Comédies

19 août 2017

Une femme douce

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Un film.

Qui me fut présenté tel un chef d’œuvre.

« Une femme douce ».

Un film russe, puisque l’auteur est originaire de Russie.

Un film que j’ai vu avec la conviction que j’allais découvrir un chef d’œuvre, tant l’enthousiasme de celles et ceux qui le « critiquèrent » atteignit parfois au paroxysme.

J’ai vu un presque chef d’œuvre formel.

Mais j’ai également vu un produit idéologiquement douteux.

Un produit conforme aux attentes de ceux qui en financèrent la réalisation.

Des gens de par chez nous.

Un film qui affiche sans vergogne mépris et haine à l’encontre du peuple russe.

Un peuple que le réalisateur présente en permanence comme un ramassis d’ivrognes, de feignants, de demeurés, d’assoupis.

(Terrible et effroyable scène que celle de la salle d’attente et des voyageurs agglutinés les uns contre les autres, ensommeillés, repliés sur eux-mêmes, sur leur solitude désespérée…)

Nulle lueur d’espoir.

Aucune présence qui puisse laisser imaginer que dans ce monde-là, si tant est que ce monde-là soit une représentation peu ou prou fidèle des réalités russes, survivent quelques parcelles d’humanité.

Comme si ce peuple russe était à l’image de ceux qui le dirigent.

Lesquels, soit-il rappelé en passant, ne sont guère différents de ceux qui nous dirigent.

La femme douce ?

Une « héroïne » passive, résignée, soumise.

Jusque dans le plus atroce de ses rêves.

Donc un film dont les relents me valent encore de stupéfiantes nausées, quarante-huit heures après avoir quitté la salle de sa projection.

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La nasse

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(Source: "L'Humanité")

 

La nasse.

Plus que jamais refermée.

Libertés abolies.

Ne me reste que l’usage de leurs pâles, leurs fades, leurs inconsistantes représentations.

Y compris lorsqu’il s’agit de hurler contre le massacre des innocents.

Les charognards mènent le bal.

J’observais les images venues de Barcelone où de nouveau le crime fut perpétré.

Les images des manifestations dites officielles.

Les « mal pensant » aux côtés des ennemis des peuples.

Puisqu’il est nécessaire, paraît-il, de faire front contre l’ennemi commun.

Le peuple uni contre la barbarie.

Qui n’aurait donc pas d’autre choix, ce peuple, que de se mettre en représentation aux côtés de ses ennemis.

Dont ce corrompu notoire qui dirige le gouvernement espagnol.

La nasse.

La soumission.

Ce à quoi je ne puis me résoudre.

Je fais mien les propos du Comité Invisible (« Maintenant », Editions La Fabrique)

« La confusion a une valeur stratégique. Elle n’est p)as de hasard. Elle éparpille les volontés et leur interdit de se rassembler à nouveau. Elle a le goût de cendre de la défaite alors que la bataille n’a pas encore eu lieu et n’aura probablement jamais lieu. Chacun des attentats récents en France était suivi d’une traîne de confusion, que venait opportunément accroître le discours gouvernemental à leur sujet. Ceux qui revendiquent ces attentats, ceux qui appellent à la guerre contre ceux qui les revendiquent, tous ont intérêt à notre confusion. Quant à ceux qui les exécutent, ils en sont bien souvent les enfants – les enfants de la confusion. »

Posté par Palavazouilleux à 14:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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16 août 2017

Une vie violente

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Je n’évoque que très rarement les films que je m’en vais voir dans l’unique salle qui me paraisse digne de m’accueillir en cette ville de Montpellier où me conduisirent les hasards de l’existence (et non point la canaille de Potentat qui s’en est fait le maquereau plus que le protecteur).

Mais la découverte ce récent mardi d’Assomption du film de Thierry de Peretti m’incite à me sortir de mon mutisme.

« Une vie violente ».

Un film qu’évoque la Médiatouillerie que j’écoute et que je survole, ce qui lui promet peut-être de survivre à cette programmation insensée qui « volatilise » tant d’œuvres au terme des deux ou trois semaines de présence sur les écrans.

Il n’est pas nécessaire d’aller voir « Une vie violente » sous le fallacieux prétexte que ce film traite de la Corse.

Même si la Corse et les violences qui l’affectèrent constituent l’essence du film.

Même si j’y ai reconnu quelques-uns des paysages de Balagne qui me sont familiers.

Oui, ce sont bien la Corse et les tragiques évènements vieux déjà d’une bonne vingtaine d’années qui lui confèrent sa substance.

Mais Thierry de Peretti ne s’est pas englué dans une narration anecdotique (ou mémorielle).

A travers les quelques personnages si denses qu’il réunit dans les instants insensés lors desquels il fut si difficile à l’observateur de démêler ce qui relevait de l’action politique et ce qui se confinait déjà avec le grand banditisme et l’émergence des pratiques mafieuses, c’est à la dimension tragique qu’il atteint.

Donc à la dimension universelle, la Corse acquérant dès lors le rôle de révélateur.

Il y avait bien longtemps que je n’avais vu un film « politique » d’une telle force, d’une telle qualité.

(Qui me fit penser aux meilleurs de ceux de Costa Gavras…)

Sans doute serait-il dommage que vous vous priviez des presque deux heures d’une immersion au sein d’une société dont la jeunesse s’engagea dans des combats si semblable à ceux que menèrent un peu partout en Europe, tout au long de la seconde moitié du vingtième siècle) tant d’autres belles jeunesses dont il est trop facile aujourd’hui de condamner les égarements.

Sauf à vouloir ignorer les contextes particuliers et leurs lignes générales.

Dont, et pour ce qui concerne la Corse, les survivances du colonialisme franchouillard et tous ses adjuvants.

 

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13 août 2017

Faux culs

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Il n'est pas un seul été où ce qui est devenu La Bayletterie ne consacre au Cap d'Agde et à ses turpitudes  quelques articles d'une totale indigence mais dont l'objectif présumé est de vendre du papier.

En cet an de grâce 2017, Clémence et Théo ont donc fréquenté les plages de la cité balnéaire avant de rendre leurs papiers si conformes.

Le tandem est parvenu à séparer le bon grain de l'ivraie, les authentiques naturistes et ceux qui s'adonnent aux "dérives libertines".

Clémence fréquenta, entre autres, la "baie des cochons".

Théo synthétisa.

Une pleine page.

Plutôt floue.

Dans tous les sens que peut induire cet adjectif.

Les basses oeuvres de la Bayletterie!

Laquelle persévère: elle continue à pervevoir sa modeste part d'une activité lucrative, la prostitution.

Page des petites annonces "commerciales".

Rubrique "Détente".

Elise.

Belle Pulpeuse.

INES.

KATIA ("sur Palavas").

Petite femme.

BELINDA.

SOPHIA...

Quelques euros récoltés par la Bayletterie....

Le gang des faux culs...

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11 août 2017

Donald et Kim

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(Source: Express)

 

Longue, très longue phase de torpeur consécutive à de féroces et persistantes caniculaisons.

J’atteins à un âge où il est impossible de résister à ces assauts-là.

Donc l’inertie, le sommeil, l’ignorance de ce qu’il advient de l’humanité, même la plus proche.

Et puis, soudain, une intempestive mistralaison.

D’automnales températures qui refoulent vers la grande cité les foules de touristes contrariées dans leur désir d’incessantes trempettes dans les eaux pourtant si glauques de Palavas.

Le réveil.

Un lien, fragile, ténu, mais bien réel, avec cette humanité-là.

Des nouvelles du vaste monde autant que des proximités maritimes et rurales.

Des nouvelles qui réjouissent le vieil homme lui, qui durant tant dé décennies, vécut dans l’attente de l’instant du grand brasier.

Ce grand brasier auquel renoncèrent il y a bien longtemps John et Nikita, puis Richard et Leonid.

Entre autres.

Ce grand brasier que me promettent aujourd’hui Donald et Kim.

Kim qui prétend envahir l’île de Guam.

Donald qui rétorque qu’au moindre frémissement du nabot, il ne restera plus un seul coréen (du nord) pour accomplir le geste profanateur.

L’accélération définitive du réchauffement climatique.

Le brasier nucléaire.

N’est-il pas en effet absurde de laisser cette malheureuse humanité attendre cent cinquante ou deux cent ans pour disparaître d’une planète où elle a consenti à ce que le capitalisme limite à une échelle temps somme toute réduite ses espoirs de survivance ?

J’applaudis donc à l’affrontement des deux hommes ô combien représentatifs de ce que notre espèce a produit de mieux.

Deux gladiateurs.

Le géant et le nain.

Deux esprits éclairés.

Deux phares de l’intelligence.

Qu’aucun conseil avisé ne devrait arrêter dans leurs communes et funestes intentions.

L’imminence du réchauffement définitif m’incite au repos éternel.

Je retourne donc vers mon grabat.

Je ne tarderai pas à m’ensommeiller.

 

Posté par Palavazouilleux à 14:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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