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Voilà donc qu’il ne lui reste rien d’autre que le mépris craché au visage du Peuple.

Le Grand Chambellan use et abuse de la peur.

Hier, et en singeant Bush, avec l’islamo-fascisme.

Aujourd’hui avec le fascisme franchouillard.

Sans que jamais ne soit formulée la moindre interrogation sur les causes des dérives.

Tant il est vrai qu’une telle formulation déboucherait nécessairement sur une condamnation sans appel de la politique que conduit le Grand Chambellan sous la bienveillante tutelle du Monarque.

François et Manu ne sont que de sinistres malfaisants.

Des malfaisants dans la mesure où, soumis au bon vouloir des Maîtres du Grand Désordre Capitaliste, ils ont, depuis leur accession au pouvoir, méprisé le Peuple.

Le Peuple leur répond.

De scrutin en scrutin.

Mais les deux compères ne l’écoutent pas.

Ils n’entendent que les prêches ânonnés depuis Bruxelles par les prêtres de l’église qui vante les vertus de ce que dans un saisissant raccourci ils appellent le néolibéralisme.

Leur vérité révélée.

Satisfaire aux exigences des Puissants et tout faire pour étouffer la voix du Peuple, les voix des Peuples.

En jouant sur les registres de la falsification et de la peur.

En obtenant le servile concours des Médiatouilleurs qui se prêtent aux plus abjectes des manipulations des opinions publiques.

La démocratie, vidée de l’essentiel de sa substance, n’a plus d’autre fonction que de leur garantir leurs sinécures en leur concédant le minimum de légitimité nécessaire à l’exercice du pouvoir.

François et Manu, exécutants de politiques décidées hors du champ démocratique, créent les conditions pour qu’en effet les marinasseries ne restent désormais plus confinées dans quelques enclaves.

Ils sont les moteurs de la pourtant résistible ascension des fachos franchouillards.

Puisqu’ils privent le Peuple de cet espoir d’un monde plus juste, plus fraternel.

Leurs simagrées, lorsqu’ils évoquent Jaurès, ne visent qu’à tendre un rideau de fumée destiné à dissimuler leur entreprise mortifère.

Leur monde à eux, c’est celui de la toute puissance de la technocratie mondialisée qui entend exercer une domination sans partage.

Ils sont, et l’un et l’autre, des adorateurs du Veau d’Or.

Le Peuple, lui, se sent meurtri, bafoué, humilié.

Le Peuple refuse de se considérer comme quantité négligeable.

A tâtons, il cherche d’éventuelles issues de secours.

Dans ce pays où la gauche de la gauche est atrophiée, exsangue, moribonde, engluée dans ses archaïques certitudes, proférant moult anathèmes à l’encontre des déviants.

Dans ce pays où le parti qui n’est plus du tout socialiste assume bon gré mal gré la fin de sa mue en instrument n’ayant d’autre mission que de préserver, voire même de renforcer, l’ordre dominant.

Abusé, désespéré, le Peuple regarde désormais du côté des marinasseries.

Il regarde d’autant plus volontiers dans cette direction-là que tout fut mis en œuvre pour les banaliser, pour laisser croire qu’elles seraient aisément contenues.

Mais face au vide, face à ce qui se rapproche si vite du néant, le Peuple se raccroche à ce qui lui donne l’illusion d’une possible survie.

Oui, la pourtant résistible ascension du Front qui se dit national doit beaucoup, doit l’essentiel de son essor à François, Nicolas, Manu et consorts.

Les interchangeables.

Tous soumis aux Maîtres du Grand Désordre Capitaliste.

Ne se différenciant que par d’infimes nuances.

L’heure n’est pas aux imprécations vallsouilleuses, d’autant plus vides de sens que le Grand Chambellan ne cesse de se singulariser par sa  capacité à reproduire les logorrhées produites dans les boutiques obscures où s’élabore la pensée unique.

L’heure est au combat politique, à l’énoncé de ce qui laisserait entrevoir un avenir meilleur, à ce qui accorderait tout l’espace nécessaire à l’épanouissement de la justice sociale, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

François et Manu sont les résidus d’une pensée délétère qui ne put s’immiscer au sein du corps social qu’en raison du dépérissement du parti qui n’est plus du tout socialiste et d’une gauche de la gauche confinée dans le maniement de l’art infantile de la pleurnicherie.

François et Manu incarnent à la fois la vieillerie idéologique et la soumission du politique à des intérêts étrangers à ceux du Peuple.

L’heure est donc à l’insurrection.

Laquelle sera bientôt de saison puisque s’en revient le temps des cerises.

 

A Voce Rivolta !