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Quelques soubresauts.

Une colère contenue.

Dont je ne sais trop quoi faire.

Que j’enclos dans une scribouillaison.

Un reflet qui s’en ira, entre autres, se greffer à l’infinie multitude des faces de boucs (et de chevrettes).

 

Un cliché.

Quadricomique.

Un cliché publié sur le site (un site propret) https://lemouvement.info/

Un site propret et de gauche.

Le cliché : quatre personnages alignés derrière une table.

L’opposition de gauche au Grand Métropolitain.

Trois hommes et une femme.

A la gauche de la gauche, le représentant de l’une des tendances du bolchevisme moribond.

A la droite de cette gauche, le Grand Dadais, survivance velléitaire du hamonisme et candidat présumable à une défaite annoncée (municipales 2020).

A la droite du candidat à son propre désastre, Fifille, laquelle entretient avec vaillance la flamme du flambeau qui illumina la longue carrière politique de l’Imperator.

Et puis, à l’extrême droite de cette gauche confusionnelle, le Revenant, l’ancien Sacristain de Cournonsec, que le dit Imperator avait installé dans les fonctions subalternes d’agent exécutif de ce qui était alors l’Agglomération de Montpellier (personnage dont les Solférinistes firent l’évanescent candidat la succession de l’Irremplaçable, l’Imperator lui-même).

Quatre Opposants qui s’opposent.

Si peu et si mal que cela m’afflige.

 

D’abord en omettant de resituer le Grand Métropolitain à sa juste place sur l’échiquier politique : la case droite.

La case droite, la blanche, celle qui précède, sans établir de frontière distincte, la case noire, celle dite de l’extrême-droite.

Non que je veuille anticiper sur un quelconque dérapage.

Mais j’ai besoin d’un peu de clarté dans ma vision, pour outrancière qu’elle soit, du positionnement des forces en présence dans une cette cité que je pressens capable des pires bascules dès lors qu’elle aura expérimenté (et donc subi) toutes les formes de pouvoir traditionnelles.

Le Grand Métropolitain, c’est la droite.

La droite qui sait se camoufler sous des oripeaux de gauche, lorsque les circonstances l’y contraignent.

La droite du mensonge et de la falsification à laquelle le Grand Métropolitain s’assimile si bien.

Sans que la gauche s’en offusque.

Deux exemples.

Le premier.

Au cours du printemps dernier, le Grand Métropolitain accorde un cadeau (un petit financement supplémentaire) aux établissements d’enseignement privé. Le Grand Dadais consigne l’information mais précise qu’il serait toutefois incongru de « ranimer la guerre scolaire ». Point de vue opportuniste : la guerre scolaire, de fait, n’a jamais cessé. Mais elle est menée par les seules troupes ralliées aux Vaticancaneurs. Lesquelles troupes bénéficient de l’assistance autant discrète que sournoise de la Puissance Publique. Une guerre qui ne cessera qu’au lendemain de l’anéantissement de l’Ecole Publique. Lois du Marché obligent !

Le second.

Les danseuses légères conduites désormais de main de maître par le fils de Loulou réclament pour leurs évolutions artistiques une nouvelle pelouse et donc un nouveau stade. Exit la Mosson et la vieille enceinte historique. Le Grand Métropolitain décrète l’urgence de la construction d’un nouveau stade (qui portera le nom de Loulou), mais un stade dont le financement de la construction dépendra en grande partie de financements publics (sans oublier le coût des infrastructures d’accès et de parking). Des nécessiteux, les fils à Loulou ? Non ! Riches comme Crésus. Des richesses acquises avec l’argent des contribuables. Le ramassage et le traitement des ordures. Un service public. Un service concédé à des capitalistes qui en tirent de conséquents profits. Profits grâce auxquels ils entretiennent, entre autres, leur troupe de danseuses légères. Mais qui ont le culot de réclamer aux contribuables de leur financer leur stade. Avec l’assentiment du Grand Métropolitain et la complicité de la quasi-totalité des élus des communes du « Grand Montpellier ».

Dans l’un comme dans l’autre cas, des campagnes politiques conséquentes visant à sensibiliser « l’opinion publique », à dénoncer la gabegie (le stade) et le détournement de l’argent public en faveur du privé (l’école et le stade) ?

Rien.

Ou pratiquement rien.

Tout juste des protestations de pure forme, suivies illico d’un pesant et atterrant silence.

Certes, il est vrai qu’il est difficile dans un même mouvement de déverser des monceaux de fèces de boucs sur les murs appropriés afin d’y clamer son enthousiasme devant les rares exploits des danseuses légères affiliées au groupe Nicollin tout en dénonçant avec toute la vigueur nécessaire la soumission des politiques que l’on prétend combattre à des impératifs d’opportunisme clientéliste.

Un peu de courage, que diantre !