L’asservissement n’est pas le seul lot des damnés de la terre.

Les Médiatouilleurs eux-mêmes démontrent parfois une effarante capacité à se plier aux exigences de leurs Maîtres qui sont, bien, entendu intimement liés à la tribu des Médéfieux.

Ce matin, par exemple, une Bafouilleuse Encartée officiant sur les ondes de la radio de l’information itérative n’a eu de cesse, et avec une évidente jubilation, de répéter plusieurs fois cette incantatoire formule : « les activistes prorusses ».

Oui.

Ces médiocres individus, manipulés par Vladimir soi-même, dont les manifestations incongrues n’ont d’autre objectif que d’arracher à l’Ukraine un de ses plus beaux fleurons, la Crimée.

Laquelle Crimée est bien évidemment une composante historiquement fort ancienne de la nation Ukrainienne.

Qu’importe après tout si l’affirmation relève de la falsification.

L’auditeur ne demande plus à être informé.

Il se résigne à se laisser intoxiquer.

Peut-être a-t-il pris goût à la consommation des poisons que Libé range dans l’armoire qui contient les substances pourtant a priori interdites classées sous le label « Propagande à l’ancienne et désinformation à l’antenne » ?

Le Médiatouilleur Franchouillard lui, est un professionnel profondément honnête, éminemment scrupuleux.

Dans ses apparences, dans son quant à soi.

Mieux vaut toutefois ne pas gratouiller le vernis.

Car là-dessous se dissimulent bien souvent les moins nobles des ressorts humains.

Dont cette effarante capacité à se laisser asservir.

Lorsque le Médiatouilleur Franchouillard relate la vérolution ukrainienne, il ne chante que les exceptionnelles vertus de ceux qui terrassèrent le tyran et tournèrent vers notre occident chrétien et démocratique les regards de foules incrédules.

Son immense et rayonnante culture lui permet de déceler sans coup férir les résidus d’ivraie parmi tant et tant de bons grains.

Lorsqu’il débarque en Crimée, d’un seul coup d’un seul, il est capable de reconnaître l’activiste prorusse parmi des foules enthousiastes à la seule idée de s’associer au grand, à l’exceptionnel mouvement de démocratisation dont Kiev fut le théâtre.

Il sait, lui, que de l’autre côté de la frontière, en direction de l’Oural, commence l’empire du mal.

Du mal absolu.

Dans le jeu absurde du qui corrompt qui !

Puisque les rares acteurs de ce mélodrame, côté cour aussi bien que côté jardin, appartiennent à la troupe des Médéfieux et des Oligarques réunis.

La pieuvre capitaliste étend ses tentacules.

Elle prétend au règne sans partage.

Ce qui suppose que les Peuples se résolvent au silence.

Ce qui suppose que les Peuples se soumettent aux lois impitoyables du marché.

Un seul et unique modèle.

Le miroir aux alouettes.

Une démocratie qui n’autorise qu’à confier à des pantins le pouvoir de ne rien faire de ce qui pourrait être conforme aux attentes des Peuples.

Comme de mener une guerre impitoyable contre la Finance.

Nous vivons le temps du mensonge et de la forfaiture.

Nous vivons le temps de la propagande à l’ancienne et de la désinformation à l’antenne.

A une échelle qui dépasse l’entendement.

Puisque les Peuples y consentent.

 

A Voce Rivolta !