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Je n’ai ni observé ni écouté l’Oraclant Monarque lors de sa prestation face à un parterre de Plumitifs, de Commentatouilleurs et de Balivernistes.

Je ne vis plus, mais alors plus du tout dans l’univers aseptisé peinturluré par les Puissants qui régentent ce pays dont je me suis extrait de la société des citoyens.

Je ne suis rien, et je m’en réjouis.

Ce récent samedi, afin d’essayer de m’informer, j’ai tout de même accompli l’acte – absurde, je le concède bien volontiers – d’acquérir le numéro 23 108 du quotidien de référence.

Pour la modeste somme de quatre euros et cinquante centimes, je me suis vu remettre le quotidien désormais converti aux clichés quadricomiques ainsi que son supplément.

J’ai feuilleté.

Chacun des deux supports.

J’ai même parcouru deux ou trois paragraphes.

Dans l’un comme dans l’autre.

Guère plus.

(Sauf que dans le supplément, après voir salué puis remercié Annie Ernaux pour sa présence parmi les publicités destinées à faire vendre de luxueuses babioles, j’ai laborieusement croisé les mots, une activité accessoire que je pratique allongé au centre de ma litière afin d’entretenir le peu qu’il me reste de neurones dans un cerveau encrassé par tant de résidus de l’idéologie dont les tenants prétendent qu’elle n’en est pas une.)

« Macron amende sa politique pour se relancer »

Le titre de une.

Du fumier ou de l’engrais chimique, ou bien du fumier et de l’engrais chimique ?

J’opte pour la seconde hypothèse.

Bien qu’il me semblât que les conseils et les suggestions gribouillés sur du papier d’emballage par les survivants du colombanisme (nimbé de pleynélisme ?) ne devraient pas être suivis à la lettre par le Jacassant Monarque : le fumier suinte en effet des substances qui rendent périlleuses les tentatives de relance, substances susceptibles de provoquer, entre autres, de grands écarts ainsi que des glissades incontrôlables, sources certaines de fracassements contre des obstacles incongrus.

Bon, voilà.

Au terme de cinq mois d’ébullition non contrôlée, mon bilan est bien maigre.

Je n’ai débattu qu’avec moi-même, en dépit des nombreuses sollicitations qui me furent adressées.

J’ai boudé le Monarque, lequel en dépit des apparences, n’avait, lui aussi,  débattu qu’avec lui-même.

J’ai toutefois la certitude que mon débat avec moi-même atteignit à des sommets que le Monarque, en dépit de ses énarchiantes maniaqueries, était incapable d’atteindre.

Non que je revendiquasse une quelconque supériorité qui me conduirait à prétendre me substituer à lui (ou à n‘importe quel autre Prétendant).

Ma tanière et ma litière me suffisent amplement.

Pourvu que la pitance et les vins soient en mesure de me satisfaire.

Je m’évertue dans cette chroniquouillette, tout bêtement, à mettre l’accent sur le mépris dont Foutriquet 1° ne cesse d’accabler les damnés de la terre de France.

Le Monarque n’a entendu, parmi les vociférations des gueux, que le si peu qui nourrit désormais ses angoisses nocturnes, sources de cauchemars que sa docte épouse peine à apaiser.

Celles d’un déferlement de sans-culottes vers ses châteaux si peu républicains.