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(Source: Midi-Libre)

 

« J'AI EU À LA GARE DE PERPIGNAN UNE ESPÈCE D'EXTASE COSMOGONIQUE PLUS FORTE QUE LES PRÉCÉDENTES. J'AI EU UNE VISION EXACTE DE LA CONSTITUTION DE L'UNIVERS. »

 

Dali.

Qui, de la sorte et voilà cinquante ans, fit de Perpignan le centre du monde.

Un centre que l’Hercule des Foires électorales tente de déplacer vers Montpellier.

Alors que la ville natale du Grand Métropolitain n’est rien d’autre, et par édit royal, qu’une des sous-préfectures de la nouvelle et si vaste région dénommée Occitanie.

Lequel Grand Métropolitain connut, lui aussi, au lendemain de son intronisation, une « espèce d’extase cosmogonique » dont les conséquences sont à ce jour insignifiantes en cette société où les vieilles tout autant qu’autochtones bourgeoises frétillent encore à la seule évocation des saillies proférées par l’Imperator.

Le Grand Métropolitain, Baron de Machinchose.

Dévoué au culte de Saint Roch dont les os sans moelle sont vénérés par les Génuflexionnistes.

Voilà trois ans, à peine promu, et par défaut, Bourgmestre en lieu et place du défunt Imperator, il se lança à la conquête des périphéries.

Proches puis plus lointaines.

Sans jamais remporter de victoires notables.

S’essayant même à la marche arrière.

Mais façonnant, polissant son image dans l’espoir de convaincre ses mandants qu’il était bel et bien doté d’une envergure égale à celle de Celui qui lui avait mis le pied à l’étrier.

« Maire de Montpellier

Président de Montpellier Métropole Méditerranée »

Ce qui s’écrit depuis trois ans sous chaque portrait quadricomique du Potentat.

Un acte de pédagogie électoraliste.

A moins de deux ans d’un scrutin où sans aucun doute le Grand Métropolitain sollicitera le renouvellement de son mandat, il lui devient nécessaire de contrôler tout de qui se dit et s’écrit sur sa noble personne dans la Médiatouillerie soumise à son bon vouloir.

Un Phare, et un seul.

Lui-même.

A peine supporte-t-il l’émergence des quelques lumignons qui s’essaient à s’extraire des ténèbres.

Lui qui ne tolère que les faire-valoir.

Lorsque, surgi du quasi néant politique, le Grand Echafaudeur s’essaie à faire mesurer par un Institut sondouilleur sa notoriété et obtient que la Bayletterie publie les résultats d’une si complaisante enquête, le Grand Métropolitain s’indigne.

Les sondouillaisons sont illico déqualifiées puis retraduites en des termes qui ne puissent offenser Celui qui règne en s’évertuant à provoquer chez les vielles tout autant autochtones bourgeoises du cru des frétillements guère différents de ceux qu’avaient autrefois provoqué les saillies de Georges.

Les sondouillaisons remodelées concèdent un bel avenir au Grand Métropolitain.

Une affaire de « gueule ».

Ou, et pour m’exprimer comme les communicants, d’ « image ».

Puisque ces sondouillaisons ignorent l’essentiel : les programmes politiques des uns et des autres (mais aussi des unes et de leurs autres).

Or, le Citoyen est censé s’exprimer à partir de ce qu’il connait des programmes de chacune, de chacun des prétendants.

Ca me fait donc tout drôle d’être dans la seule obligation de ne choisir qu’une « gueule ».

Le politique réduit à si peu qu’il me devient nécessaire de m’en détourner.

Un recul ?

Une phénoménale marche arrière !

Le pire étant que bien des coglione applaudissent à ces médiocres pitreries.