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Ce peuple-là fut un peuple martyr.

L’Holocauste.

Dans mes rêveries les plus insensées, j’avais imaginé qu’il deviendrait un peuple exemplaire au sein d’une nation exemplaire.

Une nation capable de trouver un compromis avec l’autre peuple qui lui est si ressemblant.

Sauf que ce deuxième peuple se réclame d’un autre dieu.

Un dieu qui est pourtant le proche parent du dieu dont se réclame le peuple qui eut à subir l’Holocauste.

La Bible et tous les textes prétendument sacrés, paraît-il, en témoignent.

Ne croyant ni à diable ni à dieu, je ne perdrai pas mon temps à chercher si de telles assertions sont recevables.

Les gouvernants du peuple de l’Holocauste me déçurent très vite.

J’avais cru, en mes vertes années, à leur socialisme, avec ses kibboutz.

Croyance naïve.

De guerre en guerre, les gouvernants du peuple de l’Holocauste manifestèrent leur volonté de faire de la Palestine une terre exclusivement israélienne.

Point de partage.

Point de cohabitation.

L’autre peuple fut exilé aux marges des terres qui avaient été siennes durant des siècles.

Avec le soutien implicite d’autres gouvernements, l’américain, le britannique, le franchouillard.

Lesquels ne virent aucun inconvénient à ce que le gouvernement du peuple de l’Holocauste se dotât de l’arme nucléaire.

L’autre peuple fut « parcellisé ».

Lui furent concédés des lambeaux de territoires sur lesquels s’exerce au rabais une « Autorité » dite palestinienne, assujettie au bon vouloir des Puissances censées le protéger et l’assister dans son improbable développement.

Le peuple de l’Holocauste a confié depuis de longues années les rênes  de sa gouvernance à des formations politiques qui n’ont rien à envier à nos droites extrêmes.

Avec la bénédiction de la puissance tutélaire, la puissance américaine.

Depuis l’élection du Canard Fou à la tête de cette puissance, les deux nations alliées n’ont de cesse d’en finir avec la « question » palestinienne.

Ils ont donc proclamé qu’il n’était plus de Palestine.

Le Canard Fou a décidé d’installer à Jérusalem son ambassade.

En ces lieux qui ne sont ni juifs, ni musulmans, ni chrétiens.

Qui étaient des lieux de cohabitation et de partage.

Le peuple des vaincus a tenté, hier, de manifester sa colère contre une installation qui rompt les équilibres anciens au seul profit de la puissance régionale dominante.

L’armée du peuple de l’Holocauste l’en a, du moins l’espère-t-elle, dissuadé.

Une cinquantaine de morts et des centaines de blessés.

Tous palestiniens.

L’horreur.

L’abomination.

Après tant d’autres horreurs, d’autres abominations.

Avec le soutien inconditionnel du Canard Fou qui interdit à l’ONU de conduire une enquête indépendante sur les massacres qui furent perpétrés hier à Gaza.

Avec en toile de fond une autre guerre, celle que le Dément et son allié israélien envisagent de conduire contre l’Iran.

La folie absolue.

Notre monde rendu à la barbarie et donc à la terreur.

L’émergence des formes nouvelles, quoique primitives en leur expression, de l’impérialisme.

Se taire, c’est déjà se résigner au pire.