François le Batave a trouvé refuge auprès des Mnéfieux, en cette demeure qui reste celle des Solférinistes, mais qui devrait désormais être étrangère à tout militant ayant une haute et inflexible idée du socialisme.

(En reste-t-il ? J’en doute…)

Mais il ne peut évidemment s’agir que d’une solution transitoire.

Au terme de longues et patientes recherches, je lui ai trouvé, ici, à Montpellier, la demeure appropriée, la résidence idéale susceptible de lui éviter une déconnexion trop brutale avec celle où il vécut durant cinq ans.

Un nouvel « Elysée ».

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Une forteresse.

Sise à deux pas de la voie dite rapide qui lui autorisera les évasions vers les espaces maritimes.

Palavas et ses hordes d’électeurs frontistes, La Grande Motte, Carnon, mais aussi la cathédrale de Maguelone, si propice au recueillement…

Une forteresse.

Non pas la cathédrale, mais l’immeuble de référence.

L’autre « Elysée ».

Qui le rendra à un anonymat reposant.

Quoiqu’il lui sera tout de même possible de disposer d’un local commercial.

Celui du rez-de-chaussée.

Au fronton duquel son prénom est déjà gravé.

« François ».

Un rapide ravalement.

Quelques aménagements intérieurs.

Une bouquinerie où seront (ça n’est qu’une hypothèse) soldés tous les invendus de « La gauche bouge ».

Ou un sex-shop.

A moins qu’une croissanterie.

Au cœur même de la forteresse, le logement.

Les façades de l’immeuble s’ornent régulièrement de panneaux annonçant la vente de F2, F3, F4…

François le Batave n’est pas totalement démuni.

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Mieux encore : à l’arrière de l’immeuble, caves et parkings autorisent le stationnement d’un scooter.

Et puis, pour un homme de sa trempe et de son envergure, Montpellier est une cité dont le rayonnement lui offrira la possibilité de rebondir.

Phiphi, le Baron de Machinchose, lui sera un guide dévoué.

Les Phiphillettes, bien que désormais confinées dans le culte du Roitelet Emmanuel 1°, agrémenteront ses loisirs selon des modalités propres aux mœurs locales.

Il lui sera loisible, auprès du Gazouillant Pierrot, de s’imprégner des restes de la culture maoïste qui fit les beaux jours de la gauche locale, celle qui se disait de gouvernement.

Un beau projet, non, pour un homme rendu à la vraie normalité ?