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Philippe Saurel, maire de Montpellier, a proposé à Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, de venir dans le Clapas. "Je n'oublie pas Stalingrad" a-t-il déclaré.

"S'il n'est pas le bienvenu à Paris, il l'est à Montpellier... Je n'oublie pas Stalingrad." C'est ainsi que Philippe Saurel a proposé à Vladimir Poutine, non grata dans la capitale, de venir dans le Clapas. Au-delà, Saurel a proposé de se rallier à la position de Mélenchon : "Les intérêts de la France, c'est de s'entendre avec la Russie."

 

Voilà ce qui me fit lire ce matin-même mon compère qui, à mes côtés, sirote le petit noir destiné à tenir en éveil les vieillards que nous sommes devenus à l’insu de notre plein gré.

Bon. L’Hercule des Foires Electorales n’a toujours pas obtenu du Peuple français l’autorisation de s’installer sur le trône qu’occupe toujours, mais pour quelques mois au mieux, François le Décadent. Un récent scrutin confina Phiphi en sa bonne ville de Montpellier où il s’essaie à singer celui qui fut son Mentor, Georges, l’ancien connétable des provinces du Languedoc.

Mais que le si malhabile manieur de l’équerre et du compas ait ressenti le besoin de concocter une opération médiatique via cette non invitation à Poutine, voilà qui traduit sans aucun doute les errements d’une classe politique conviée à suivre en direct les phases successives du suicide du Monarque dont le Peuple ne veut plus.

La non invitation pose toutefois un vrai problème de fond : jusqu’où François le Décadent va-t-il pousser le processus de tension avec la Russie ? Jusqu’au retour à la guerre froide ? Jusqu’à l’embrasement du continent européen ? Avec quelles arrière-pensées politiques ? Ce minable va-t-en-guerre agit comme une résurgence d’un passé que je croyais forclos. Sans rien dire à ses Sujets sur son besoin très personnel – qui est d’abord et avant tout celui de ses Maîtres, les Princes de la Finance – de se fabriquer un ennemi, condition sine qua non de la survie de la démocratie récessive.

Reste que le recours dans cette opération médiatique au soutien idéologique de Mémé Lenchon m’amuse plus qu’il ne m’indispose. Entre manieurs de l’équerre et du compas, il est d’évidentes et fraternelles complicités. Cette seconde partie du message ne fait que révéler la dégénérescence d’une pensée politique qui se vide de sa substance.

Le Grand Métropolitain d’ici n’est-il pas un acteur émérite de la désagrégation du politique ?

A suivre ses circonvolutions, j’ai désormais acquis la certitude que oui.