean-Marie ne ménagea pas sa peine.

« Jean-Marie, mon féal, mes deux Pourcelets manquent d’attrayante compagnie dans l’environnement du Musée. Ouvrez-moi une boutique où les contemplateurs des beaux arts cherchent en vain ouvrages et catalogues. »

« Fort bien, Mon Seigneur ! J’y cours ! »

Jean-Marie ouvrit boutique au musée Fabre.

Alors que sa vraie librairie, son enfant, sa création, son sur-moi ne se trouvait qu’à quelques encablures du dit Musée.

Mais comment ne pas complaire à son Seigneur ?

Sinon en prenant le risque de se retrouver sur la paille.

Sauf qu’en dépit de tout cela et même d’un peu plus, Jean-Marie se retrouve bel et bien sur la paille.

De sombres nuées planent non point tant sur son ciel à lui qui a fait carrière que sur celui de tous les braves gens qui œuvrent à son service.

(Bien qu’il ait confié la direction de l’entreprise à un fils de notable, notable certes révoqué par la populace, mais qui fut longtemps en cours chez les Solférinistes et qui depuis son éviction rédige ses mémoires, à Cournonsec, dans un inconfortable abri de jardinier ouvert à tous les vents…)

J’écris « braves gens ».

Je connais quelques-uns d’entre eux.

Puisque je suis un Lecteur et que la librairie m’est une demeure conviviale que j’affectionne.

Ces « braves gens » que j’y rencontre se montrent toujours courtois, disponibles, affables, souriants.

Et la plupart du temps, ils me révèlent une qualité à mes yeux inestimable : l’amour de leur travail.

Les voilà aujourd’hui les victimes du processus qui semble, selon le plumitif de la Bayletterie, inexorable : le placement en redressement judiciaire.

L’anéantissement de leur outil de travail.

Au moment même où le Grand Métropolitain fait cadeau à Loulou d’un stade qui coûtera très cher aux contribuables, alors même que Loulou n’a pu s’enrichir qu’avec l’argent de ces mêmes contribuables !

N’y aurait-il pas une sorte d’os dans le fromage ?

Ce bon Loulou qui presse le Grand Métropolitain de lui confier très vite les clés du beau stade flambant neuf.

Car il sait, ce bon Loulou, que le temps lui est compté.

Et qu’il tient à admirer les évolutions de ses danseuses légères dans la nouvelle enceinte.

Une librairie se meurt.

De combien aurait-elle besoin en euros sonnants et trébuchants pour apurer ses comptes ?

Quel pourcentage de la faramineuse dépense destinée au cadeau qui réjouit tant Loulou ?

Pour que survive l’intelligence ?

Hein ?

Juste une aumône publique ?

Dont j’ai l’outrecuidance d’affirmer qu’elle serait bien plus utile au Bien Public que ces enceintes dites sportives qui concourent, elles, à l’abrutissement des « masses »

Un choix politique.

Qui ne réclame qu’un peu de courage.

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02 décembre 2016

Stadaisons

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Pour Loulou, c’est donc Noël avant l’heure.

Loulou qui a déjà droit à son cadeau.

Un beau stade tout neuf.

Dans un quartier tout neuf.

Avec une gare toute neuve.

Ainsi en a décidé le Grand Métropolitain.

Ce démocrate récessif qui se potentatise chaque jour un peu plus, avec la farouche obstination du Valet qui a enfin endossé les beaux atours du Maître.

Un beau stade flambant neuf érigé dans une zone modestement inondable alors que le vieux stade pourrissait, lui, dans une zone excessivement inondable.

Je hurle.

De colère et non de dépit.

Contre ce cadeau.

Un cadeau que rien ne justifie.

Et qui outrage les contribuables.

Un bref, un très rappel.

1)   C’est Loulou et lui seul qui a décidé de faire évoluer sur de vertes pelouses une troupe de danseuses légères généreusement rétribuées.

2)   Si Loulou est en mesure de s’offrir ce genre de menus plaisirs, c’est que tombent chaque année dans son escarcelle les zeuros que chaque contribuable du cru est contraint de payer au titre du ramassage des « ordures ménagères », des zeuros qui sont collectés par la puissance publique, celle-là même que le Grand Métropolitain est censé représenter.

3)   Il appartient à Loulou de financer tous ses menus plaisirs sur sa fortune personnelle, y compris les verdoyantes enceintes au cœur desquelles évolue le corps de ballet spécialisé dans le foutreballe.

4)   Le partenariat public/privé défendu par le Grand Métropolitain n’est qu’un leurre ; pour s’en convaincre, il suffit d’interroger les contribuables bordelais et niçois qui furent confrontés il n’y a pas si longtemps que cela à ce genre de foutaise.

5)   Il serait donc judicieux que le peuple des éternels cocus entreprenne les démarches signifiant au Grand Métropolitain que trop, c’est trop, et qu’il est temps d’en revenir à un usage raisonnable de l’argent public.

D’autant plus judicieux que le Grand Métropolitain, dans un maniement totalement incohérent de l’équerre et du compas, devient également le Grand Privatiseur.

De manière sournoise, peut-être, mais déterminée.

Celle qui fait d’ores et déjà de lui leGrand Détricoteur du Service Public.

 

Un Grand Détricoteur dont j’apprends, via la Bayletterie, qu’il ne s’est pas fait un ami de Mohed Altrad, richissime entrepreneur doté d’une classe et d’une élégance que ce pôvre Loulou est incapable d’envier.

Mohed Altrad s’est offert, lui, une compagnie de freluquets qui se livrent à de farouches combats, dans une autre enceinte verdoyante pour la conquête d’un ballon ovale.

Le Grand Métropolitain aurait menti à Mohed Altrad, lequel s’en indigne.

Une quasi pleine page dans la Bayletterie (le quotidien de l’indignité journalistique !)

« Monsieur Saurel n’a aucun scrupule à ne pas tenir ses engagements. »

Eh oui.

Les scrupules n’étouffent pas l’arracheur de dents.

Qui l’a encore démontré, avec les conseils éclairés de son épicier en art contemporain, dans la dénomination de la boutique qui faillit être celle des nostalgies coloniales !

Mon petit MD (je fais référence à tes fèces de bouc), nous ne sommes plus dans le temps de la régression, nous nous engageons dans celui de l’anéantissement !

 

 

Mortibus

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Hier, Roi François cadavéré !

Après Roi Nicolas.

Lui aussi cadavéré !

Bien après Roi Jacoucouille !

Complètement cadavéré !

Tous Rois de France, cadavéré !

Charnier de Rois.

Et tout plein de fleurs de lys dans bouteilles de Caca Cola !

Peuple chanter : « Le Roi est mort, vive le Roi ! »

Juste coglione pleurer sur dépouille même pas vermifugée.

Peuple asticoter cadavre.

Coglione tordre mains et implorer mannes de Guy Mollet.

Hier soir, jeudi 1 décembre.

Je somnolais, peu inspiré il est vrai par la lecture d’une récente étude réalisée par Brigitte Lahaye et intitulée « L’érotisme en Ouzbékistan ».

Quant tout-à-coup l’écran de ma machinerie informatique se tricolorisa.

« Le Roi François cause dans la poste ! »

Inutile que je résumasse à votre intention la dite causerie.

Vous savez.

Le Roi François a lu devant le Peuple des Médusables son propre avis de décès.

Paix à ses cendres.

Mais de grâce, que cessent les simagrées.

Où donc se situe-t-elle cette dignité que tant de féaux et d’inconséquents laudateurs prêtent au Monarque défunt ?

Dans cette fuite face à ce que n’aurait pas manqué de lui signifier le Peuple Souverain au printemps prochain ?

Le Peuple sait qu’il a vécu le mensonge, la trahison, la félonie.

Entouré de ses conseillers et de ses communicants, le Souverain alors moribond avait compris depuis belle lurette qu’il lui serait impossible d’échapper à l’échafaud.

A ce point douillet, il a choisi d’anticiper et donc avalé un grand bol de mort aux rats diluée dans du vin de messe.

Puis il a causé dans le poste.

Un faire-part tout plein d’enluminures.

Reste aujourd’hui la question du devenir de la Monarchie.

La question que n’a évidemment pas posée le cadavéré.

Puisqu’il a adoubé le Comte d’Evry, et que Manuel se travestira en toute hâte d’une légitimité factice.

Les coglione, eux, chantent les vertus des prétendants.

Le Montebourgeois, le falot Hamont de Vénus, les quelques autres si empressés à faire don de leur personne à un pays en voie de dépérissement définitif.

Alors que la survie de ce pays passe nécessairement par l’abolition définitive de la Monarchie.

Cette Monarchie aux mamelles de laquelle ils ont tous tété.

Réduit à l’état de cadavéré, le Roi François crée un vide lourd de menaces fascistoîdes.

Y compris celles provenant du camp de l’En Allant.

Le contexte est favorable aux plus abjectes des manœuvres.

Et le Comte d’Evry qui fut formaté par les Mnéfieux a déjà démontré ses exceptionnelles capacités à surfer sur les peurs collectives.

Les temps à venir me semblent infiniment redoutables.

 

Posté par Palavazouilleux à 14:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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