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A l'Homme d'Etat/Mère, ces quelques vers de Brel:

"J'ai deux mots à vous rire
Il y a trop longtemps
Que vous me faites frire
À vous souffler dans le cul
Pour devenir autobus
Vous voilà acrobates
Mais vraiment rien de plus"

 

 

Le Comte d’Evry fut donc souffleté par un manant breton.

L’image montrée sur tous les réseaux est à ce point floue, donc illisible, que je n’ai pu déterminer si l’anicien Grand Chambellan reçut de ce manant à peine pubère un véritable soufflet, lequel soufflet eut porté atteinte à sa dignité (puisque, faut-il le rappeler, seuls les Maîtres et les Puissants disposent du droit de souffleter les manants, les serfs et les larbins), ou une authentique gifle, une claque ou une torgnole, peut-être même une tarte (voire tout autre synonyme à votre convenance).

L’irréductible breton fut illico plaqué et projeté au sol par un fier-à-bras censé incarner l’ordre et le savoir-vivre (à défaut du savoir-mourir).

Ce garçon même pas sorti de l’adolescence fut jugé dès le lendemain par un magistrat qui incarne, lui, la grandeur mais aussi la servitude de sa si noble profession.

Le possible acnéique mais possiblement fascistoïde se vit condamné à quelques mois de prison (mais avec sursis) ainsi qu’à l’obligation d’effectuer certains travaux dits d’intérêt collectif.

Point final ?

Que nenni.

Le Comte d’Evry monte sur ses ergots.

Le Comte d’Evry éructe.

Lui qui jamais ne connut le monde du travail, lui qui sut s’affranchir de statut de « Dame Pipi » qu’il avait dû assumer au sein de la MNEF et qui parvint très vite à gravir les échelons de la notoriété dans la clique des Solférinistes décadents, cet ambitieux Brutus aux pavillons auditifs orientables a mis en branle tous ses féaux pour que du soufflet montât un soufflé destiné à nourrir la si vorace famille des Médiatouilleurs.

Voici qu’un geste insignifiant est érigé en affaire d’état.

Une illustration du vide sidérant de la pensée politique.

Le minable fait divers que n’importe quel organe de presse respectueux de la dignité et de l’intelligence de ses lecteurs n’eut mentionné en deux lignes que dans les pages dites locales, fourre-tout n’ayant d’autre destinée que d’apporter la preuve aux autochtones qu’ils ne sont pas tout-à-fait morts.

Chaque jour, des dépositaires de l’autorité publique sont souffletés, injuriés, conspués, rossés, boxés par des citoyens excédés du peu de cas qu’il est fait de leurs problèmes.

Les outrages outrepassent bien souvent celui qui fut infligé au Comte d’Evry.

Mais Lui, l’ancien Grand Chambellan, est doté d’une stature, celle que s’attribue tout individu qui prétend incarner l’autorité de l’Etat/Mère.

Donc la stature de l’Homme d’Etat/Mère.

Dont peu d’individus mâles sont en droit de se prévaloir.

Or, Lui, cet ancien « Dame Pipi » de la MNEF, qui a gravi si vite les échelons de la notoriété chez les Solférinistes décadents, s’est attribué les mérites qui sont ceux d’un Chef d’Etat.

Le seul qui chez les dits Solférinistes soit en mesure non seulement de succéder à l’insignifiant Roi François, mais mieux encore, de rendre tout son lustre à la fonction monarchiante.

La démonstration du mépris dans lequel il tient le Peuple.

Lui qui fait en permanence affront à Jaurès, qui ne cesse d’assassiner le vieux Maître de Carmaux, et de rendre illisible et incompréhensible le mot « socialisme ».

Lui qui chaque matin refait consciencieusement le lit de la Marinasseuse.

L’homme du 49/3, l’arme de destruction massive de la démocratie.

 

A Voce Rivolta !