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Survivent en moi des formes peut-être infantiles du masochisme.

L’achat de la Jofrinette, par exemple.

Chaque samedi.

Avec une seule, une unique motivation : retrouver Philippe Lançon.

Attente souvent déçue, ce que je comprends, après tout ce qu’endura lev critique littéraire lors de l’attentat contre Charly Hebdo...

Mais bon, les pages « Livres » offrent parfois des découvertes que le Vieux Lecteur introduit parmi ses notes (très) personnelles.

Des pages « Livres » paraissent le samedi.

Dans cette Jofrinette qui se vend deux euros et soixante-dix centimes.

Excusez du peu !

Une Jofrinette qui en ce samedi 10 décembre titre : « LES INSOUMIS DE LA PRIMAIRE ».

(Et non « LES PRIMITIFS INSOUMIS » !)

Et qui que l’on voit sur les deux clichés quadricomiques quasiment entremêlés ?

Un ancien commis de la banque Rothschild et un presque toujours militant de l’OCI.

L’un et l’autre candidats autoproclamés.

L’un et l’autre Sauveurs Suprêmes d’une nation en voie de perdition.

Césars et Tribuns installés sur les tréteaux où se joue la Farce électorale.

Engagés l’un et l’autre avec la véhémence qui sied aux hommes de farouches et inébranlables convictions dans le combat au terme duquel la France (oui, vous avez bien lu, la France !) se dotera d’un nouveau Monarque (doté d’un contrat à durée déterminée).

La Jofrinette s’extasie.

Le Valet de chambre du sieur Drahi (Patrick) a mobilisé ses maigres troupes rédactionnelles, quelques acnéiques chichement rétribués.

Le Lecteur quant à lui est sommé de prendre pour argent comptant (deux euros et soixante dix centimes, je le rappelle) le galimatias qui loue les vertus des deux insoumis.

Et, par voie de conséquence, laisser croire, ne serait-ce que fugitivement, que la Jofrinette reste le quotidien de la gauche, rebelle et insoumis.

J’ai parcouru.

Les pages « Livres » m’ont donné l’envie de découvrir un écrivain allemand, Christoph Hein (dont la ressemblance, celle du visage, avec Günther Grass est saisissante !).

Les autres pages ?

A peine effleurées, si peu lues, mais tout de même imprégnantes pour me conforter dans ma volonté de participer à l’abolition de la monarchie.

En usant de mes antiques ciseaux, j’ai donc coupé, en une de la Jofrinette, deux têtes : celle de l’ancien commis de la banque Rothschild et celle du presque toujours militant de l’OCI.

L’hécatombe symbolique à laquelle j’entends me livrer ne fait que commencer.

 

A Voce Rivolta !