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On y meurt allégrement.

D’où ma suggestion : débaptiser l’avenue qui porte le nom de la capitale de l’Occitanie et l’affubler d’une nouvelle dénomination, « Avenue de la Mort Subite ».

Ce samedi 19 janvier, l’indicible a été outrepassé : un jeune homme de trente ans est mort.

L’antépénultième accident sur cette avenue, un accident « fatal » comme cela se dit parfois.

Sauf que la fatalité n’a rien à voir avec ce drame qui succède à tant d’autres (j’en décompte déjà quatre ou cinq depuis mon installation dans l’environnement de la dite avenue).

Le toboggan est en effet emprunté à grande vitesse par nombre d’engins motorisés dont les pilotes sont pressés d’atteindre le cœur de la cité.

Camions, camionnettes, cercueils à roulettes, deux roues motorisées ou non.

Une déferlante, y compris et surtout aux heures dites de pointe.

Au grand dam du piéton pour qui les tentatives de traversée de l’avenue et de ses annexes relèvent de la prouesse.

La mort rôde en permanence en ce secteur d’important transit.
Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer durant quelques minutes, le comportement de celles et ceux qui deviennent, et à l’insu de leur plein gré, de potentiels tueurs.

Sans que cela émeuve la puissance publique.

J’entends par là le Grand Métropolitain et ses Obligés, mais aussi le Préfet censé assurer la sécurité des usagers et riverains.

Pire !

La puissance publique confère aux usagers une priorité exclusive.

Rien ne doit entraver le rush des engins roulants.

Vitesses excessives.Mo

Rugissements des moteurs.

Hurlements des klaxons (à l’instar de ceux dont font un usage inconsidéré les pilotes des engins pilotés par les flics, les pandores, les geôliers…)

Une excitation qui finit parfois par inspirer et déteindre sur le comportement des automobilistes d’ordinaire les plus sages.

Les responsables de ces comportements aberrants sont à chercher d’abord et avant tout du côté du Grand Métropolitain et du Préfet de l’Hérault.

L’avenue qui conduit de la Grande Merdouille jusqu’à la nasse qui se referme dès les premiers mètres de l’avenue Clémenceau (six), cette avenue échappe à toute vision de la ville à dimension humaine.

Elle n’est qu’un dégorgeoir qui conjugue le déferlement anarchique des engins motorisés à une occupation autant irraisonnée qu’irréfléchie des sols qui se libèrent.

Les affairistes, empileurs de dalles de béton, y greffent leurs malfaisances à la laideur de leurs réalisations.

Avec l’assentiment du Grand Métropolitain (qui exerça au mitan de sa carrière politique les fonctions de maire-adjoint à l’urbanisme !)

Combien de morts à venir sur ce toboggan infernal ?

A quand des aménagements de première urgence qui assureraient la sécurité de toutes celles et ceux qui empruntent, parce qu’ils n’ont pas d’autres choix, cette voie de circulation ?

Avant, il n’est nullement interdit de rêver, une réhabilitation d’un secteur livré à plus pernicieuse mais aussi la plus sanglante des violences ?