Le torche-cul quotidien qui sert de vide poubelle au Libre Midi ose ce titre un tantinet racoleur : « ZAT en danger ? »

En tout bien tout honneur.

Et comme toujours déontologiquement irréprochable.

Un jeune et sémillant pailladin n’a-t-il pas explicité des craintes de nature à susciter l’inquiétude de la puissance publique ?

Je cite : « Je crains des débordements de la ZAT à la Paillade ».

Le propos n’explicitant pas l’éventuel contenu de ces possibles débordements, j’en suis réduit à formuler des hypothèses.

Des émeutes populaires dans un quartier « laissé à l’abandon » (dixit le jeune et sémillant pailladin) ?

Des troubles fomentés par des groupes incontrôlables inquiets de voir déferler sur leurs territoires quelques dizaines de milliers de personnes lors de la ZAT des 13 et 14 avril (évaluations avancées, toujours dans le torche-cul, par Phiphi la Sauterelle) ?

L’émergence d’une contre-culture portée par ce jeune et sémillant paladin opposée à la culture officielle défendue avec une belle ardeur par le dit Phiphi ?

Des ambitions politiques, le désir de s’imposer comme un personnage incontournable, le seul capable de contenir le mécontentement populaire ?

J’interromps là l’énumération.

Il y a quelque chose de profondément malsain dans l’article publié par le torche-cul quotidien inféodé au Libre Midi.

En dépit du voile déontologiquement irréprochable porté par son auteur.

Un auteur sans aucun doute rétribué au lance-pierre, mais déjà si servile et donc si empressé à laisser tremper sa plume dans n’importe quelle fosse à purin.

 

 

 

 

Il fut un temps où la Médiathèque Emile Zola laissait à la disposition de ses visiteurs les trois mensuels publiés par les trois autorités administratives de proximité : la Ville, l’Agglo et la Région.

Depuis plus d’un an (à vue de pif), celui publié par la Ville a disparu.

Alors même que les impôts et taxes payés par les montpelliérains concourent de manière non négligeable au financement de la dite médiathèque.

Depuis quelques mois, celui publié par la Région a, à son tour, disparu.

Ne reste donc plus, sur le présentoir, que celui publié par l’Agglo.

Lequel mensuel chante en tout premier lieu les louanges du Tout Petit Bonhomme qui s’efforce, avec une louable constance, à péter plus haut que son cul.

Je subodore que derrière ces deux disparitions, il y a comme une conséquence des guerres intestines qui opposent les trois prétendants à la succession de l’Immense Disparu.

Si mon hypothèse s’avère plausible, voilà qui révélera le niveau de mesquinerie du Tout Petit Bonhomme tout autant que la servilité de ceux qui sont placés sous son haut commandement.

Si mon hypothèse s’avère absurde, je ne doute pas que dès ce prochain mois de mai, les trois publications cohabiteront à nouveau paisiblement sur le dit présentoir.