Comédies

10 décembre 2018

Les Terrorisants

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(Source: AFP)

 

Tout, paraît-il, est symbole.

Si l’adage dit vrai, les images filmées voici quelques jours à Mantes-la-Jolie révèlent ce qu’il advient du pays où j’eus le malheur de naître.

Des images qui présentent de douloureuses analogies avec tant de celles qu’il me fut donné d’observer tout au long de mon existence.

L’effarante légitimation de la violence à laquelle l’Etat et ses sbires ont toujours eu recours.

Quelques dizaines de lycéens menottés, agenouillés sur le bitume, les mains sur la tête.

Quelques dizaines de lycéens humiliés par de zélés chiens de garde.

De même manière qu’étaient humiliés durant les années cinquante des colonisés.

Les rafles.

Images abjectes qui renvoient à d’autres rafles.

Lorsque la France pétainiste se déshonorait au Vél d’Hiv et confiait aux nazis des enfants Juifs destinés à s’entasser dans les wagons à bestiaux les conduisant jusqu’aux camps de la mort.

Lorsque la France colonialiste ordonnait à ses spadassins d’assassiner, sur les ponts de Seine, quelques-unes des forces vives d’un peuple algérien en lutte pour conquérir sa liberté et son indépendance.

Il n’y a pas eu en ce mois de décembre 2018 de cadavres à décompter sur la sinistre place de Mantes-la-Jolie.

Soit.

Mais le comportement des chiens de garde y fut à ce point abominable, qu’il indique ce que par anticipation et dans d’autres circonstances les répressifs patentés seront capables d’accomplir.

Un pas a été franchi dans la guerre que mène l’Etat contre son propre peuple.

Au mépris du respect qui doit être porté à la jeunesse.

Son but : faire régner le peur.

Il n’est en effet, à ses yeux, qu’un seul ordre tolérable, l’ordre capitaliste.
La guerre qu’il conduit ne cessera pas tant que subsisteront des poches de résistance.

Sa démocratie n’est qu’un leurre, celui qui contraint le peuple à forger ses propres chaines.

Ses indignations face aux actes perpétrés, lors des manifestations, par ce que les Médiatouilleurs appellent les casseurs, son empressement à pousser des juges à embastiller des sauvageons, tout cela donne naissance à ce rideau de fumée derrière lequel se dissimulent d’autres casseurs, infiniment plus dévastateurs que les premiers.

Banquouilleurs et patrons du Couac Quarante.

Richissimes notables et piliers du régime qui disposent de l’exorbitant pouvoir de casser ce qui relève pourtant du bien commun, de la richesse collective.

Les lycéens de Mantes-la-Jolie furent humiliés pour l’exemple.

Pour peu que la situation empire, d’autres, demain, seront exterminés.

Tant il est vrai que les forces censées assurer la sécurité du peuple sont formatées pour la seule défense des Puissants et de leurs subordonnés.

Celles-là obéiront aux ordres de leurs Maîtres.

Sans états d’âmes.

Du temps des Communards jusqu’à celui des Algériens manifestant paisiblement dans les rues de Paris, la Seine prit l’habitude de charrier les pauvres morts des combats pour la liberté.

Le cynisme et la brutalité qui sont le lot commun de ceux qui gouvernent la France d’aujourd’hui laissent appréhender le pire.

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03 décembre 2018

Destinées

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Hello, François !

Aucun gilet, de quelque couleur qu’il soit, ne saurait traduire ma colère.

Depuis ma tanière, j’observe ce qui ressemble à une éruption.

Je m’interroge aussi.

La lave a-t-elle atteint la température adéquate, celle à partir de laquelle un pouvoir, quel qu’il soit, vacille ?

Je n’en suis pas certain.

Alors ?

Que faire ?

S’arrimer au mouvement ?

Se tenir à distance ?

Le spectacle que m’infligent les récupérateurs patentés, ce spectacle-là m’afflige.

Les gilets prennent, bien trop souvent, d’étranges couleurs.

De l’autre côté, les mensonges auxquels se greffent les provocations me prouvent que la clique inféodée à Foutriquet 1° agit de même manière qu’agissaient les droites prétendument républicaines dès lors qu’elles se confrontaient à la vindicte populaire.

Et voilà, François, que tu en appelles à la démission du Monarque.

Comme si la question que pose l’actuel bouillonnement se réduisait à cette seule problématique-là !

Un peu court, non ?

Puisque, si je te comprends bien, tu suggères de substituer au Monarque défaillant, Foutriquet 1° en l’occurrence, un Monarque tout neuf, ou presque.

Du moins, si le peuple le veut bien, si l’envie lui vient de choisir entre le camarade Santerre et la Bête Immonde.

La France n’a plus besoin de Monarque.

Il est donc urgent d’en finir avec la Monarchie.

Il est urgent de rendre le Pouvoir au peuple.

Ou plus exactement : il est grand temps que le peuple reprenne ses destinées en mains.

Sans qu’aucun Sauver Suprême ne prétende lui dicter ce qui serait bon pour lui.

Qu’il ose enfin la Révolution, donc la Liberté !

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23 novembre 2018

De la folie ordinaire

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Une avenue dont la laideur afflige le regard.

Mais qui est celle de la pénétration.

Celle dont l’intitulé fait référence au lien entre une vulgaire sous-préfecture régionale et sa capitale.

Celle qu’empruntent matutinalement des cohortes de cercueils à roulettes pressées de s’agglutiner entre Clémenceau six et Clémenceau sept.

Une manière singulière d’administrer au promeneur la preuve qu’il réside bel et bien dans une Métropole.

Une avenue dont le panorama incite à la morosité et à l’ennui.

Mais qui, surtout, suscite chez le dit promeneur la malepeur, ce sentiment diffus qui outrepasse les limites de l’angoisse ordinaire.

La Mort rôde à tous les niveaux de cette avenue si caractéristique de l’aspect misérable d’une sous-préfecture régionale.

Elle hurle sous les capots des cercueils à roulettes qui pilotent des individus, mâles et femelles confondus, réduits à une exaspérante solitude et qui cherchent dans leurs machineries électroniquantes le peu de compagnie susceptible de leur faire oublier leur déshérence.

Elle se camoufle sous la tôlerie des engins qui véhiculent, au rythme des embouteillages, les quelques celles et ceux qui ont encore foi en la validité du service public.

(A titre d’exemple, le vieux marcheur que je suis, aux heures de la rentrée simultanée des classes et des bureaux, effectue plus vite que les bus de la TAM le trajet qui relie Clémenceau six à Clémenceau sept !)

Elle glapit sous le couvert des sirènes qui clament l’urgence.

Elle rugit lorsqu’un majestueux poids lourd emballe la multitude de ses chevaux-vapeur sous le prétexte que dans le lointain un feu a daigné passer du rouge au vert.

A quand le jeu de massacre ?

A quand l’engin incontrôlé qui fracassera d’autres engins et tout ce qu’ils contiennent ?

Le promeneur frémit et s’indigne.

Son statut, sur des trottoirs obstrués par des poubelles, par des motos en stationnement et par tant de résidus de la vie urbaine, son statut disais-je ne le prémunit de rien.

Et surtout pas des cyclistes qui se proclament prioritaires,(de même manière que certains pilotes d’engins motorisés).

 

Meunier ne dort plus.

Meunier est sorti d’une longue léthargie.

La Bayletterie en témoigne.

Sa façon d’envoyer à la face du Grand Métropolitain quelques sacs de blé dur est réjouissante.

Puisse-t-elle provoquer quelques effets secondaires.

 

 

L’ophtalmologiste à qui j’avais confié le soin de suivre les évolutions de ma vision m’avait annoncé au printemps dernier l’urgence qu’il y avait à débarrasser mon œil droit des stigmates de la cataracte.

En septembre, j’ai pris contact avec sa gente secrétaire afin d’obtenir un rendez-vous.

Laquelle accorte personne m’indiqua qu’il me faudrait attendre plus de quatre mois pour être enfin accueilli par mon praticien habituel.

J’en fus fort irrité.

Une irritation qui me poussa à solliciter un rendez-vous auprès du service ophtalmologie du CHU.

Deux mois d’attente.

J’ai donc opté pour le CHU.

Bien m’en a pris.

Au terme de quatre examens puis d’une rencontre avec l’un des praticiens de l’établissement, il me fut annoncé que l’opération de la cataracte ne relevait pas de l’urgence.

Prochain rendez-vous en novembre 2019.

La médecine tiroir-caisse a perdu un coglione qui avait eu grand tort de lui faire confiance.

 

15 novembre 2018

Equerres et compas?

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Déferlante d’équerres et de compas par-dessus le nid douillet des Gazouillants ?

Déferlante tempétueuse ?

Qui aurait contraint le si prudent Pierrot à différer la concrétisation de ses engagements pourtant clairement explicités voilà tout juste une semaine dans l’édition qui se consacra à l’exaltation de l’ouvrage qui narre l’emprise des Frères Trois Points sur la bonne ville de Montpellier ?

Une enquête conduite par un fin limier et dont l’hebdo qui sait si bien se soumettre à la loi plus fort (et du plus riche ?) rendit compte dans cette édition.

Un air de flûte destiné à enchanter les familiers du dit Pierrot.

Qui précisait (page 31) : « Dans le prochain numéro de la Gazette, les réactions des premiers lecteurs… »

Le prochain numéro est paru.

Sans la moindre réaction.

Rien de rien.

Même pas un faible pépiement.

Ingrate profession que celle du journaliste soumis au bon vouloir de ses Maîtres (qui sont d’abord et avant tout ses bailleurs de fonds) !

Un prochain numéro qui m’a toutefois valu de croiser le Grand Métropolitain.

Un Grand Métropolitain que n’ont pas importuné les trilles d’un Rossignol déplumé (le pire des handicaps pour un journaliste !).

« Sur la culture, je suis irréprochable ! ».

L’exercice favori de l’ancien arracheur de dents : le satisfecit auto-accordé.

Qui se souvient du même individu, maire-adjoint à la culture sous un autre règne et qui se singularisa dans ses fonctions d’alors par une transparence de tous les instants ?

Qui ?

 

Je note également, et dans la même édition, que le Rossignol déplumé a abandonné en page 41 une fiente malodorante. Sous le titre « Du théâtre, enfin ! » ce volatile asthénique règle (pour le compte de qui ?) des comptes plutôt sordides. Victime clouée au pilori ? Rodrigo Garcia, bien entendu ! Une attaque si sournoise et si vile que je n’imagine d’autre recours que de ressortir du fond de mon placard aux souvenirs le lance-pierres de mon enfance, celui avec lequel j’exterminais les moineaux qui avaient le culot de s’en prendre, l’été venu, aux délicieuses cerises dont je me gavais alors.

 

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14 novembre 2018

Mon Coco!

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Mon Coco !

Quelle drôle d’idée que ce court séjour à la Panacée.

Celui que je me suis infligé voici quelques jours.

Histoire de me confronter à mes souvenirs, lesquels ne m’étaient point désagréables.

Mais là, mon Coco !

Le « Montpellier contemporain », succursale de l’Epicerie/Musée dont les destinées ont été confiées par l’Hercule des foires électorales à une sorte de Bedeau prétendument détenteur de la foi sublimée en cet art qui se prétend lui-même contemporain.

Voilà qui augure mal de l’avenir !

Je précise.

Un rapide détour.

La confrontation avec trois artistes « contemporains ».

La moins répulsive, une décoratrice d’origine coréenne, Haegue Yang.

Mignon tout plein.

Le « je pète plus haut que le cul que j’ai si bas ».

Un bulgare, Nedko Solakov.

Des peinturlurations dignes du salon des artistes-peintres de Castanet-le-Haut.

Et un brocanteur.

Franco-suèdois.

Erik Dietman..

Etronnant.

Et bancal.

De quoi ravir la boboterie si peu concernée par la création.

Tout juste capable d’applaudir lorsqu’elle est sollicitée par le Bedeau, celui-là même qu’une longue fréquentation des Marchands d’illusions a conduit jusqu’à Montpellier.

Où il officie désormais sous le regard bienveillant du Grand Métropolitain, son Mentor.

 

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