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Il y a des matins où le petit noir prend, malgré lui, un goût amer.

Il suffit pour cela de feuilleter un vieil exemplaire de la Jofrinette traînant à portée de main sur le bar.

Et de s’arrêter sur une « contribution » libellée par une députée solfériniste qui tient ses quartiers du côté de la Seine qui fut autrefois Inférieure.

Passe encore que la jouvencelle s’indignât à son tour des prêts consentis à la Marinasseuse par des banquiers soviétiques….

Non !

André, voyons !

Des banquiers russes donc poutiniens !

La députée normande (mais si peu socialiste) semble souffrir de retard à l’allumage, certains journaux ayant révélé  l’affaire de ces prêts depuis fort longtemps.

Ce qui me mit de fort mauvaise humeur, c’est la façon infantile dont usa l’avatar du batavisme finissant pour reprendre à son compte la thèse d’un détournement du vote populaire par les sbires du Tsar moscovite.

Aux USA.

Avec, à la clef, l’élection de Donald.

D’où les angoisses métaphysiques exprimées par la solfériniste.

Que je résume à ma façon.

Pourquoi pas une manipulation téléguidée depuis le Kremlin et aboutissant à l’élection de la Marinasseuse, ici, chez nous, en mai prochain ?

Hein ?

Foutue perspective !

De quoi vous flanquer une chiasse monumentale, non ?

Mais d’abord et avant tout un moyen du genre crapuleux visant à dédouaner ceux (plus que celles) qui œuvrent avec une belle constance pour que la droite extrême atteigne à cette sorte d’apogée dont nous rabâchent les oreilles médiatouilleurs et politotologues.

Essayons de demeurer lucides.

Serait-ce l’intervention de hackers postsoviétiques qui favorisa l’élection de Donald de l’autre côté de l’Atlantique ?

Ne serait-il pas plus judicieux de voir dans son très relatif triomphe le rejet d’une classe politique déshonorée, engluée dans l’affairisme, pourrie jusqu’à la moelle en raison même de ses incestueuses relations avec les Puissants ?

Les mêmes causes produisent les mêmes effets au cœur même du pays de l’Enarchiant François, Monarque par défaut durant cinq trop longues années.

Le mensonge, la concussion, la défense acharnée des Puissants.*

Et le mépris même pas dissimulé à l’encontre de ce Peuple pourtant Souverain.

Ni respect ni compassion.

Des rafales de 49-3.

Avant que d’enfiler en toute hâte, à quelques mois du scrutin qui n’a d’autre objectif que de ramener ce pauvre Peuple au statut de troupeau de ruminants, les atours d’un socialisme qu’ils ont, ces exécutants des basses œuvres, ces vils commis du capitalisme, rêvé d’éliminer à tout jamais de notre commun vocabulaire.

Ceux grâce auxquels la Marinasseuse est devenue une pièce maîtresse de la farce qui se joue sur les tréteaux de la société du spectacle.

La députée solfériniste caresse dans le sens du poil les quelques ceux qui lui concèdent l’illusion d’appartenir au cercle restreint des élites politiques.

Elle qui n’est déjà plus qu’un fantôme, mais qui aura pris sa modeste part dans la renaissance de la Bête Immonde.

Une négation du beau, du fraternel rêve socialiste, en quelque sorte.