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Deux longues heures.

Deux longues heures passées à suivre la retransmission de la séance du jeudi 7 mai du conseil municipal de Montpellier.

L’obligation qui m’est faite de réitérer l’acte d’accusation que je m’adresse à  moi-même et en conclusion duquel je réclame à l’égard de moi-même l’application de la peine la plus sévère, celle-là même à laquelle mes lectrices et mes lecteurs me condamneront.

Il m’est en effet inconcevable de m’être à ce point trompé en confiant mon suffrage à un Autocrate qui ne se singularise que dans sa capacité à reproduire, en pire, la gouvernance de celui qui fut son Mentor.

Ce que le Grand Métropolitain appelle « la nouvelle gouvernance ».

Laquelle renvoie jusqu’aux plus caricaturales périodes des années si noires de la SFIO, du temps de Mollet et de Moch.

Deux longues heures.

Au mitan desquelles j’ai entendu la pathétique intervention de Cédric de Saint-Jouan, cet ancien adjoint auquel le Grand Métropolitain confia les affaires culturelles de la ville de Montpellier.

Cet homme-là qui vécut de « l’intérieur » l’instauration d’un pouvoir effectivement autocratique parvient donc à des conclusions qui rejoignent les miennes.

Si je l’ai plusieurs fois « moqué », si j’ai parfois ironisé sur sa transparence, je me dois tout de même de reconnaître qu’il fut victime lui aussi de ce même mirage qui me conduisit, en mars 2014, à accorder mon suffrage à Phiphi.

Donc tout autant abusé que je le fus par un verbiage qui nimba de couleurs avenantes des pratiques héritées d’un autre temps, des pratiques qui se révèlent désormais comme la négation de la « nouvelle gouvernance ».

Phiphi régente tout, décide de tout, virevolte, noue les plus improbables alliances, méprise les coglione qui apportèrent un peu de crédit à ses promesses.

« Je pousse régulièrement un coup de gueule dès le matin, histoire de bien montrer que je suis là. C’est Frêche qui m’a appris le truc. »

Cynique, brutal.

Tout autant dans ce propos rapporté en novembre dernier dans l’hebdomadaire « Le Point » que dans ce qu’il exhibe durant les réunions du Conseil Municipal face à celles et ceux qui ne se soumettent pas.

L’Autocrate fait injure à la démocratie.

Il devient urgent d’opposer à ce revanchard pour qui « le temps, c’est de l’argent » un projet politique de gauche, le projet le mieux à même de fédérer les forces qui ne peuvent se reconnaître dans une démarche personnelle et autoritaire.

Sous peine d’assister, impuissants, à la lente mais inexorable infiltration des miasmes marinasseux dans tous les recoins d’une ville qui s’en était jusqu’alors prémunie.

 

 

Un court gazouillis.

Max, l’Ambassadeur, établit une sorte de parallèle entre les Régions à la française et les Länder allemands.

« Tout le monde s’est mis à la régionalisation », après le succès des dits les Länder (Cf le gazouillis).

Je suggère à Max, l’Ambassadeur, de potasser les livres d’histoire.

Il découvrira que l’Allemagne devint en 1949, de par la volonté de ses vainqueurs, une République Fédérale au sein de laquelle les Länder exercent un contre-pouvoir via le Bundesrat où siègent leurs représentants.

Mais aussi que ces Länder sont constitutifs du long cheminement de l’Allemagne vers son unité.

Donc très éloignés du modèle jacobin qui prévaut en France, là où depuis Paris une caste de grands commis de l’état opère d’artificiels découpages plus soucieux de calculs électoraux que des réalités historiques, culturelles et économiques.

 

 

 

Il ministra sous l’autorité de Lionel.

Puis il entretint en cette belle région languedocienne une longue histoire d’amour avec Georges.

Et voici qu’il met un terme au mariage de raison qu’il avait contracté avec Damien.

Afin de vivre le reste de son âge dans la proximité de son arrière-petit-enfant .

Ainsi va Jean-Claude.

Qui clame toutefois sa fidélité à Damien pour ce qui concerne la gestion des affaires publiques.

Arrimés l’un et l’autre à l’union de la gauche.

En dépit de toutes les vicissitudes.

Toutes les composantes de la gauche !

Un remake de celle pour laquelle il mena à la fin des années soixante-dix de l’autre siècle un conséquent travail de sape ?

Lorsque les amis de Georges (l’Autre, candidat malheureux face à Tonton en 1981) prirent conscience que le PCF serait le grand perdant de la belle aventure du Programme Commun ?

Ou bien alors la décomposition collective assortie de l’enfouissement des rêves partagés dans un terreau infertile ?

Jean-Claude ne fut jamais un théoricien.

Il reste un joyeux drille plutôt pragmatique.

 

 

 

 

Le merle de mon environnement chante aujourd’hui encore ce temps des cerises qui ne s’en vient toujours pas.