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Je fis l’acquisition de la Jofrinette.

Ce matin.

J’ai donc lu la Jofrinette.

Ce matin.

Les cinq pages qu’elle consacre à Siné (ainsi que la une et l’émouvant dessin de Willem).

Le reste ?

Je ne commente plus l’insignifiance, le conformisme, la rampitude.

Cinq pages et la une.

Les potes de Siné.

Willem, déjà cité, avec un second et tout aussi émouvant dessin.

Sylvie Caster, Lindingre, Délépine,

Geluck que Siné censura : « J’ai un titre de gloire, il m’a censuré un dessin dans Siné Mensuel. C’était sur les primaires socialistes, où je faisais discuter les vagins de Ségolène Royal et de Martine Aubry avec en surtitre « Après les monologues du vagin, les dialogues du vagin. » L’un des vagins disait : « 2012, je m’en bats les couilles. » Il m’a dit : « Ca, c’est trop. » C’était si incroyable que Siné me retoque un dessin. Rien que pour ça j’en suis fier. »

Un article « funéraire » de Favereau.

Plutôt bien tourné.

Minimum nécessaire.

Même si l’esprit Libé n’est plus qu’un lointain souvenir.

Et puis la grosse, la très grosse tache.

Indélébile.

La Drahison.

L’Edito.

Signé Lolo.

Bien sûr.

Lolo est la voix de ses Maîtres.

Des Maîtres qui haïssaient Siné, qui continuent à le haïr.

Mais dans la société du consensus et de la bien-pensance, il est interdit de cracher sur le cadavre.

Donc Lolo ne crache pas.

Lolo contient ses glaviots entre ses chicots.

Lolo est un suiviste élitiste.

Echine courbée.

Subissant autrefois, le sourire aux lèvres, les sarcasmes d’un certain Monarque.

Passe-plats qui complaît aux Médéfieux.

Etron glaireux laissé aux marges des tréteaux de la société du spectacle par un toutou à sa mémère trop richement, trop grassement nourri.

Un nantissable méprisé par les vrais nantis.

Reflets irisés.

Arlequin arc-en-ciel.

Le pantin qui exécuta sans le moindre état d’âme le peu qui subsistait du Libé d’avant-hier.

D’avant que Cherge ne vende son âme au diable.

Ou plus exactement : l’âme du journal.

Il m’est insupportable de lire le semblant d’hommage destiné à un très grand et libellé par un tout petit.

Par une chiure.

Mais je sais qu’il est impossible d’attendre autre chose d’un journal qui n’est rien d’autre qu’un cadavre momifié.

Siné, lui, est plus vivant que jamais.

 

 

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Siné dans son Mensuel de mai.

Son dernier « BANZAÏ ».

« Quand on pense que Finkielkraut est devenu immortel, ça fout le traczir ! On va devoir subir ses élucubrations réactionnaires jusqu’à plus soif car l’immortalité c’est plutôt longuet !... ça n’en finit pas ! Va falloir se le farcir jusqu’à la fin de nos jours ce connard arrogant et prétentieux ! Putain de sa mère ! Moi, j’me vois mal immortel, assis à côté de toutes ces moisissures, sous la Coupole, habillé en clown vert et or, coiffé d’un ridicule galurin à deux cornes et armé d’une fausse épée personnalisée conçue spécialement pour chacun de ses membres et destinée à remplacer leurs zizis flapis ; « Immortel », non merci : je suis en bien trop piteux état pour avoir envie de faire de vieux os ! Mortel… et qu’ça saute ! Dans la joie et la bonne humeur, nom de Dieu ! »