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Une avenue dont la laideur afflige le regard.

Mais qui est celle de la pénétration.

Celle dont l’intitulé fait référence au lien entre une vulgaire sous-préfecture régionale et sa capitale.

Celle qu’empruntent matutinalement des cohortes de cercueils à roulettes pressées de s’agglutiner entre Clémenceau six et Clémenceau sept.

Une manière singulière d’administrer au promeneur la preuve qu’il réside bel et bien dans une Métropole.

Une avenue dont le panorama incite à la morosité et à l’ennui.

Mais qui, surtout, suscite chez le dit promeneur la malepeur, ce sentiment diffus qui outrepasse les limites de l’angoisse ordinaire.

La Mort rôde à tous les niveaux de cette avenue si caractéristique de l’aspect misérable d’une sous-préfecture régionale.

Elle hurle sous les capots des cercueils à roulettes qui pilotent des individus, mâles et femelles confondus, réduits à une exaspérante solitude et qui cherchent dans leurs machineries électroniquantes le peu de compagnie susceptible de leur faire oublier leur déshérence.

Elle se camoufle sous la tôlerie des engins qui véhiculent, au rythme des embouteillages, les quelques celles et ceux qui ont encore foi en la validité du service public.

(A titre d’exemple, le vieux marcheur que je suis, aux heures de la rentrée simultanée des classes et des bureaux, effectue plus vite que les bus de la TAM le trajet qui relie Clémenceau six à Clémenceau sept !)

Elle glapit sous le couvert des sirènes qui clament l’urgence.

Elle rugit lorsqu’un majestueux poids lourd emballe la multitude de ses chevaux-vapeur sous le prétexte que dans le lointain un feu a daigné passer du rouge au vert.

A quand le jeu de massacre ?

A quand l’engin incontrôlé qui fracassera d’autres engins et tout ce qu’ils contiennent ?

Le promeneur frémit et s’indigne.

Son statut, sur des trottoirs obstrués par des poubelles, par des motos en stationnement et par tant de résidus de la vie urbaine, son statut disais-je ne le prémunit de rien.

Et surtout pas des cyclistes qui se proclament prioritaires,(de même manière que certains pilotes d’engins motorisés).

 

Meunier ne dort plus.

Meunier est sorti d’une longue léthargie.

La Bayletterie en témoigne.

Sa façon d’envoyer à la face du Grand Métropolitain quelques sacs de blé dur est réjouissante.

Puisse-t-elle provoquer quelques effets secondaires.

 

 

L’ophtalmologiste à qui j’avais confié le soin de suivre les évolutions de ma vision m’avait annoncé au printemps dernier l’urgence qu’il y avait à débarrasser mon œil droit des stigmates de la cataracte.

En septembre, j’ai pris contact avec sa gente secrétaire afin d’obtenir un rendez-vous.

Laquelle accorte personne m’indiqua qu’il me faudrait attendre plus de quatre mois pour être enfin accueilli par mon praticien habituel.

J’en fus fort irrité.

Une irritation qui me poussa à solliciter un rendez-vous auprès du service ophtalmologie du CHU.

Deux mois d’attente.

J’ai donc opté pour le CHU.

Bien m’en a pris.

Au terme de quatre examens puis d’une rencontre avec l’un des praticiens de l’établissement, il me fut annoncé que l’opération de la cataracte ne relevait pas de l’urgence.

Prochain rendez-vous en novembre 2019.

La médecine tiroir-caisse a perdu un coglione qui avait eu grand tort de lui faire confiance.