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Lundi 1 avril

 

Imminence du transfert du (Bas) Vivarais jusqu’à la Sous Préfecture délabrée de l’Occitanie (laquelle Occitanie n’est pas gouvernée par un familier de la marche à reculons mais par une solfériniste dont le sourire quadricomique provoque en moi, lorsqu’il me parvient sur du papier même pas glacé, d’indécentes turbulences consécutives aux manifestation d’un libido que j’avais cru forclose). Le traintrain. Etape obligatoire en Avignon. Et puis le sprint final dans les rues de cette Sous Préfecture qu’un Hercule des foires électorales s’apprête à transformer en dépotoir des petites choses particulièrement insignifiantes que des marchands véreux exposent sous le label de l’Art dit contemporain (sachant toutefois que dans l’esprit de ces gens là, le contemporain n’anticipe en rien sur l’avenir et qu’il se confine dans l’instant fugace destiné à un anéantissement quasiment immédiat). L’Hercule des foires électorales, issu des étronneries frêchouilleuses, imagine ainsi s’insinuer dans le monde hermétiquement clos des bienfaiteurs de la Culture au point de s’aveugler et de ne pas comprendre qu’il n’occupera, lorsqu’il sera rendu dans un proche avenir et pour le plus grand bien de celles et ceux qui sont actuellement ses administrés à la dentisterie, qu’il ne fut que le médiocre soutien des activités d’un quarteron de quincailliers.

Fi des ventouillaisons. Qui n’avaient point installé le désordre dans le chignon qu’un ravaudeur de tonsures installa sur le fronton d’une pâle copie de la grotte Chauvet. Nos très lointains ancêtres s’affichent de par la volonté d’inoffensifs cultureux sur du béton, réellement contemporain celui-là. L’art, l’authentique, reste enfoui dans les profondeurs de la vraie grotte. Là où il résistera au désastre climatique et survivra à la disparition de l’animal humain, lequel eut le grand tort de se soumettre au credo capitalistique.

 

Auraient-ils osé ? La photo quadricomique que publie le Daubé de ce jour me rend perplexe. Là-haut, sur le plateau des Glières, la neige semble avoir disparu du versant (que ne parviens pas à orienter) de la colline qui surplombe le monument commémoratif. Par contre, face à ce monument, là où cheminèrent de concert le Nouveau et l’Ancien, Emmanuel et Nicolas, l’enneigement est immaculé. D’une éblouissante blancheur. Comme si aux aurores du jour de leur visite un nuage providentiel avait déversé là des millions et des millions de flocons. Afin que le Monarque qui est le Monarque et celui qui ne l’est plus (mais que celui qui l’est a pris en affection), le temps d’une brève arpentaison, puissent ressentir des picotements présumé&s semblables à ceux qu’endurèrent en 1944 les vrais, les authentiques Résistants.

 

La voie larmoyante de la dame qui cause dans le micro énonce les mots de l’information. On meurt dans les mouroirs. Dans un mouroir voisin de la ville Toulouse. Cinq décès d’un coup d’un seul. La dame précise : un établissement pourtant géré par d’honorables et vertueux affairistes dont l’unique volonté vise, bien entendu, à faire le bonheur des vieilles personnes qu’ils accueillent. Est-il indécent d’imaginer qu’un tel « incident » serve d’exemple à celles et ceux qui s’essaient à trouver des solutions aux problèmes du monstrueux vieillissement de la population franchouillarde ?