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Les braves gens !

Des trop plein d’émotions.

De la compassion derrière des phrases même pas alambiquées.

Non : un langage qui se veut franc et direct.

A l’heure où la langue ne s’est pas encore immergée dans le verre débordant de Ricard.

A l’heure du café.

Voilà donc que de braves gens déclarent à haute et intelligible voix que la cabale instruite à l’encontre d’Afionlaraieforme est indigne, que ce gentil garçon et si bon catholique ne mérite pas d’être cloué au pilori.

Bien au contraire.

Ils accordent l’absolution au Châtelain sarthois.

Sans même lui imposer de réciter deux Pater et trois Ave.

Il est normal, il est humain qu’il pleuve toujours où c’est mouillé.

Il est normal, il est humain que Pénélope en tant qu’épouse et que mère ait été rétribuée avec des deniers publics pour apporter un peu de couleur, de tendresse, de douceur à l’ombre portée de son ambitieux et téméraire compagnon.

Il est normal, il est humain qu’un richissime Médéfieux (dont les chefs d’œuvre de « sa » collection sont exposés au Musée Jacques Chirac, une pleine page de publicité quadricomique dans « Le Monde » de ce jour en témoigne) l’ait propulsée aux fonctions de collaboratrice au service d’une luxueuse revue à vocation culturelle dont il est, lui, le Médéfieux (et ci-devant) une sorte de mécène ou de régent.

Deux notes de lecture.

Quelques lignes, fades, donc insipides.

100 000 euros.

Une bagatelle pour qui a élevé cinq lardons et qui se trouve dans l’obligation d’entretenir son foyer avec les modestes émoluments que l’Etat/Mère concède à son François.

Ces pratiques infâmantes ne dérangent pas quelques-uns de ceux que j’entends (et dont j’ai l’intime conviction qu’ils voteront sans le moindre état d’âme pour la fille du Borgne Bas Breton).

Les mêmes qui hurlent leur colère à l’encontre des maudits, des ilotes,  des « sans dents », tous ces « déclassés » auxquels l’Etat/Mère (toujours lui) concède, grâce à l’impôt qu’ils paient, eux, les bons français, tout juste de quoi survivre.

J’ai froid dans le dos.

J’atteins à ce point de la nausée que je cesse de les affronter.

Evoquer les frasques du si gentil François ?

Citer les noms de quelques-unes de ses amicales relations ?

Agnelli ?

Son hôte sur l’île de Capri (là où le dit François il y a quelques années se fracassa la margoulette dans une ruelle où il perdit le contrôle du scooter qu’il était censé piloter) ?

L’affection des Puissants qui induit la reconnaissance à leur égard, donc la docilité ?

Cet individu auquel les braves gens de la droite qui aime à s’engluer dans les marinasseries ont accordé voilà quelques mois un blanc seing.

Dont la vision politique se résume dans un copier/coller de celle que mit en œuvre voilà trente ans, de l’autre côté de la Manche le plus réactionnaire des hommes politiques britanniques (qui laissa croire, en jouant des apparences, qu’il appartenait à l’autre genre).

J’ai froid dans le dos.

Dans quelques mois, cet individu-là ou une autre crapule de même espèce, gouvernera la France.

A moins que la fille de l’ancien tortionnaire ne parvienne à séduire une majorité d’un Peuple qui ne fut révolutionnaire qu’en d’exceptionnels et si rares moments de son histoire.

Un peuple de capitulards.

Un peuple d’apeurés.

Un état de fait qui doit beaucoup à l’ignominie des Solférinistes.

Parcourant ce matin les pages « débats et analyses » du Monde, j’ai découvert une contribution d’un certain Alain Bergougnioux.

Le titre de la contribution de ce malfaisant faiseur d’opinion(s) ? « Manuel Valls incarne la gauche réaliste ».

La gauche réaliste !

Celle qui gouverne comme gouverne la droite.

Celle qui se soumet au diktat des Médéfieux, des Banquouilleurs, des Affairistes.

Celle qui méprise le Peuple.

Celle qui rejette les venus d’ailleurs.

Celle qui accompagne tous les processus de destruction initiés par les capitalistes.

Si peu différente de celle que je connus en mes vertes années, la gauche de ces temps déjà si lointains, qu’incarnaient Guy Mollet et Jules Moch, la gauche des guerres coloniales, la gauche de la torture pratiquée en Algérie avec leur bénédiction.

Une effarante, une atterrante parenté.

Avec, aujourd’hui, des quasi repris de justice qui s’autorisent à édicter la loi commune, celle qui impose aux maudits, aux ilotes, aux « sans dents » de s’enclore dans les ghettos.

Et de n’en plus bouger.

Puisqu’ils sont gouvernés.

Et que la démocratie n’est désormais plus qu’une vieille lune.

Dont ils laissent entendre qu’il serait bon de se débarrasser le plus vite possible.

Je vis, l’âme torturée, l’âme endolorie, le temps des contre-évolutions, qui est donc celui des régressions.

Me reste-t-il assez de force et d’énergie pour prendre le maquis ?

Puisque faute d’alternative politique – les ignobles Solférinistes ayant tout fait pour qu’il n’en existe plus – il ne reste que la Résistance.

 

A Voce Rivolta !