bastilla

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hello, François !

Aucun gilet, de quelque couleur qu’il soit, ne saurait traduire ma colère.

Depuis ma tanière, j’observe ce qui ressemble à une éruption.

Je m’interroge aussi.

La lave a-t-elle atteint la température adéquate, celle à partir de laquelle un pouvoir, quel qu’il soit, vacille ?

Je n’en suis pas certain.

Alors ?

Que faire ?

S’arrimer au mouvement ?

Se tenir à distance ?

Le spectacle que m’infligent les récupérateurs patentés, ce spectacle-là m’afflige.

Les gilets prennent, bien trop souvent, d’étranges couleurs.

De l’autre côté, les mensonges auxquels se greffent les provocations me prouvent que la clique inféodée à Foutriquet 1° agit de même manière qu’agissaient les droites prétendument républicaines dès lors qu’elles se confrontaient à la vindicte populaire.

Et voilà, François, que tu en appelles à la démission du Monarque.

Comme si la question que pose l’actuel bouillonnement se réduisait à cette seule problématique-là !

Un peu court, non ?

Puisque, si je te comprends bien, tu suggères de substituer au Monarque défaillant, Foutriquet 1° en l’occurrence, un Monarque tout neuf, ou presque.

Du moins, si le peuple le veut bien, si l’envie lui vient de choisir entre le camarade Santerre et la Bête Immonde.

La France n’a plus besoin de Monarque.

Il est donc urgent d’en finir avec la Monarchie.

Il est urgent de rendre le Pouvoir au peuple.

Ou plus exactement : il est grand temps que le peuple reprenne ses destinées en mains.

Sans qu’aucun Sauver Suprême ne prétende lui dicter ce qui serait bon pour lui.

Qu’il ose enfin la Révolution, donc la Liberté !