07 novembre 2009
Arts approximatifs
Jeudi 5 novembre.....
Tous les regards des passants convergent vers le bunker, chose hideuse par excellence, mais qui vient d'être recouvert de quelques couches d'une peinture rose....
Une sorte de tentative désespérée pour lui conférer une seconde jeunesse et pour dissimuler aux yeux des passants la lèpre qui affecte un immeuble dont une ancienne locataire me raconta qu'elle avait dû y cohabiter avec une multitude de bestioles infâmes.
A peine le "ravalement" terminé, de jeunes artistes se sont aussitôt exprimés, bleu sur rose.
Non seulement sur cette façade, mais également sur les deux pignons et sur la cheminée, ce qui suppose qu'ils n'aient pas rencontré la moindre difficulté pour franchir la porte et pour atteindre le toit en terrasse via, sans doute, une trappe (ou quelque chose qui y ressemble).
Je n'apporte pas la moindre caution aux auteurs des tags.
Je constate qu'il existe en plein coeur de ville un immeuble hideux qui fut colorié dans une sorte de vaine tentative de camouflage.
Un immeuble sans âge.
Une verrue.
Les tags ont aussitôt été recouverts d'une nouvelle couche de peinture, d'un rose un peu plus soutenu que le précédent.
A la va vite.
Ce qui ajoute un plus de laideur à la laideur.
Avec un détail amusant: les "ravaleurs" ont oublié la cheminée!
Et puisque j'en suis à évoquer les tags, en voilà un autre qui prospère sur l'arche du pont qui domine le Lez, à deux pas de l'ancienne station d'épuration.
Enfin, pas vraiment un tag: une proclamation!
Un tantinet provocatrice.
Empreinte de relents qui suintent le lepénisme ordinaire.
L'auteur de cette proclamation n'a toutefois pas utilisé le mot "gènes". Il a eu recours au mot "habitudes".
Cette peinturluration, elle, a la vie dure.
Maguelone
Un nouvel album de photos (Morte Saison 3)...
06 novembre 2009
UMP
05 novembre 2009
Etangs
Quelques reflets d'une errance matutinale entre l'étang du Grec et celui du Méjean (albums "étangs 2009/2 et 3).
04 novembre 2009
Le clin d'oeil du mercredi
02 novembre 2009
Justes
Celui qui a la certitude de devenir, en mars prochain, le Grand Vizir du Languedoc-Roussillon avait décrété, en des temps qui ne sont pas immémoriaux, qu'il valait mieux héberger Le Pen à Palavas.
Plutôt que Antigone, dans une représentation programmée quelques mois auparavant.
Le Pen étant, à ses yeux, beaucoup plus rentable politiquement que l'héroïne de Sophocle et d'Anouilh.
Le Pen, le négationniste!
Depuis, il a coulé un peu d'eau sous les ponts du Lez.
Le futur candidat aux élections régionales considéra peut-être, au printemps dernier, qu'il serait judicieux de tenter de se concilier des hommes et des femmes qui, après tout, sont des électeurs et des électrices.
Il fit donc apposer, boulevard Sarrail, une plaque commémorative rappelant le séjour à Palavas des enfants d'Izieu (voir article).
Mais voilà, à Palavas, il arrive que l'on ait la mémoire courte.
Voire même qu'à l'insu de son plein gré on l'abandonne, cette mémoire, aux outrages du temps.
Voici donc une plaque apposée il y a à peine plus de six mois qui se dégrade à grande vitesse.
Non seulement le socle, mais la plaque elle-même.
"Toi qui passe garde la trace...
Et de ces évènements conserve le mot tolérance..."
La trace pourrait bien très vite disparaître.
Du moins dans la mémoire friable de ceux qui l'apposèrent à la va vite.
Comme celle des Justes.
Avec cette autre plaque, apposée elle aussi à la va vite et qui est essentiellement remarquable par son peu de visibilité.
Il faut donc s'approcher, dans l'hypothèse ou l'on a remarqué sa présence, pour lire:
Il y a quelque chose qui cloche, non?
Enfants d'Izieu
Palavas se souvient....
Palavas se souvient que quelques dizaines d'enfants juifs séjournèrent de 1941 à 1942 dans ce qui fut l'ancien Solarium marin....
Palavas se souvient, et je m'en réjouis.
Même si j'aurais souhaité un monument plus conséquent que cette simple plaque apposée boulevard Sarrail.
Quelque chose de plus lisible.
Quelque chose de plus "parlant".
La Mémoire n'est donc pas totalement occultée.
Ce qui est l'essentiel.
Celle de ces enfants, traqués d'abord et avant tout par les agents zélés du Maréchal, contraints à d'incessants déménagements pour échapper à ceux qui pourvoyaient les camps de la mort.
Celle des quelques Justes qui transgressèrent, y compris dans leurs fonctions officielles, l'ordre de collaborer avec les bourreaux.
Celle de l'abbé Prévost.
Celle de l'Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE).
Celle d'une femme d'exception. Une infirmière militaire, Sabine Zlatin. Qui, dès la fin de l'exode, en juin 1940, se retrouva à Montpellier. Qui n'eut de cesse de faire sortir des centaines d'enfants des camps d'internements français, de leur trouver des refuges (dont Palavas).
Lorsque la Zone Sud fut occupée, en novembre 1942, par les nazis, la traque s'accélèra. La Gestapo et la Milice se lancèrent aux trousses de leurs victimes potentielles.
Sabine Zatlin, avec l'aide du sous-préfet Wiltzer, fonda alors à Izieu (tout près de Bugey, dans l'Ain), la "Colonie des enfants réfugiés de l'Hérault".
Le 6 avril 1944, Klaus Barbie et ses sbires firent irruption dans le petit village. Les 44 enfants et les sept adultes furent embarqués sans ménagement. Direction Drancy et Auschwitz.
Pas un seul de ces enfants ne survécut
La Mémoire s'est donc écrite de fort modeste façon à Palavas.
Il reste à veiller à ce qu'elle ne l'ait pas été de façon provisoire.
Pour moi qui n'ai pas la mémoire courte, je ne puis m'interdire de ressentir une certaine gêne.
Palavas n'est-elle pas la commune languedocienne qui, sous la houlette de son Edile, offrit à celui qui qualifia la Shoah de "détail" un hébergement pour les meetings au cours desquels ce sinistre personnage proféra ses diatribes racistes et xénophobes? Un certain 6 mars, Antigone y fut sacrifiée au profit du négationniste.
NB/ Pour mieux comprendre et ressentir ce que fut le climat si particulier de ces années si sombres, je suggère la lecture du bouleversant "Journal" qu'une jeune juive, Hélène Berr, écrivit entre 1940 et 1944 (Editions Tallandier).
NB/ Le Passe-Plats qui officie au titre de localier dans le Libre Midi n'eut même pas la décence de vérifier l'orthographe de la petite commune d'où furent déportés les enfants juifs: Izieu (qu'il gratifie d'un "y")!
01 novembre 2009
Denier du culte
L'Eglise catholique et sa paroisse palavasienne seraient-elles au seuil de la faillite?
Telle est la question que je me pose depuis que j'ai appris que le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) avait récemment accordé à la dite paroisse une aide de 500 euros, somme destinée à payer les frais de chauffage de l'église.
Que les paroissiennes et les paroissiens soient en mesure, dès que s'en revient la mauvaise saison, de suivre les offices sans se geler la main droite me paraît justifié.
Mais qu'il soit demandé à un organisme ayant vocation à porter assistance aux plus démunis de se substituer aux paroissiennes et aux paroissiens qui paient, en principe, le denier du culte pour faire fonctionner leur boutique, voilà qui dépasse l'entendement!
Que la très droitière majorité du Conseil Municipal prenne ses responsabilités sur cette question du subventionnement de la paroisse Sainte-Florence! Qu'elle ait le courage de voter, en toute clarté, une subvention sur les deniers communaux. Ce qui prendrait alors un sens politique.
Mais que l'argent des pauvres soit laissé aux pauvres!
J'ajoute que la paroisse Sainte Florence vit peut-être chichement. Mais l'Eglise catholique étale en d'autres lieux et sans la moindre vergogne toute son opulence. A elle de se montrer solidaire de ses "structures de base" lorsqu'elles se trouvent dans le besoin.
31 octobre 2009
Automne
Photos.
Un nouvel album: "Morte saison (2).
30 octobre 2009
Agglo
C'est vrai, je le concède: ma lecture fut pour le moins transversale, donc beaucoup trop rapide.....
Celle de l'interview du Préfet dans une édition du Libre Midi de ce début de semaine.
Interview dans laquelle le représentant de la République évoque, entre autres, certaines questions liées à l'intercommunalité.
Ou bien je suis dans l'erreur, ma mémoire me trompe, et les quelques lignes qui vont suivre sont nulles et non avenues.
Ou bien, le Préfet a bel et bien évoqué la question de Mauguio et laissé entendre que la place de cette commune serait ailleurs que dans la communauté du Pays de l'Or.
Si oui, son positionnement me réconforterait.
Il est grand temps, en effet, de faire parler et le bon sens et l'intelligence.
Ce qui fait défaut aux principaux responsables de l'atomisation actuelle.
Qui entrave une dynamique dont chacune des composantes a pourtant besoin.
Il est grand temps de remettre ces questions en débat.
Il est grand temps que les citoyennes et les citoyens soient informés.
Parce qu'il est intolérable qu'elles et ils soient dessaisis du droit qui leur revient: déterminer en toute connaissance de cause les limites de leurs territoires.
J'ai milité contre la désagrégation voulue par l'homme qui rêve de devenir le Grand Vizir du Languedoc-Roussillon.
Je milite pour une grande agglo, tant il me semble qu'elle seule sera capable de générer la dynamique nécessaire à la solution de tous les problèmes majeurs: économie, écologie....
Affaire à suivre!









































