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Il ne s’agit que d’une sinistre et médiocre bouffonnerie.

Mais elle m’a remis en mémoire quelques-unes des paroles d’une chanson de Gianni Esposito, « Le clown ».

« S’accompagnant d’un doigt

Ou quelques doigts

Le clown se meurt

Sur un petit violon

Et pour quelques spectateurs… »

Cela y ressemble.

Y compris sur les photos qui reflètent le court séjour de Monarque, hier, sur l’île de Sein.

La fin même pas prématurée d’un règne, sous les yeux de quelques laudateurs choisis qui applaudissent, à mains feutrées, les ultimes et médiocres pirouettes effectuées par celui qui n’aura été rien d’autre que l’homme de la finitude.

Ce qui me réjouit.

Non en raison de la mort politique de ce Monarque dont la destinée m’indiffère mais bien plus dans les derniers soubresauts d’un système ayant outrepassé depuis trop longtemps les limites de son possible.

Le Roi se meurt ?

Vive la République !

La bouffonnerie n’a que trop duré.

J’abhorre l’exercice solitaire du pouvoir.

J’exècre ce système qui a dépouillé les citoyens de leurs prérogatives.

Je conchie depuis fort longtemps la Monarchie et son cérémonial infantile qui nous convie, une fois tous les cinq ans, à désigner un Roi à contrat à durée déterminée.

J’abomine le mépris que tous les Souverains qui se sont succédé à l’Elysée ont manifesté à l’égard du Peuple Souverain.

Ce Peuple qui ne se reconnaît plus dans ceux qui gouvernent, ces individus obtus, ces individus bornés auxquels Il avait donné mandat de conduire une politique qui Le protégeât contre la violence exercée à son encontre par les Médéfieux et leurs affidés.

Le Monarque Finissant n’a eu de cesse que d’extirper de notre commun vocabulaire le mot qui fâche, irrite, insupporte et met en transe les Puissants : « Socialisme ».

Sa mort politique, tout autant que celle du Grand Chambellan qu’il s’est choisi, cette mort là me ravit.

C’est, à mes yeux, une affaire de quelques semaines ou de quelques mois.

Le temps que nous réapprenions à chanter, en chœur, « La Carmagnole ».

Le temps que nous nous fassions une idée un peu plus précise de ce sur quoi pourrait bien déboucher une « insurrection idéologique ».

Le temps de nous défaire de nos aliénations.

Afin que nous fussions alors en mesure de chambouler ce qui se doit de l’être.

Dont, et en tout premier lieu, une constitution forclose mais qui contribue cependant à nous maintenir dans la pitoyable condition d’ilotes.

Ce qui est le comble de l’abjection.

Il n’est point de dieu ni de sauveur suprême.

Il n’est qu’hommes et femmes qui osent enfin exprimer leur désir de vivre ensemble dans une société de liberté, d’égalité et de fraternité.

Il n’est qu’hommes et femmes qui persévèrent à chanter leur volonté d’atteindre, en dépit de tous les obstacles, à l’inaccessible étoile.

 

A Voce Rivolta !

 

 

Pour qui ne connaîtrait pas la chanson de Gianni Esposito....

Giani Esposito - 'Le Clown'