macron-sapin-hollande

 

 

 

 

 

 

Ca n’est même plus une Farce, c’est tout sottement et trivialement du Grand Guignol !

Du foutage de gueule.

Du mépris à l’égard du Peuple.

Avec ce qu’il faut de méfiance et de trouille derrière ce mépris.

Oui, car tout de même ce Peuple qu’ils essaient de confiner dans les recoins les plus mal fréquentés de la démocratie, ce Peuple, c’est tout de même lui le Souverain !

Le pire étant tout de même que la clique des Puissants n’ait même pas pensé à embaucher un Jean-Baptiste Poquelin d’aujourd’hui pour écrire les dialogues et la mise en scène de leur insipide spectacle.

Non, ils griffonnent sur des feuilles de papier même pas hygiénique.

Ils en confient l’assemblage à des communicants analphabètes.

Puis ils s’installent sur les tréteaux de la société du spectacle.

Et ils jouent et rejouent les scènes plus grotesques, fruits de leurs médiocre imagination mais convaincus qu’ils sont qu’ils parviendront à séduire le public.

Vous.

Moi.

Le Peuple.

La prétendue trahison.

Les brutusseries tant et tant de fois reproduites.

Le Tyran trucidé par celui qui endossera les atours qui siéent au Tyran moderniste.

Les deux réconciliés dans les coulisses.

Gaussant la naïveté des spectateurs.

Moquant les Médiatouilleux qui encensent le pourtant affligeant spectacle.

Je ressens comme une vague tendresse à l’égard de celles et ceux qui consentent encore à s’installer dans les fauteuils en velours carmin des salles à l’intérieur desquelles se produisent les comiques troupiers.

Celles et ceux qui ne ménagent pas leurs applaudissements.

Celles et ceux qui civiquement, dans huit mois, accompliront leur devoir et introduiront dans l’urne qui n’est même plus une fosse septique le bulletin au nom de leur favori.

Les batavistes, bien entendu.

Les déjà macronisables, courant derrière les bus à impérial du renouveau.

Les vallsouilleux, essoufflés dès l’amorce du troisième temps.

Les montebourgeois, un point à l’envers, un point à l’endroit.

Les hamonistes, agenouillés sur un prie-Dieu.

Les mélanchonisés, si fiers d’avoir, derrière les étendards à l’effigie de Papy Léon, enfin vaincus les affiliés de Tonton Vladimir.

Les laurentifiables, adossés à leurs certitudes qu’il n’est d’éternité envisageable que dans le respect des textes sacrés.

 

La morgue.

Les embaumeurs.

Les brasiers des incinérations.

Les cendres dispersées.

Jusqu’aux confins de l’oubli.

Qui sont mes confins à moi.

Moi qui ne survivrai que dans l’impossible rêve.