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(Source: Huffington Post)

 

Incrédule que je fus.

A l’instant de l’inopinable découverte du cliché quadricomique qui, telle la feuille mourrisante, volète sur les pages si vite obsolètes des réseaux dits sociaux.

Une iconique représentation de la rencontre de deux personnages médiatiquement irréprochables.

Dans le cadre si familier, si rassurant d’une salle de classe.

Privée de ses bambins la dite salle de classe.

Mais proprette.

Et colorée de même façon que tant de classes de cette école que tant de bons esprits souhaitent dissocier le plus vite possible de la République.

Avec apposés sur les murs des panneaux qui sont peut-être ceux d’activités pédagogiques.

Des bureaux destinés aux enfants.

Des bureaux accompagnés des sièges afférents.

Le tout dans un ordre remarquable.

Un sol parfaitement ciré.

Et puis, en premier plan, un post-adolescent et un cadavéré.

L’un et l’autre se faisant face.

L’un et l’autre donnant l’impression d’être engagés dans uns conversation d’adultes consentant au dialogue.

Foutriquet 1°, les deux mains enlacées à la hauteur de son bas-ventre.

Cadavéré, les deux mains dissociées et comme ouvertes à toutes les hypothèses.

Le post-adolescent, Foutriquet 1°, Monarque par défaut des Franchouillards.

Cadévéré, auscultologue de la France Profonde depuis près de 150 ans.

A priori impensable ce rapprochement entre la modernité que prétend incarner le Monarque et l’archaïsme de celui qui reste le chantre de la France qui ne s’est pas vue mourir.

Et pourtant, je dois me rendre à l’évidence : ce rapprochement a bel et bien eut lieu.

A l’heure où Cadavéré s’adresse à la multitude des morts sans le savoir, lorsqu’il s’en va trifouiller dans des bouses de vaches ou ausculter la charogne de Charles Maurras (j’évoque Charles puisque la Nation faillit bel et bien lui rendre hommage, sans que ce possible hommage eût dérangé le moins du monde la si gentille arlésienne).

L’éternité de leur France, à tous les deux.

Tandis que l’autre se bat pour tenter de défendre ce qui peut l’être encore.

Face aux impertinents modernistes qui euthanasient les forces vives en arguant de l’imprévisibilité des réactions de celles-ci.

Ce qui n’est pas totalement faux : les évènements qui se produisirent voilà cinquante ans continuent à nourrir les peurs des Maîtres de notre pauvre monde mais aussi des Tyrans qui nous gouvernent.

Eh oui, peut-être serait-il temps d’étudier les phénomènes qui se produisent au plus profond des braies dont s’affuble le Monarque.

Ce qui n’est pas de mon ressort.

En dépit des intempéries, je m’en vas enfourcher mon Vélosolex.

Direction Notre Dame des Landes.

Mon balluchon est prêt.

Tout autant que le sont mon manche de pioche et les quelques pavés que j’avais entreposés chez moi au terme d’une nuit de folie rue Monsieur le Prince.

Cinquante ans déjà !

Je vous embrasse.

 

A Voce Rivolta !