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Rapide translation ferroviaire entre la sous-préfecture de la Région Occitanie et la cité poubelle où s’entassent les résidus ultimes des nucléarisations forcenées.

Puis le territoire rural. Ses vignes (qui débourrent à peine). Ses champs de lavande. Ses oliviers. La lente, l’inexorable agonie des buis, dévorés et rendus à l’état de squelettes par une chenille. La pyrale.

Le temps d’un voyage en « chemin de fer ». Apaisant. Rassurant.

Temps en partie consacré à la redécouverte de paysages autrefois fréquentés. D’Avignon jusqu’au Bas Vivarais. Et, vers le Levant, le Géant de Provence. Autrement dit le Ventoux. Gravi à la force du mollet, en ces années de mes splendeurs.

Temps en partie consacré à la lecture. En premier lieu, l’hebdo passionnément dévoué à la défense de la cause du Grand Métropolitain. L’empilement de gazouillis insipides, même pas susceptibles de provoquer quelques transes chez les féaux de l’Hercule des foires électorales. Soumission. Veulerie. En second lieu, la Joffrinette censée, chaque jeudi, présenter cinq ou six livres dignes, semble-t-il, d’intérêt. Hier, une courte rubrique « Carnet ». Qui annonce le décès de l’écivain Dominique Noguez. Le faire-part précise : « Il (DN) fut l’un des premiers abonnés du Libération créé par Jean-Paul Sartre et y collabora de temps en temps pendant une assez longue période par quelques articles, tribunes libres ou numéros spéciaux. Puis, vers 2013, il bénéficia de la part des critiques de ce journal d’un pudique et persistant silence. » 2013 ? Une des années de la sordide transition du bon vieux Libé à cette médiocre et haïssable Joffrinette.