14 novembre 2009
Vagues

La tempête.....
Quelques images dans l'album "14 novembre 2009".....
13 novembre 2009
Assauts de la mer
Ce blog est revenu plusieurs fois sur les risques dits naturels (inondations, montée des eaux de la mer, tsunami) susceptibles de mettre en péril la commune de Palavas et ses habitants.
Ce vendredi 13 novembre, l'émission Thalassa (FR3 20h35), abordera le dossier de la montée des eaux de la mer. Depuis Copenhague (où se tiendra du 7 au 18 décembre la conférence de l'ONU sur les changements climatiques), Georges Pernoud ouvrira, entre autres, le dossier: "Marée haute sur la France: la montée du niveau de la mer, qui pourrait augmenter d'un mètre d'ici 2010, modifiera le littoral français de manière inquiétante."
Je greffe à cette succincte présentation un article (Les Infos Vertes jeudi 12 novembre 2009) dont la lecture est édifiante:
Le Languedoc-Roussillon sous la menace grandissante des assauts de la mer
80 000 personnes, 140 000 logements, 10 000 entreprises dans une zone à risque pour des dégâts estimés entre 15 et 30 milliards d'euros à l'horizon 2100
Le magazine Thalassa
(France 3) consacre demain son émission aux risques que l'élévation du niveau
de la mer, due au changement climatique, fera courir aux côtes françaises.
Un sujet porte
sur la situation du Languedoc-Roussillon, une région qui sera de plus en
plus menacée par le risque de submersion marine : en clair, l'inondation du
littoral par la mer, notamment lors de violentes tempêtes.
Le
Languedoc-Roussillon en première ligne
Comme vient de le rappeler le
dernier rapport de l'Observatoire national des effets du réchauffement
climatique, le Languedoc-Roussillon risque de subir des dégâts considérables.
Sous l’hypothèse d’une
élévation du niveau marin d’1 mètre, 140 000 logements et 80 000 personnes
(contre 15 000 logements aujourd’hui) ainsi que 10 000 établissements
(employant 26 000 salariés) sont situés dans une zone affectée par un aléa
submersion définitive ou érosion d’ici 2100 dans la région Languedoc-Roussillon
"En l’absence
d’une politique de gestion du trait de côte le coût des dommages liés aux
aléas « submersion permanente » et érosion est estimé entre 15 et 35 milliards
d’euros pour la seule région Languedoc-Roussillon", écrivent les experts de l'Onerc.
230 km de
littoral régional
Le littoral régional s'étale
sur 230 km de côte, indique l'Observatoire régional des risques naturels en
Languedoc-Roussillon, créé par le conseil régional :
- 52 % de rivage, constitués de sable, sont plus particulièrement exposés à l'érosion (24% actuellement non traité, 28% géré),
- 16% de rivage, formé de falaises, sont exposés à 'érosion dans une moindre mesure,
- 7% de rivage sont en accrétion (en croissance),
- 25% de rivage sont en équilibre ou indéterminé.
Deux
départements sont plus particulièrement affectés par l'érosion, il s'agit en
premier lieu de l'Hérault, puis du Gard.
Des tempêtes dévastatrices
Plusieurs tempêtes (novembre 1982,
décembre 1997, novembre 1999, décembre 2003) ont vu la mer pénétrer violemment
dans les zones urbanisées avec des surcotes de 1,50 m à 1,70m.
On
imagine les dégâts causés avec une élévation future du niveau de la mer d'un
mètre sur les stations balnéaires et les zones urbanisées construites à
proximité immédiate de l'eau.
Jusqu'ici,
la prise en compte de ce risque a été défaillante dans la région. Faute
d'approche globale, chaque commune se défend comme elle peut contre l'attaque
de son littoral : digues, enrochement, épis apportent une
protection provisoire mais qui ne fait souvent qu'aggraver le problème un
peu plus loin.
Une approche globale s'impose peu à peu
Les choses sont en train
d'évoluer.
Les communes menacées sont aujourd'hui contraintes d'intégrer le risque de
submersion marine dans leurs plans de prévention des risques (PPR), ce qui
devrait désormais empêcher d'urbaniser dans les zones les plus exposées.
Mais
que faire pour protéger ce qui a déjà été construit ?
La Région s'est engagée dans une approche globale des risques naturels.
D'ici 2013, 150 millions d'euros seront consacrés à la protection des zones
urbanisées.
Faudra-t-il évacuer Palavas ?
Mais il est certain que tout le
littoral ne pourra pas être protégé, la mer regagnera du terrain, les habitants
devront reculer.
Déjà, l'opération d'aménagement du lido de Marseillan a été marquée par le
recul de la route plus loin dans les terres.
A
l'avenir, des choix douloureux devront être faits et l'Observatoire régional
des risques naturels évoque la perspective de futurs "déplacements de populations".
Faudra-t-il
évacuer en partie Palavas, Valras ou Argelès ?
Qui prendra en charge les coûts liés à l'abandon des logements, des
entreprises, des commerces, des infrastructures qu'entraînera inévitablement
l'aggravation du phénomène ?
Même
si cette perspective semble encore lointaine, la question
devrait déjà être à l'ordre du jour.
Pour en savoir plus,
le rapport de l'Onerc et
le dossier de l'Observatoire
régional des risques naturels.
12 novembre 2009
Thabalassonéthérapie
Voilà, concernant ce centre fantôme sensé assurer la prospérité de Palavas, la photo du panneau de chantier tel qu'il fut apposé il y a un an environ.
Une certaine SARL O.T. semblait alors bénéficier de deux permis de construire délivrés conjointement par les communes de Palavas et de Mauguio le 13 octobre 2008.
L'objet? "Transformation logements en chambres d'hôtel (87 chambres)".
Quels logements?
Transformés en chambres d'hôtel pourquoi?
Le mystère reste entier.
Ce qui ne présente sans doute plus aucun intérêt puisque ce panneau de chantier n'est désormais plus que ruines (voir le plus récent article consacré à l'arlésienne de Palavas: le centre Thabalassonéthérapie......)
Reste tout de même que depuis 2004, soit donc cinq longues années, l'érection de l'établissement qui, selon Christian Jeanjean lui-même, devrait être "porteur de créations d'emplois pour les palavasiens" et contribuer "à l'essor économique de la station tout en renforçant son image de qualité", cette érection semble repoussée aux calendes grecques.
Aux Roquilles, à l'entrée même de Palavas, un terrain vague, ouvert à tous les vents, offre aux visiteurs l'image d'une commune qui semble ne pas savoir sur quel pied danser.
Allez! Une bonne vieille muraille de béton! Et tous les désagréments seront bien vite oubliés!
07 novembre 2009
Equipements publics
Durant les récentes vacances scolaires, la cour de l'école primaire a subi d'importants travaux: l'espace qui va du préau aux salles de classe a reçu une nouvelle couche de bitume.
Ce à quoi je ne trouve rien à redire.
Par contre, je m'interroge sur le pourquoi du rehaussement du portail d'entrée (ainsi que des deux piliers et des grillages qui l'environnent).
Certes, en fin de semaine et durant les congés scolaires, de "jeunes sportifs" sautaient par dessus l'ancien portail et se livraient, sans aucun contrôle, hors de toute présence d'adultes ou d'éducateurs, à leurs activités préférées (football, basketball...).
Mais peut-être aurait-il été plus sage de réfléchir sur leurs motivations.
Et donc d'essayer de répondre à leurs éventuelles attentes.
Voilà un équipement public dont j'estime, à vue de nez, qu'il sert à l'enseignement 180 jours par an.
Il dispose d'espaces qui pourraient convenir à d'autres finalités que celles qui relèvent de l'enseignement public.
Si des jeunes s'y installaient pour pratiquer le foot ou le basket, c'est que, peut-être, les structures existantes ne répondaient à leurs éventuelles attentes.
Je pense, en tout premier lieu, à la maison de la jeunesse.
Que l'école publique soit préservée, je le conçois.
Mais ne serait-il pas possible d'imaginer et de mettre en oeuvre une utilisation des locaux scolaires (et de leurs équipements) et des espaces de plein air dans le cadre d'une animation destinée aux enfants et aux adolescents?
La récente ouverture d'un centre de vacances démontre, elle aussi, que la sous-utilisation d'équipements publics est source de gaspillages.
Je me prends à rêver d'une politique qui offrirait aux enfants et aux adolescents de Palavas des espaces d'animation (sports, culture...) qui permettraient d'occuper à plein temps de tels équipements.
Ce qui supposerait, évidemment, des moyens plus conséquents, donc une autre politique.
Une politique qui éviterait peut-être de laisser en déshérence ces groupes incontrôlés auxquels la vox populi attribuait, le jeudi 5 novembre, la paternité de certaines oeuvres évoquées dans un précédent article.
Arts approximatifs
Jeudi 5 novembre.....
Tous les regards des passants convergent vers le bunker, chose hideuse par excellence, mais qui vient d'être recouvert de quelques couches d'une peinture rose....
Une sorte de tentative désespérée pour lui conférer une seconde jeunesse et pour dissimuler aux yeux des passants la lèpre qui affecte un immeuble dont une ancienne locataire me raconta qu'elle avait dû y cohabiter avec une multitude de bestioles infâmes.
A peine le "ravalement" terminé, de jeunes artistes se sont aussitôt exprimés, bleu sur rose.
Non seulement sur cette façade, mais également sur les deux pignons et sur la cheminée, ce qui suppose qu'ils n'aient pas rencontré la moindre difficulté pour franchir la porte et pour atteindre le toit en terrasse via, sans doute, une trappe (ou quelque chose qui y ressemble).
Je n'apporte pas la moindre caution aux auteurs des tags.
Je constate qu'il existe en plein coeur de ville un immeuble hideux qui fut colorié dans une sorte de vaine tentative de camouflage.
Un immeuble sans âge.
Une verrue.
Les tags ont aussitôt été recouverts d'une nouvelle couche de peinture, d'un rose un peu plus soutenu que le précédent.
A la va vite.
Ce qui ajoute un plus de laideur à la laideur.
Avec un détail amusant: les "ravaleurs" ont oublié la cheminée!
Et puisque j'en suis à évoquer les tags, en voilà un autre qui prospère sur l'arche du pont qui domine le Lez, à deux pas de l'ancienne station d'épuration.
Enfin, pas vraiment un tag: une proclamation!
Un tantinet provocatrice.
Empreinte de relents qui suintent le lepénisme ordinaire.
L'auteur de cette proclamation n'a toutefois pas utilisé le mot "gènes". Il a eu recours au mot "habitudes".
Cette peinturluration, elle, a la vie dure.
Maguelone
Un nouvel album de photos (Morte Saison 3)...
05 novembre 2009
Etangs
Quelques reflets d'une errance matutinale entre l'étang du Grec et celui du Méjean (albums "étangs 2009/2 et 3).
02 novembre 2009
Justes
Celui qui a la certitude de devenir, en mars prochain, le Grand Vizir du Languedoc-Roussillon avait décrété, en des temps qui ne sont pas immémoriaux, qu'il valait mieux héberger Le Pen à Palavas.
Plutôt que Antigone, dans une représentation programmée quelques mois auparavant.
Le Pen étant, à ses yeux, beaucoup plus rentable politiquement que l'héroïne de Sophocle et d'Anouilh.
Le Pen, le négationniste!
Depuis, il a coulé un peu d'eau sous les ponts du Lez.
Le futur candidat aux élections régionales considéra peut-être, au printemps dernier, qu'il serait judicieux de tenter de se concilier des hommes et des femmes qui, après tout, sont des électeurs et des électrices.
Il fit donc apposer, boulevard Sarrail, une plaque commémorative rappelant le séjour à Palavas des enfants d'Izieu (voir article).
Mais voilà, à Palavas, il arrive que l'on ait la mémoire courte.
Voire même qu'à l'insu de son plein gré on l'abandonne, cette mémoire, aux outrages du temps.
Voici donc une plaque apposée il y a à peine plus de six mois qui se dégrade à grande vitesse.
Non seulement le socle, mais la plaque elle-même.
"Toi qui passe garde la trace...
Et de ces évènements conserve le mot tolérance..."
La trace pourrait bien très vite disparaître.
Du moins dans la mémoire friable de ceux qui l'apposèrent à la va vite.
Comme celle des Justes.
Avec cette autre plaque, apposée elle aussi à la va vite et qui est essentiellement remarquable par son peu de visibilité.
Il faut donc s'approcher, dans l'hypothèse ou l'on a remarqué sa présence, pour lire:
Il y a quelque chose qui cloche, non?
Enfants d'Izieu
Palavas se souvient....
Palavas se souvient que quelques dizaines d'enfants juifs séjournèrent de 1941 à 1942 dans ce qui fut l'ancien Solarium marin....
Palavas se souvient, et je m'en réjouis.
Même si j'aurais souhaité un monument plus conséquent que cette simple plaque apposée boulevard Sarrail.
Quelque chose de plus lisible.
Quelque chose de plus "parlant".
La Mémoire n'est donc pas totalement occultée.
Ce qui est l'essentiel.
Celle de ces enfants, traqués d'abord et avant tout par les agents zélés du Maréchal, contraints à d'incessants déménagements pour échapper à ceux qui pourvoyaient les camps de la mort.
Celle des quelques Justes qui transgressèrent, y compris dans leurs fonctions officielles, l'ordre de collaborer avec les bourreaux.
Celle de l'abbé Prévost.
Celle de l'Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE).
Celle d'une femme d'exception. Une infirmière militaire, Sabine Zlatin. Qui, dès la fin de l'exode, en juin 1940, se retrouva à Montpellier. Qui n'eut de cesse de faire sortir des centaines d'enfants des camps d'internements français, de leur trouver des refuges (dont Palavas).
Lorsque la Zone Sud fut occupée, en novembre 1942, par les nazis, la traque s'accélèra. La Gestapo et la Milice se lancèrent aux trousses de leurs victimes potentielles.
Sabine Zatlin, avec l'aide du sous-préfet Wiltzer, fonda alors à Izieu (tout près de Bugey, dans l'Ain), la "Colonie des enfants réfugiés de l'Hérault".
Le 6 avril 1944, Klaus Barbie et ses sbires firent irruption dans le petit village. Les 44 enfants et les sept adultes furent embarqués sans ménagement. Direction Drancy et Auschwitz.
Pas un seul de ces enfants ne survécut
La Mémoire s'est donc écrite de fort modeste façon à Palavas.
Il reste à veiller à ce qu'elle ne l'ait pas été de façon provisoire.
Pour moi qui n'ai pas la mémoire courte, je ne puis m'interdire de ressentir une certaine gêne.
Palavas n'est-elle pas la commune languedocienne qui, sous la houlette de son Edile, offrit à celui qui qualifia la Shoah de "détail" un hébergement pour les meetings au cours desquels ce sinistre personnage proféra ses diatribes racistes et xénophobes? Un certain 6 mars, Antigone y fut sacrifiée au profit du négationniste.
NB/ Pour mieux comprendre et ressentir ce que fut le climat si particulier de ces années si sombres, je suggère la lecture du bouleversant "Journal" qu'une jeune juive, Hélène Berr, écrivit entre 1940 et 1944 (Editions Tallandier).
NB/ Le Passe-Plats qui officie au titre de localier dans le Libre Midi n'eut même pas la décence de vérifier l'orthographe de la petite commune d'où furent déportés les enfants juifs: Izieu (qu'il gratifie d'un "y")!
01 novembre 2009
Denier du culte
L'Eglise catholique et sa paroisse palavasienne seraient-elles au seuil de la faillite?
Telle est la question que je me pose depuis que j'ai appris que le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) avait récemment accordé à la dite paroisse une aide de 500 euros, somme destinée à payer les frais de chauffage de l'église.
Que les paroissiennes et les paroissiens soient en mesure, dès que s'en revient la mauvaise saison, de suivre les offices sans se geler la main droite me paraît justifié.
Mais qu'il soit demandé à un organisme ayant vocation à porter assistance aux plus démunis de se substituer aux paroissiennes et aux paroissiens qui paient, en principe, le denier du culte pour faire fonctionner leur boutique, voilà qui dépasse l'entendement!
Que la très droitière majorité du Conseil Municipal prenne ses responsabilités sur cette question du subventionnement de la paroisse Sainte-Florence! Qu'elle ait le courage de voter, en toute clarté, une subvention sur les deniers communaux. Ce qui prendrait alors un sens politique.
Mais que l'argent des pauvres soit laissé aux pauvres!
J'ajoute que la paroisse Sainte Florence vit peut-être chichement. Mais l'Eglise catholique étale en d'autres lieux et sans la moindre vergogne toute son opulence. A elle de se montrer solidaire de ses "structures de base" lorsqu'elles se trouvent dans le besoin.







































