Une excellente nouvelle pour Montpellier : Mathilde Monnier est reconduite pour trois ans à la direction du Centre Chorégraphique National.

Donc la continuité.

Enrichie de l’inventivité, de la créativité.

De l’intelligence, aussi.

De la générosité qui se nimbe d’humilité, d’écoute de l’autre, des autres.

Avec ce foisonnement d’initiatives qui confère au Centre un intérêt qui ne se dément pas.

 

 

 

Une détestable nouvelle parue cette semaine dans un long et insipide Gazouillis : Christian Bourquin s’ajoute à la trop longue liste des papabili socialistes.

Trop, c’est trop.

A me flanquer la nausée.

Le p’tit quinquin, le gros rojin, le p’tit pouchin, déjà cumulariste notoire, s’annonce à son tour comme candidat à la succession de l’Immense Disparu.

« A Montpellier, je travaille à créer des rassemblements. Je dis aux militants (socialistes, NDRL) ma passion… Pour l’instant, je suis au-dessus de la mêlée. Mais je ne laisserai pas se passer n’importe quoi à Montpellier… »

Pour qui donc se prend-il, celui-là ?

Le Phénix ?

Le Sauveur Suprême ?

Pis que de l’indécence, de l’indignité.

Tant il méprise les adhérents d’un parti dont il n’est, après tout, qu’un militant au même titre que les autres.

Ses mandats électoraux ne lui imposent, me semble-t-il, que des devoirs.

Dont ceux d’œuvrer pour le Bien Public, dans le respect des mandats qui lui furent confiés.

Dans des conditions indépendantes de sa volonté pour le premier, celui de président du conseil régional, au lendemain du décès de l’Immense Disparu.

Grâce au vote négociable de prétendus « grands électeurs » pour le second, celui de sénateur (des Pyrénées Orientales, soit-il rappelé en passant !).

Il n’est point d’Irremplaçable.

Ce que le p’tit quinquin semble incapable de concevoir, lui qui prétend évoluer de manière protéiforme entre Perpignan et Montpellier.

Les rares militants socialistes, étrangers aux différents clubs de supporters des leaders autoproclamés, auront-ils le courage politique de ruer dans les brancards et de participer à la fossilisation de cet indécent personnage ?

 

 

 

Le départ de Besset de la direction du Théâtre des 13 Vents m’indiffère.

Je ne me suis jamais reconnu dans le « projet » initié par celui qui survint à Montpellier au cours des années du sarkozysme flamboyant.

 

 

 

Mutisme sur toute la ligne parmi la corporation des journalistes du Libre Midi.

Notre quotidien des localeries aseptisées.

Dont les patrons de « Sud-Ouest », perclus de dettes, tente de se séparer.

Et qu’un certain Tapie aimerait bien récupérer et ajouter à son petit empire de presse acquis en synergie avec les si peu fréquentables héritiers du groupe Hersant.

Grâce à l’argent des contribuables que des « juges » prétendument impartiaux lui concédèrent afin de le dédommager des préjudices que les infâmeries perpétrées par le Crédit Lyonnais lui auraient fait subir.

Dans l’éventualité où Nanard parviendrait à ses fins, je ne doute pas qu’il refuserait la moindre augmentation de salaire aux scribes autant mutiques que serviles afin de leur éviter de dilapider des euros si durement gagnés dans la fréquentation de dames petites vertus, celles-là mêmes qui par le biais de petites annonces (payées rubis sur l’ongle ?) constituent des joyaux d’exception dans les pages du quotidien languedocien.

 

 

 

Le Libre Midi, justement.

Qui, ce dimanche de Pâques, consacra une pleine page au 47° tournoi de Saint-Martin Gazelec, un tournoi de football qui rassemble des multitudes de gamins durant trois jours.

Ce qui me réjouit fort.

Puisque ces gamins viennent d’horizons tellement différents que leurs confrontations ont quelque chose d’inattendu, de merveilleux dans ce monde mesquin des replis identitaires.

Gamins de nos villes franchouillardes et de leurs quartiers, gosses chinois, catalans, marocains. 

(Paraît-il, des gosses grecs, désormais trop pauvres, n’ont pu effectuer le voyage.)

Un hic hideux, un hic odieux.

Des gosses de Tlemcen ont été privés de ce même voyage.

Privés par le consulat de France à Oran des visas nécessaires à l’entrée sur le territoire français.

Oran, où des ploutocrates bousquetteurs et paponisables, forts sans aucun doute de leur bon droit, qui n’est rien d’autre que celui de l’inhumanité arrogante, ont interdit à treize gamins de venir sur les terres languedociennes participer à une belle fête sportive.

Je n’ai ni lu ni entendu de cris d’indignation.

Et pourtant, une telle mesure bureaucratique relève de l’ignominie.

Elle fait offense à la France qui écrivit autrefois aux frontons des édifices publics LIBERTE/EGALITE/FRATERNITE.