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Un Monarque à la Lanterne !

De quoi réjouir nos lointains aïeux qui ne portaient pas de culotte !

Mais hélas, la Lanterne d’aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une cahute aménagée pour que nos Grands Chambellans puis, et sur décision unilatérale de Nicolas le Conférencier, nos  Vertueux Monarques soient en mesure de s’y reposer dans des conditions à peine décentes pour des gens qui s’attribuent l’immense mérite de nous changer le monde.

C’est donc là, tout près de l’Elysée, que notre Foutriquet Guerroyant se repose au terme d’une éreintante année passée à mener des travaux d’Hercule de foire foraine, travaux agrémentés de sentences qui firent les délices des gazettes.

Tout en gardant toutefois l’œil droit ouvert, l’œil gauche n’observant plus rien depuis plus de trente ans, depuis que le Tout Petit François d’alors décréta qu’il n’était rien de plus urgent que de changer la gauche et d’effacer une bonne fois pour toutes le mot « socialisme » du vocabulaire de celles et ceux qui seraient peut-être, un jour, censés lui accorder leurs suffrages.

Ce qui pour notre plus grand malheur advint.

Le Naufrageur occupe les bâtisses de la Lanterne.

Les gens bien informés assurent qu’en raison d’une météorologie détestable, notre Monarque s’évite de trempouiller ses valseuses dans l’eau de la piscine.

Une contrariété de plus pour Celui qui subit tant et tant de remontrances de la part du Conseil Constitutionnel.

Des remontrances qui vont jusqu’à une recalaison du Rataplan qui devait sauver la France du désastre et qu’il appela « Pacte de responsabilité ».

(Alors qu’il eût été beaucoup plus judicieux de le dénommer « Pacte d’Irresponsabilité », tant son Rataplan fit la part belle aux Médéfieux et aux Affairistes qui sont les seuls, aux yeux du Monarque, qui soient en mesure de nous rendre cette prospérité qui nous fuit depuis tant d’années.)

Je ne pleurnicherai pas en la sinistre compagnie des plumitifs de la Joffrinette, jeunes gens fort bien nantis qui, en quelques jours, effectuèrent une série de pirouettes au terme desquelles, et en dépit d’égarements passagers, ils retrouvèrent leurs sens de la seule orientation qui vaille, le suivisme aux trousses de Lolo, qui lui-même suce les pneus des cadors qui président au Grand Désordre Capitaliste.

Je les sens si heureux d’évoluer au sein du microcosme, de commenter les futilités, d’analyser les perspectives électorales des prétendants aux fonctions de Monarque/Valet, que je ne fais que feuilleter le journal (que je continue toutefois à acheter chaque matin, en préservant en moi le rêve, certes insensé, que le petit nombre des rédacteurs insoumis et le nombre invérifiable des lecteurs que navrent les évolutions en cours s’essaieront à bouter, ensemble, les marchands hors du temple de la rue Béranger) .

En souvenir d’un autre temps.

D’un temps forclos.

Puisqu’en l’an 2015, il est de bon ton de convenir aux exigences des Financeurs, qui ne sont ni mécènes ni philanthropes.

Allez !

Ne vous illusionnez pas : je n’échangerai pas le moindre balle avec François sur le court de tennis de la Lanterne.

Le maniement d’une sorte de poêle à frire ne m’a jamais inspiré.