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Pauvre Filoche !

Celui qui envers et contre tout (tous ???) persiste dans ses engagements aux côtés des Solfériniens, celui-là même s’est ramassé une volée de bois vert perpétrée par l’ancien affairiste de la MNEF.

Un châtiment corporel infligé à un militant qui non content de ne s’être pas associé au chœur des pleureuses proféra quelques propos iconoclastes à l’encontre de l’Immense Capitaine d’industrie brutalement décédé sur la piste embrumée d’un aéroport moscovite.

C’est qu’aujourd’hui, Cher Filoche, chaque Solférinien est intégré, même à l’insu de son plein gré, dans la machinerie collective qui œuvre au plein épanouissement du Grand Désordre Capitaliste.

En conséquence de quoi, il n’existe pas d’autre alternative que de prononcer les louanges des Puissants qui défuntent, puisque ceux-là sont censés avoir toujours œuvré pour notre commune prospérité.

Je suggère donc à Filoche d’effectuer une démarche rédemptive et  d’acquérir un pot de chrysanthèmes qu’il déposera ensuite, le 1 ou le 2 novembre, sur la tombe de l’Exceptionnel Bienfaiteur auquel la Nation unanime rendra un vibrant hommage.

Voilà à quoi en sont réduits les Solfériniens !

Emportés par la vague sournoise qui prit naissance voilà trente ans dans un marigot aux eaux particulièrement glauques.

Sans même s’en rendre compte, fascinés qu’ils furent par le danseur de paso-doble toujours vêtu d’un tutu rose !

Le Pirouetteur qui rédigea sur un coin de table ce « Changer la Gauche » qui scella son engagement du côté des Fauteurs du Grand Désordre Capitaliste, avec l’affectueuse complicité de l’Interchangeable et du Breton dont il fit, une fois qu’il fut élu Monarque, son Ministre des Armées.

J’insiste : les dés furent jetés voilà trente ans.

Ce qui s’en suivit ne relève que de la baliverne, de l’exercice de style, de la dissimulation.

François l’Evanescent n’a jamais été socialiste.

Il ne le fut jamais dans l’esprit de Jaurès.

Il capta certes l’héritage, avec la bénédiction du Parpaillot Rétais.

Il le dilapida avant de le réduire à néant.

Car il eut toujours foi en l’avenir du Grand Désordre Capitaliste.

Une foi inébranlable, qu’il dissimula derrière le verbiage qui amalgama des vocabulaires empruntés aux plus grands comme aux plus communs des serviteurs de la noble cause du Socialisme.

Nécessité fait loi, non ?

En ses vertes années, Petit François dut composer avec des cohortes d’individus douteux qui parlaient encore de « capitalisme », de « lutte des classes » et autres trivialités gauchisantes, bien évidemment archaïques aux yeux du déjà Enarchiant.

Je pouffe lorsque j’entends, aujourd’hui, son Grand Chambellan, le Psychorigide à l’ouïe droite hypertrophiée, s’interroger sur l’éventualité d’un changement de nom du parti qui depuis belle lurette n’est plus socialiste.

La belle affaire, Manu !

Ce parti s’est à ce point perverti, avachi, ramolli, il a subi tant et tant d’interventions commises par de prétendus chirurgiens en esthétique politicienne qu’il a atteint un stade où le hideux le dispute au risible.

Alors, moi, vieille chose finissante, j’applaudis celles et ceux que Lolo la Bavouille appelle aujourd’hui dans son torche-cul aseptisé « LES INCENDIAIRES ».

Non seulement j’applaudis, mais si ces camarades-là ont vraiment l’intention de foutre le feu, je fournirai au brasier le peu qui lui permettra d’exercer sa mission.

Je me déclare même prêt à danser la Carmagnole dans les bras d’Aurore.

Aurore, l’ancienne ministre cultureuse.

Du moins si c’est le prix à payer pour que le beau mot de « Socialisme » ne soit enfin plus galvaudé.

 

A Voce Rivolta !