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Pour une belle Zaterie, ce fut une bien belle Zaterie.

Là-bas, à la Paillade.

Où s’entassent les damnés de la terre.

Une belle Zaterie printanière.

Vivante.

Exubérante.

Et même fraternelle.

Avec les petits riens qui deviennent de grandes choses.

Des dessins d’enfants ou des casseroles recyclés, par exemple.

Avec de grandes choses qui subliment.

Des mots qui déferlent, s’entremêlent, se heurtent et se répondent.

A ce titre là, Tata Milouda m’a emporté, ému, enthousiasmé.

Larmes et rires confondus.

Tant de belle humanité.

Ce qu’autres diluent, estompent, dispersent.

Ces rêves anachroniques.

Un monde fraternel.

Un monde chaleureux.

Tata Milouda.

La Marocaine.

La gratitude qu’elle clame à l’égard de ceux qui l’assistèrent sur les chemins ardus de l’alphabétisation.

Elle qui ne savait ni lire ni écrire lorsqu’elle atteignit à la terre de France.

Tata Milouda vous raconte cela avec cette énergie grâce à laquelle il devient possible de soulever des montagnes.

Et elle en soulève des montagnes, Tata Moulida.

A bout de bras, à bout de mots.

Tant et tant et si haut que j’en restai pantois.

Oui, pour une belle Zaterie, ce fut une belle Zaterie.