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Les derniers cancrelats fuient le rafiot échoué dans les égouts enfouis sous la rue de Solférino.

Un rafiot comparable, sans aucun doute, au radeau de la méduse.

Des choses immondes.

Des glaires répugnantes.

Des étrons visqueux.

Les vils larbins d’un capitalisme que certains d’entre eux servent depuis des lustres.

A commencer par celui qui parvint à accéder au Trône voilà tout juste cinq ans.

Usurpant une étiquette qui abusa les Innocents parmi lesquels je m’étais compté le dimanche d’un second tour.

Aucun de ceux-là ne fut jamais socialiste.

Ni Hollande.

Ni Le Drian, l’ignoble marchand d’armes.

Ni Grandes Oreilles.

La clique de « La gauche bouge », cet infâme bouquin qui dès 1985 révéla les véritables orientations du sinistre trio.

Des néolibéraux pur jus.

Déversant leurs immondices sur la tombe de ce malheureux Jaurès, immondices camouflés, une fois l’an, sous des monceaux de roses rouges.

Des soutiers de la machinerie étatique qui durant trente ans usèrent d’une rhétorique mensongère.

Des condottieres dont les plus vindicatifs et les plus roublards se disputèrent le pouvoir.

Le pouvoir de régner sur les Solférinistes.

Puisqu’ils avaient réussi la prouesse de coloniser un parti dont tant d’adhérents aimaient à prendre les vessies pour des lanternes.

Ils greffèrent à leurs bataillons tant de ceux qui furent des zélateurs de Mao, bastonneurs émérites.

Ils convertirent à leur religion moult anciens laudateurs de Papy Léon, prêts à tous les compromis pour obtenir de lucratives sinécures.

De Tonton moribond à l’Ectoplasme qui marque donc la fin de l’histoire des Solférinistes, ils ont agi en permanence pour vider le mot « socialisme » de sa substance.

Adeptes des évangiles néolibéraux, ils ont puisé dans ces textes fondateurs d’une pensée mise au service des intérêts des Puissants les argumentaires fallacieux qui nourrirent leurs campagnes électorales.

Leur quasi anéantissement est une excellente nouvelle pour celles et ceux qui refusèrent de collaborer à l’entreprise d’anéantissement du rêve socialiste.

Les voilà désormais débordés par la Baudruche dont la vision politique ne diffère guère de la leur.

La preuve ?

Nombre d’entre eux ont fait et font aujourd’hui encore allégeance au Vainqueur, l’homme qui a convaincu une part non significative du Peuple qu’il n’y avait désormais plus ni droite ni gauche, donc ni exploiteurs ni exploités.

Voici que le plus abjecte d’entre eux, le Comte d’Evry, s’installe à la périphérie de la Cour.

Le Monarque fera très vite appel à ses « compétences ».

Dont celles qui concernent l’accueil des pas ressemblants, des errants sans avenir, auxquels son ami qui fut maire de Lyon prétendait interdire que les militants des belles causes puissent leur concéder l’offrande ne serait-ce que d’un quignon de pain et d’un verre d’eau.

Les derniers cancrelats s’entassent dans les chiottes où le Monarque dépose ses nobles (quoique visqueux) étrons.

En cet Elysée qui est à la Raie Publique ce que fut Versailles à la Monarchie d’autrefois.

 

A Voce Rivolta !