benoit-hamon

 

 

 

 

 

Il serait a priori humain et donc charitable d’apporter ne serait-ce qu’un suffrage à ce malheureux Benoît qui contre lui concentre tous les ressentiments, toutes les rancœurs et toutes les haines que vouent aux êtres à peu près purs les trafiquants des consciences jusques aux plus innocentes.

(A peu près, car je n’oublie pas que le gentil Benoît a déjà une longue histoire au sein du parti des Solférinistes, qu’il fut Chambellan au service du Roi François et qu’il complota aux côtés du Duc Arnaud le Montebourgeois afin de permettre l’accession du Comte d’Evry aux subliminales fonctions de Grand Chambellan.)

La feuilletaison matutinale de la presse dite écrite, l’écoute passive et résignée des commentaires radiophoniques, tout le fatras des vraies fausses informations et la redondance des analyses concoctées par les politotologues me laissent penser que toute cette société arrimée aux basques des Médéfieux ne tolérera pas que le Peuple de gauche adoube le presque naïf enfant de chœur breton plutôt que le viril et tempétueux Comte d’Evry.

Lequel Comte, depuis ce récent dimanche, éructe et prononce moult sentences de mort (politique) à l’encontre de l’Incongru.

J’entends bien : la vraie droite et la fausse gauche, celle du parti des Solférinistes entendent réduire leur Farce électorale à une obscène pitrerie dont l’énoncé du titre revient à feu le camarade Duclos, « Blanc bonnet et bonnet blanc ».

Surtout, ne prendre aucun risque.

Donc contenir et étouffer toutes les velléités gauchisantes, les seules susceptibles de redonner au Peuple (de gauche) l’espoir et le goût du combat.

Qui osera me rétorquer que dans ce registre-là, il y a déjà le camarade Mémé ?

L’autoproclamé.

Le sauveur suprême accomplissant l’ultime phase du processus qu’initia voilà quarante ans le camarade Tonton : réduire à néant ce qui survit du bolchevisme.

La victoire posthume, à bientôt un siècle de distance, de Léon sur Vladimir Ilitch.

Les rétorquations ne me concernent pas.

Le Peuple (de gauche) mérite un peu plus de respect et d’égards.

Mais voilà que j’en oublie les Médéfieux, les Affairistes, les Banquouilleurs.

Alors que la Farce électorale est leur affaire.

Elle ne l’est, en vérité, que lorsqu’ils disposent du pouvoir de distribuer les rôles.

Accommodants avec la Fachosphère, ils réclament, afin que s’accomplissent leurs desseins, des comparses susceptibles, si les hasards que peut induire le suffrage universel modifiaient leurs plans initiaux (un second tour Marine/Afionlaraieforme), d’exprimer ou de réaffirmer leur amour pour les Médéfieux ainsi que leurs Alliés.

D’où l’insistance qu’exprime la Médiatouillerie et qui vise à convaincre le Peuple (de gauche) : seul le Comte d’Evry, l’homme à l’oreille droite virevoltante, est doté des talents nécessaires à l’accomplissement d’une tâche herculéenne, arrimer pour l’éternité des temps à venir cette vieille et anachronique France aux basques du Marché dont les Médéfieux sont à n’en pas douter la vivifiante et rassurante incarnation.

Votez Manu !

Un brave pioupiou qui jamais ne fut socialiste mais dont la brillante carrière politique s’amorça sous la tutelle de quelques Mnéfieux absouts depuis si longtemps de toutes leurs turpitudes.

La désormais clique des Solférinistes.

Celle qui a déjà décrété la mise à mort du gentil Benoît.

Celle dont les capacités aux tripatouillages sont illimitées.

Mais surtout celle qui exige que rien ne change.

Celle de la soumission au bon vouloir des Médéfieux.

Donc Manu, Comte d’Evry, Sauveur Suprême.

Manu que la prochaine voterie doit impérativement adouber.

La scène 2 de l’Acte I.

La Farce électorale en son déroulement prévisible, à ce point prévisible que les rares spectateurs installés devant les tréteaux n’applaudissent pas.

Je ne participerai pas à cette voterie.

Je ne participerai à aucune des voteries à venir.

Pas même celle de l’Acte II.

Je ne tendrai pas une main secourable au malheureux Benoît que lapident ces ignobles Solférinistes qui portent à ce point la trahison dans leurs gènes que je les sais capables de courber l’échine devant n’importe quel nouveau Pétain, dut-il prendre celui-là des apparences macroniques.

Je n’adresserai aucun signe qui puisse laisser penser aux Solférinistes que je leur accorde un sursis.

Pour que la gauche vive (ou renaisse), il est urgent que cette engeance-là soit rendue au néant.

Elle est la malfaisance absolue, celle que je n’avais même pas imaginée lors des plus sinistres de mes cauchemars.

Benoît, parce qu’il persévère, parce qu’il s’accroche avec l’énergie du désespoir à la vieille et caduque machinerie Solfériniste, leur concède le droit de persévérer dans ce qui s’apparente à un crime contre l’esprit.

Au-delà de la vague sympathie que ce garçon m’inspire, je réaffirme ma totale incapacité à continuer à jouer le rôle du figurant dans un spectacle dont la médiocrité et la vulgarité m’affligent.

J’ai vécu en rêvant d’un monde meilleur, d’une humanité meilleure.

L’irruption du pire sous la houlette de la clique des Solférinistes me révèle la nécessité de m’extirper de combats politiques qui ne visent plus (et depuis trop longtemps) l’excellence, qui se résument à des luttes intestines pour atteindre à la maîtrise d’un pouvoir soumis à des impératifs qui sont ceux de la classe sociale dominante.

 

A Voce Rivolta !