Comédies

19 février 2018

Itérativité

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Malheureux plumitifs soumis au sein d'une hiérarchie informelle aux injonctions venues de Tout en Haut et répercutées par ce que Serge Halimi appela des Chiens de Garde.

Voici donc l'édition de février de l'instrument de propagande chargé de chanter les louanges de l'Hercule des foires Electorales.

Toujours omniprésent.

Dans l'Edito (page 3) comme sur la quatrième de couverture, qui nous rappellent que Philippe Saurel est bel et bien "Maire de Montpellier" maus aussi "Président de Montpellier Métropole".

Mais aussi dans les deux pages "L'ACTU" (pages 4 et 5): neuf clichés quadricomiques accompagnés de brefs commentaires qui rappellent par deux fois les doubles fonctions de l'Edile, ne mentionnant que cinq fois sa seule fonction de Bourgmestre et le réduisant par deux fois à sa seule identité.

En page 12, le voici penché sur des dragées (au poivre?) dans sa seule fonction de Bourgmestre.

Mais dès la page 15, il se voit réattribuer tous ses titres sous une phrase d'une très haute portée philosophique: "Je suis très attaché à conforter le dialogue entre les villes où qu'elles se situent dans le monde."

Puis également dans la page 22, lors d'un bref plongeon dans la piscine Neptune: "Ce projet s'inscrit dans un projet urbain cohérent (ANRU), au profit des habitants du quartier comme du sport de haut niveau. Les prochains médaillés aux jeux olympiques de Tokyo s'entraîneront à Neptune!"

Page 23, notre Héros n'endosse que le costume de Bourgmestre, acharné à se concerter avec lui-même afin de réaliser le bonheur de ses Mandants. 

Enfin, pages 42 et 43, les plumitifs évoquent la réinstallation dans les jardins du Peyrou de la statue équestre du Roi Soleil.

Sans qu'il soit toutefois fait mention de l'Hercule des Foires Electorales et de ses fonctions.

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10 février 2018

Providence

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Je te bénis!

Toi qui pratiquement chaque matin étronnes de belle manière devant les portes de l'école privée dit de la Providence Sainte Famille Saint Charles!

Toi brève bête à quatre pattes qui déposes sur le trottoir les reliefs de tes agapes ordinaires.

Ta constance m'émeut.

Continue.

Persévère.

Il m'est si agréable d'observer les enfants de curés patauger dans tes excréments avant que de proférer des jurons profanes tout en contemplant d'un oeil torve les semelles de leurs godasses.

Merci à toi, cher canidé dont les oeuvres matutinales confèrent un côté un peu moins austère à cet établissement confessionnel sis entre Clémenceau 6 et Clémenceau 7.

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08 février 2018

L'affront

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(Source: Libération)

 

J’ai accompli l’effort insensé de rester rivé plus d’une heure à l’écran qui n’est pas celui de mes nuits blanches.

Afin d’ouïr le discours prononcé non pas à Ouagadougou mais à Bastia par Foutriquet 1°, Roi des Franchouillards qui voilà bientôt un an le propulsèrent sur le Trône conçu par le Général aux bras si longs et sur lequel se posèrent ensuite des culs peu soucieux d’entretenir le vieux rêve républicain.

Je me montrai auditeur attentif.

Un auditeur qui ne fut point surpris : Foutriquet 1° s’exprima dans le registre qui est familier à tous les grands commis de l’Etat, cette société des Enarchiants qui n’est pas conçue et formatée pour œuvrer dans le sens du Bien Public, mais pour préserver la machinerie contre les soubresauts d’une vie sociale et politique non conforme.

L’exercice bastiais releva du codicille.

L’essentiel avait été dit la veille, en la ville de Bonaparte, lors de l’hommage rendu au préfet Erignac.

Par un Badinguet qui, au-delà de la question corse que j’évoque ici, accélère la mise en œuvre de la dégénérescence du politique.

(Avec, en complément illustré, la rencontre fortuite du Monarque et de l’épouse d’Yvan Colonna.

Des images ô combien révélatrices du désarroi du Monarque dès lors qu’il est mis face à l’obligation de révéler son inhumanité à une femme qui lui réclame que son fils – qui est aussi celui d’Yvan Colonna – ait le droit de rencontrer son père en des lieux de détention point trop éloignés de leur domicile à elle et au bambin.)

Un discours guerrier.

Un discours revanchard que j’ai entendu comme une offense faite à l’homme qui fut l’avocat d’Yvan Colonna et qui est devenu le président, démocratiquement élu, de l’exécutif de l’assemblée territoriale de Corse.

Une fin de non recevoir aux vœux démocratiquement adoptés en décembre dernier par une majorité des électrices et des électeurs corses.

Une provocation.

La machine étatique qu’incarne le Monarque préfère l’épreuve de force à la négociation.

Une attitude obtuse, semblable à celles qui jalonnèrent les multiples épisodes de l’histoire d’un pays dont l’honorabilité et la grandeur ne sont cependant que très relatives.

A Bastia, Foutriquet 1° a confirmé que l’Etat, donc lui-même, reprenait la main.

Il a tancé les élus du peuple corse, exigeant d’eux qu’ils consentent à appliquer la politique décidée par lui-même.

Cette prétendue remise en ordre s’adresse bien évidemment, et en tout premier lieu, à ce peuple corse qui ne résista pas à la détestable tentation de confier son devenir à un ramassis d’autonomistes et d’indépendantistes.

Ce qui aux yeux de la clique des Enarchiants est intolérable et relève du crime de forfaiture.

Mais la prétendue remise en ordre s’adresse également à toutes celles et tous ceux qui sur le continent seraient tentés de contester la politique dont Foutriquet prétend qu’elle conduira la cacochyme nation qu’il pilote vers un avenir radieux.

S’ouvrent au contraire des temps remplis d’incertitude, ceux de l’émergence d’un totalitarisme qui ne dira pas son nom, un totalitarisme soft, un totalitarisme policé, gavé de bons sentiments.

Ne pas exprimer ma solidarité à l’égard du peuple corse reviendrait à me soumettre à ce système qui entend me priver d’une part essentielle de mes libertés.

Je ne suis pas un homme de renoncement.

 

 

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07 février 2018

Pédagogie

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Remarquable constance!

Le Grand Métropolitain est bien le Grand Métropolitain.

Mais aussi le Bourgmestre de Montpellier.

Cela s'écrit en moult circonstances dans ce magazine qui tient plus de la propagande que de l'information.

Photos à l'appui, bien entendu.

Quadricomiques comme il s'entend.

 

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05 février 2018

Ta Paidia tou Piraia

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La chanson apprise à l’école.

Une mélodie familière.

Qui remonte à des temps si lointains.

1960.

« Ta pedia tou Pirea »

Mélina Mercouri.

Le film de Jules Dassin, « Jamais le dimanche ».

La chanson qui est devenue, en France, « Les enfants du Pirée ».

Une chanson alors interprétée par Dalida et dont se retrouvent de nombreuses traces via les machineries électroniquantes.

Qui ne peuvent m’émouvoir au point où m’émeuvent celles de Mélina.

Le court morceau du film, lorsque Mélina s’empare du tourne-disque, quand retentissent les premières notes et que Mélina commence à chanter.

A cet instant-là, j’ai dix-huit ans, une vie d’homme qui commence.

Chanson revenue vibrer en moi lorsque j’ai entendu Laura, à la voix déjà si bien posée, la faire vivre à l’intention de ses parents.

Chanson apprise à l’école et qui bouleverse l’aïeul.

Mélina.

La Grèce et ce qu’il allait advenir de ce pays.

La voix d’une petite fille n’efface pas les pires souvenirs.

Elle réveille, titille la mémoire.

La petite fille regarde et écoute Mélina chanter, puisque cette trace-là a été retrouvée.

Muette, émue elle aussi, la petite fille.

Mélina.

Voilà qu’émerge un autre souvenir, une autre chanson.

Toujours la voix de Mélina.

« Il me disait "Petite,

Écoute, prends ton temps,

Ne grandit pas trop vite,

Tu peux me suivre tant que tu restes enfant."

"Grand-père, mon grand-père,

Je ne suis sûrement pas

La plus aimée des rois.

Grand-père, mon grand père,

Je suis une femme qui se bat

Mais tu m'aimerais pour ça,

Mais tu m'aimerais pour ça."

Et l’enfant qui chante elle aussi.

D’autres enfants.

Ceux du Pirée.

 

Melina Mercouri - Ta Paidia Tou Piraia (Never On Sunday)