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Jeudi.

Les Gazouillis.

Ceux du Pierrot et des quelques moineaux qui volettent en sa compagnie dans une cage trop grande pour eux.

Un titre de complaisance.

En ce 2 mars si printanier.

Une lècheculterie.

« Et voici Saurel City ! »

Titre flagorneur.

Qui traduit la soumission au nouveau Maître, ce baron de Machinchose dont les pitoyables et archaïques macronisations ne parviennent même pas à m’arracher un sourire.

« Saurel City » ?

Le futur quartier de la gare TGV.

La ville qui s’excentre, qui s’éparpille.

Qui s’affuble dans son élan vers la mer du nom de Cambacérès, l’enfant du pays, qui fut une sorte de Grand Chambellan de Napoléon (ou plus exactement « archichancelier » de l’Empire).

Phiphi qu’obsèdent désormais la trottinette et le skate-board.

Faire jeune, à défaut d’être vraiment jeune.

Chloroformisé.

Le jeune.

En totale dépendance des machineries électroniquantes dont il est avéré qu’elles sont d’ores et déjà l’avenir de l’homme.

Un moineau libella le Gazouillis.

Habile.

Roublard.

L’avis du Grand Métropolitain, puis deux points de vue contradictoires avant que la conclusion ne revienne au même Grand Métropolitain.

Lui, le grand dispensateur des bienfaits nécessaires à la survie d’un hebdomadaire indépendant, mais dans un processus somme toute fort banal de dépendance.

Et puisque s’en vient le printemps, les gentils moineaux aux Gazouillis inoffensifs et consensuels vont se refaire un plumage.

« La Gazette change » !

Dès le jeudi 16 mars !

Seul véritable changement : le prix de vente.

Qui passe de 1,20 à 1,50 euro !

En raison de « la flambée des prix de fabrication ».

Dixit le Pierrot gazouillant.

Une flambée à ce point excessive que je ne ferai pas l’acquisition de l’édition du 16 mars.

Ni des suivantes.

Faut pas pousser pépère dans les orties !