Comédies

04 juillet 2018

Sur le silence

Soulages

 

Immobile.

Rigidifié.

Enclos entre des murs qui absorbent l’étouffante chaleur de l’été.

Châtré.

Privé de l’envie d’écrire.

A quoi bon hurler à l’intention des troupeaux de veaux qui n’entendent rien à rien.

Des troupeaux qui cheminent parmi les herbages factices où les parquent ceux qui confinent leur avenir dans le renoncement.

Emasculé.

Ballotté au cœur de l’une de ces dépressions qui obscurcissent le peu du ciel que j’avais pris l’habitude d’observer.

Ne me restent que les livres, la rencontre quotidienne avec les écrivains, ces gens dont la parole parvient encore à m’émouvoir.

Un monde qui ne cesse de s’ouvrir à moi.

Un monde peuplé de femmes et d’hommes en proie à des convulsions qui reflètent leurs souffrances.

Différents, mais si proches.

Tout autant qu’ils le sont des personnages des romans lus et relus en ce temps si – trop – lointains de mes vingt ans.

La boucle bouclée.

J’entends, j’écoute Brel.

« Mourir cela n'est rien
Mourir la belle affaire
Mais vieillir...
Ô vieillir »

 

 

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22 juin 2018

Eldorado?

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Le Grand Métropolitain n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Dans son bulletin de propagande (juin 2018), il reprend à son compte des données de l’Urssaf : « … plus de 5000 emplois ont été créés dans la métropole l’an dernier ».

Prodigieux, non ?

Des données « officielles » que je ne conteste donc pas.

Mais si l’Hercule des Foires électorales était animé par la volonté d’informer « honnêtement » ses mandants, il aurait repris, en parallèle, d’autres données fournies elles aussi, je n’en doute pas un seul instant, par la même Urssaf.

Celles qui concernent, durant la même période et sur le même territoire, le nombre des emplois « détruits ».

Nombre qui lui aussi ne doit pas être négligeable.

Tant il semble avéré que les chômeurs forment toujours de conséquents bataillons au cœur de cet avenant fourre-tout métropolitain où tout n’est que luxe, calme et volupté.

Mais ceux-là, il est indécent de les évoquer.

Les Invisibles.

 

Un Gazouillis évoque la rencontre du Grand Métropolitain et de Jupiter. Une rencontre dont il ressort, selon les propos de celui qui avait promis, juré d’être le maire à plein temps de la ville de Montpellier, « (qu’) il vaut mieux un mec intelligent de droite qu’un con de gauche. »

Un ancien commis de banque, camouflé dans des poubelles certain soir de négociation concernant la vente du Monde à un trio d’affairistes camouflés en Solférinistes potentiels d’un côté ?

Un arracheur de dents tenu en laisse par l’Imperator durant tant d’années de l’autre, puisque celui-ci fait encore usage d’un vocable dont, de toute évidence, le sens lui échappe.

06 juin 2018

Baballe

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Sinistres Enarchiants !

Dont ce Monarque façonné par les Banquouilleurs et que des troupeaux de veaux propulsèrent sur le Trône.

(Médiocre personnage qui lors de l’un des épisodes de la revente du Monde à un trio d’individus affichant leur insolente réussite économique trouva refuge dans des poubelles afin d’échapper à la curiosité de quelques journalistes !)

Foutriquet 1° visita ce dernier mardi la troupe des danseuses légères censée représenter sa France lors du grand raout international qui aura pour théâtre la Russie du pourtant infréquentable Poutine.

(Là point d’émotion ni donc d’indignation ! La soumission à Coca-Cola, Adidas et autres avatars du capitalisme mortifère ne tolérerait aucun manquement, aucune absence à Moscou de ces Puissants rabougris qui feignent de diriger le Monde !)

Les danseuses légères franchouillardes.

Payées à prix d’or pour jouer à la baballe sur des pelouses entretenues par des jardiniers émérites.

(Pelouses où les Veaux sont interdits de séjour, bien que ces pelouses fussent en d’autres circonstances leur domaine de prédilection.)

Un bon mois de spectacle.

Les Veaux émerveillés.

Qui applaudissent déjà à tout rompre.

L’engourdissement des esprits.

L’assoupissement des consciences.

De la bibine amère, du pastis frelaté, des chips et des saucisses.

Du pain et des jeux.

Panem et circenses.

Freluquet 1° a tenu discours devant les danseuses légères : «J'ai confiance en vous. Le pays a confiance en vous. Vous avez un super coach, une super équipe. Faites-nous rêver, emmenez-nous très loin. J'espère vous retrouver dès le 10 juillet.»

Démagogie.

Populisme.

Le fond du tréfonds (ou l‘inverse).

L’ignominie.

Mais la Médiatouillerie applaudit.

Les Veaux somnolent.

Les Barbares ont déjà investi nos cités.

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Instruction Publique

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Mardi soir.

Les enfants d’une école publique de Montpellier, rassemblés en une impressionnante chorale, offrirent à leurs parents (et grands-parents) un tour de chant éclectique, comme un voyage autour du monde.

Pour réunir tant de belles jeunesses, il était nécessaire de leur trouver un lieu approprié.

En leur grande générosité, les édiles locaux leur accordèrent le droit d’occuper la salle de spectacle de l’ancienne mairie.

La salle Pagézy.

Une salle bruyante, inconfortable, dans la proximité de la « French Tech » (sorte de miroir provisoire des technologies périssables).

Les enfants ne ménagèrent pas leur peine.

Assistés des enseignants qui s’étaient engagés pleinement dans cette belle aventure.

Bravo !

Quant aux édiles locaux, ils brillèrent par leur absence.

Point de Grand Métropolitain ni de maire-adjoint à l’instruction publique.

(Je garde une affection particulière pour cette dénomination d’autrefois d’une si noble fonction !)

Point de pot offert aux enfants et (éventuellement) à leurs enseignants.

Des parents « réquisitionnés » pour ranger les sièges à l’issue du spectacle.

Une générosité d’un genre nouveau de la part du Grand Métropolitain qui si longtemps fréquenta les Solférinistes et mania avec cette dextérité qui caractérise les arracheurs de dents l’équerre et le compas.

Aucun geste de reconnaissance à l’égard de l’école publique.

Alors que l’Hercule des Foires électorales et ses Féaux viennent de consentir un cadeau plus que conséquent aux écoles confessionnelles.

Deux poids deux mesures.

Un révélateur ô combien éloquent du vrai positionnement politique de notre Bourgmestre : la droite n’a nullement besoin de se préparer aux prochaines échéances électorales, un homme à elle est déjà dans la place.

 

 

Rapide détour chez Sauramps lors de mon cheminement vers l’ancienne mairie. Non pour acquérir des livres : le divorce est consommé. Mais pour respirer l’ambiance. Plutôt morose. La Stasi maison ne m’a pas interpellé. Et pour cause : je m’étais privé de mon cartable.

Les Nouveaux Maîtres des lieux n’ont peut-être pas l’intention de pérenniser la librairie. Une lecture en diagonale d’une récente édition de la Gazette m’incite à penser qu’ils ne tarderont pas à la transformer en quelque chose d’autre. Une boutique « tendance » ayant vocation à capter la clientèle robotique, là où le livre sera réduit à l’accessoire, voire même au superflu.

05 juin 2018

Paluches

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Le club de rugby de la Préfecture du Tarn a vaincu fort logiquement celui d’un banal chef-lieu de canton de l’Hérault.

Au grand dam du Grand Echafaudeur mais pour la plus grande joie (à peine dissimulée ?) du Grand Métropolitain qui règne sur le chef-lieu de canton.

Ce qui ne relève que de l’insignifiant.

La politique étant devenue chose insignifiante.

(Tout comme le rugby désormais régi par des Affairistes !)

J’ai observé l’épisode comique qui préluda à l’affrontement des deux clubs sur la pelouse du stade que l’on dit de France (allez savoir pourquoi ?).

Les joueurs alignés en rang d’oignons.

Des joueurs dont les puissantes paluches sont palpées par le Monarque.

Les jolies mimines manucurées du Monarque.

Que pas un des vaillants gaillards prêts à en découdre dans d’homériques mêlées n’eut l’idée de broyer benoitement.

Juste pour vérifier comment s’écrit la souffrance sur le visage du dit Monarque, ancien commis des Banquiers.

Foutriquet 1° se la joua viril et couillu devant tous ces garçons dont une bonne moitié est constituée de travailleurs immigrés (quoique richement payés) venus de l’hémisphère sud.

(J’use de l’adjectif « couillu » puisqu’il est, depuis quelques jours, celui qui ornemente les échanges communicationnels entre deux anciens solférinistes : le Grand Métropolitain de Montpellier et l’Adjudant-chef chargé par Foutriquet 1° de faire marcher, au pas et vers l’arrière, la meute des Godillots !)

Populiste.

Démagogue.

Racoleur.

Spectacle indigne.

Mais si conforme aux triviales exigences de la Raie Publique.