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La course aux profits autorise tous les abus.

COGEDIM érectionne une abomination architecturale à quelques pas du lieu où je réside.

Après avoir reçu la bénédiction du Grand Métropolitain qui lui concéda un permis de construire un bâtiment lequel concourt, parmi tant d’autres, à l’enlaidissement de la cité.

Sur le bord de l’avenue de la Mort Subite par laquelle déferlent des véhicules tous plus pressés les uns que les autres d’atteindre le cœur d’une ville frustrée de n’être plus qu’un modeste chef-lieu de canton.

(D’où la rancœur qu’exhale l’Hercule des Foires Electorales qui se rêva Grand Sénéchal d’une Occitanie dont il n’avait cependant pas condamné la création par le Roi François mais qu’il juge désormais trop vaste et donc ingouvernable, formulant dès lors moult requêtes auprès du nouveau Monarque, Freluquet 1°, pour qu’il lui concédât un redécoupage à l’ancienne, lequel redécoupage l’autoriserait à concourir à une Présidence languedocienne sise en cette ville que peuplent encore quelques hordes d’imbéciles heureux…)

Je m’égare, au grand dam de Saint Roch et de ses osselets…

COGEDIM érectionne tout en s’arrogeant le droit de polluer le proche environnement.

Pollutions sonores, provoquées par le ballet des poids lourds qui s’arrogent le droit de s’engouffrer dans une rue étroite et malcommode.

Pourrissement de l’atmosphère, puisque ces poids lourds déversent leurs miasmes, leurs moteurs s’emballant à pleine puissance lorsqu’il s’agit de dégueuler le béton destiné à l’érectionnement.

Tous les droits !

Le néoécologiste qui effectua un rapide aller et retour Montpellier/New York pour glisser sous la porte de service réservée au petit personnel de l’ONU une insignifiante missive explicitant les raisons d’une conversion aussi tardive à la cause de la défense d’une planète (laquelle se priverait bien volontiers d’un tel soutien !) se contrefout des miasmes qui abîment la ville dont il avait juré qu’il serait le maire à plein temps.

Rue bloquée sans la moindre autorisation.

Stationnement de poids lourds sur les trottoirs.

COGEDIM, tout comme Vinci ou bien encore le Crédit (prétendument) Agricole, tous ces affairistes érectionnent jusque dans les plus sinistres recoins de la cité.

Quelques mètres carrés leurs suffisent, ceux qu’un édile bienveillant leur concède.

Là où ils prétendent que des gogos ou (et) des coglione atteindront à la félicité.

Fut-ce au prix de leur propre pourrissement.

La merdouille architecturale que COGEDIM vend à des gogos et (ou) à des coglione, cette merdouille enfonce en effet ses fondations dans la partie supérieure d’une nappe phréatique.

Et rien ne semble prouver que cette nappe, au terme de pluies plus abondantes que d’ordinaire, rehaussera son niveau et s’en viendra mouiller les mollets des nouveaux et si heureux propriétaires.

Encore que les gogos ou (et) les coglione continueront à vivre loin du possible marigot : ce sont, pour nombre d’entre eux, des « investisseurs » qui maîtrisent jusque sur le bout des ongles les méthodes grâce auxquelles quelques damnés de la terre recevront l’autorisation d’occuper les lieux moyennant d’exorbitants loyers, lois du marché obligent.

Sur le bord de l’avenue de la Mort Subite, ça turbine, au sens prolétarien de la chose.
COGEDIM a pris du retard, beaucoup du retard sur le planing.
Les profits initialement escomptés pourraient bien se réduire comme peau de chagrin.

Donc ça turbine.

Tôt le matin jusque tard le soir.

Par tous les temps.

Caniculaison ou pas.

Déluge ou pas.

Une escouade d’hommes de peine, venus de la proche Ibérie et même de pays plus lointains encore.

Hier, mardi 22 octobre, une ambulance s’est chargée de récupérer un corps abîmé, un corps en souffrance.

Très probablement, un accident du travail.

Alors que s’amorçait un « phénomène cévenol ».

Motus et bouche cousue ; circulez, il n’y a rien à voir.

Même la Bayletterie n’a rien vu et préfère sans aucun doute ne rien voir.

Normal, COGEDIM crache généreusement dans le bassinet de cette presse qui a le culot de se prétendre libre.

Et le Grand Métropolitain ?

Aurait-il remis en place le bandeau qui lui fut infligé au temps de son initiation, avant même qu’il ne devienne apprenti ?

 

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