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Dimanche 31 mars

 

Causette vespérale. Agrémentée d’agapes. Avant même le passage de l’horaire d’hiver à celui de l’été. Lequel s’effectue selon des exigences bruxelloises affublées de prétextes plus farfelus les uns que les autres.

Foutriquet 1° découvre que les Illettrés sont tout de même dotés d’un langage. Ce qui paraît l’étonner, lui que les Banquouilleurs formatèrent afin qu’il confinât les gueux aux marges de la seule société qui vaille, celle des gens de bien qu’il avec un dévouement qui leur va droit au cœur. Il fut très certainement convaincu par l’un ou l’autre de ses Maîtres que la guerre d’extermination des rêves et des utopies archaïques ne durerait que le temps de quelques discours bien sentis, de quelques gesticulations enfin maîtrisées, Nicolas et François, avant qu’il ne fut intronisé ayant effectué avant lui l’essentiel du sale boulot. Or voici que les gueux et les troupeaux hétéroclites d’indociles forcent ses lignes de défense et l’obligent à inventer dans l’urgence une stratégie d’éventuel contournement. Céder au centre et renforcer les ailes, la droite tout autant que la gauche. Tenter une manœuvre d’encerclement. Tirer des rafales de missiles de courte portée. Lui, le commandant en chef assisté de sa Madelon. S’évertuer, une fois encore, à faire prendre par les gueux les vessies pour des lanternes. Mais l’issue de cette guerre (que l’on appelait autrefois « lutte des classes », est incertaine. Artilleurs et fantassins évoluant sous l’uniforme des Médéfieux ont perdu de leur superbe. Leur ardeur au combat s’étiole. Ne reste à l’entourage que Freluquet 1° que le pire du pire : solliciter la fachosphère qui fut et qui reste le sauveur du système honni par les gueux, celui qui vénère les prétendus bienfaits du Capitalisme.