ob_42a9f9_ecole-privee-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michaël est de retour.

Vent debout.

Sur l’affligeant parvis de l’Hôtel de Ville de Montpellier.

Tout colère, Michaël.

Le Grand Métropolitain fit adopter (si j’ai bien compris ?) par ses Fidèles Godillots, lors de la récente séance du Conseil Municipal, une augmentation de 6% de la dotation accordée sur les deniers publics pour chaque lardon fréquentant les établissements privés d’enseignement.

Soit donc un coup de pouce plutôt conséquent destiné aux boutiques qui sont la propriété des Vaticancaneurs.

Je partage la colère de Michaël.

Bien que je ne sois pas surpris par cette décision initiée par un personnage qui entretient d’étroites relations avec les adeptes du Siège que l’on dit Saint.

Ce confusionniste notoire, dans le maniement inconsidéré de l’équerre et du compas auquel il se livre nuitamment, n’est point le défenseur du Bien Public mais un Trublion greffé du côté des boutiques qui ne sont pas obscures alliées aux vieilles droites réactionnaires.

Il n’en reste pas moins vrai que Michaël circonscrit le débat en ses anecdotiques  données.

Alors même que le Grand Métropolitain lui offrait l’opportunité de poser les questions essentielles, celles que les Mentors de la gauche franchouillarde fuient depuis des lustres.

En particulier la question du financement d’établissements scolaires privés avec des fonds publics.

Je ne puis en effet concevoir qu’une partie de l’argent que je confie à l’Etat via l’impôt qu’il me prélève soit concédé à des entrepreneurs en pédagogies différentielles.

Un reniement, une trahison du droit de tous les enfants vivant en France de recevoir un même enseignement qui soit l’instrument de la construction de leur future citoyenneté.

Des papas et des mamans préfèrent confier aux Vaticancaneurs le devenir de leurs chers petits lardons.

Soit.

Mais qu’ils paient le juste prix de leur exigence.

En euros sonnants et trébuchants.

La gratuité de l’enseignement ne concerne que l’école publique.

L’autre école, la privée, est celle de l’inégalité et d’une forme sournoise et donc hypocrite de la ségrégation.

L’Etat, en ses incessantes fourberies, n’a de cesse de démanteler ce qui depuis plus d’un siècle concourait au Bien Public.

L’enseignement en premier lieu.

Mais aussi la santé, les transports.

Voilà qui me ramène à d’autres problématiques, celles qui font l’actualité et qui mettent à jour, une fois de plus, l’exécrable servilité des Médiatouilleurs.