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Une mystification !

Des promesses de campagne si vite reléguées aux oubliettes.

Un maire à plein temps pour Montpellier.

Faire de la politique autrement.

Instaurer une nouvelle gouvernance non autocratique.

Qu’en est-il un an plus tard ?

Feuilletant hier matin le quotidien d’ici passé sous la coupe du sieur Baylet, j’ai découvert un articulet qui brossait le portrait des deux nouvelles venues au sein de l’équipe placée sous la houlette du Grand Métropolitain.

Une socialiste hier inféodée à l’Illimitable, la fille de Dédé la Science.

Une sarkozyste.

Deux fantomatiques prises de guerre.

Puisque, pour Phiphi, la politique, c’est la guerre.

Deux dévoyées destinées à conférer un peu de lustre à cette équipe qui se délite de l’intérieur, tant il est vrai que Phiphi, potentat à tout faire, ne laisse guère de place à celles et ceux qui ne disposent que de prérogatives réduites.

Des pratiques qui mettent en exergue le mépris que voue le Grand Métropolitain à l’encontre de celles et ceux qui lui permirent de s’installer sur le trône autrefois occupé par l’Immense Disparu.

Un maire à quart de temps.

Une façon si archaïque, si vieillotte de faire de la politique que j’ai l’impression d’être le spectateur d’un remake des combines et des magouilles qui prévalaient en mes très vertes années sous la Quatrième République.

Un exercice personnel du pouvoir, une gouvernance autocratique, sans ligne directrice, qui fluctue au gré des circonstances et provoque déjà des effets collatéraux dévastateurs comme le prouve l’affaire de la désignation de la « capitale » de la future région.

Du bricolage de tous les instants assorti de déclarations péremptoires devant des Médiatouilleurs infoutus de poser devant le nouveau maître les questions qui fâchent (mais est-il raisonnable d’attendre un peu d’impertinence du côté d’individus qui ont endossé la livrée des larbins ?).

Des règlements de compte perpétrés par celui qui continue à souffrir du peu de reconnaissance que lui accordèrent Celui et Celle qui le confinèrent si longtemps dans d’accessoires fonctions.

Des discours dont la vacuité me laisse pantois.

Des discours assortis de formules rituelles exhumées des bréviaires de la politotologie moyenâgeuse.

Une agitation permanente qui se substitue à une relation saine avec les citoyens, à un dialogue constructif.

L’enlisement dans la dépérissement de la démocratie.

J’ignore (et je me contrefous) de ce qu’il adviendra du destin politique du Grand Métropolitain.

Mais devant ce médiocre, cet affligeant spectacle, j’acquiers aujourd’hui une certitude : en raison de ses turpitudes, il sera l’homme qui propulsera le Front National vers les sommets.

Je me botte donc une fois encore l’arrière-train pour me punir de lui avoir confié, voilà tout juste un an, mon suffrage.