Villa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un tantinet déçu.

En raison sans doute de l’estime et de l’intérêt que je porte à l’œuvre de Guédiguian.

Guédiguian qui a mes yeux a eu le tort de fédérer trois films en un seul et d’oser des pirouettes qui édulcorent et appauvrissent son propos.

Alors que le sujet central, cette sorte de tragédie antique sur le thème de la mort probable du Père, ce sujet se suffisait à lui-même.

Avec cette quasi Médée dont l’enfant s’était noyée vingt ans auparavant dans les eaux de la calanque au creux de laquelle l’Aïeul vient d’être foudroyé par une attaque cérébrale.

Les retrouvailles des deux frères et de la sœur autour de ce Père qui fut, jusqu’à preuve du contraire, l’homme des belles et justes causes.

Les règlements de compte, dont ceux liés au décès accidentel de la fille de la quasi Médée.

Une densité tragique qui s’évapore dès lors que le Cinéaste surajoute à son récit quelques esquisses sur d’inconvenantes amours et la narration de l’irruption de trois enfants rescapés du naufrage d’un bateau transportant moult immigrés vers leur improbable El Dorado.

Cela ne m’empêcha nullement d’apprécier les instants savoureux qui constituent autant de prolongements aux précédents films marseillais de Guédiguian et de verser une larme (de joie) en retrouvant, avec les mêmes personnages et dans les mêmes lieux, une scène vieille d’une trentaine d’années.