Le Passe-Plats, inconditionnel laudateur de l'Edile palavasien, vient de publier dans l'édition du 12 août un article auquel j'applaudis.

"Sur le littoral méditerranéen, Palavas-les-Flots est certainement une des rares stations balnéaires, sinon la seule, à ne pas rançonner les amateurs de plage avec le stationnement payant. Aucun espace n'est, en effet, équipé d'horodateurs, que ce soient les quais, les rues ou les parkings. En échange, les Palavasiens, dans leur ensemble, aimeraient qu'une taxe soit automatiquement imposée à leurs visiteurs, celle du savoir-vivre, hélas une qualité qui se fait rare.

 

Ce dimanche est un jour ordinaire, dans le quartier des Lamparos : des voitures sur les pelouses, l'accès à la maison du temps libre pratiquement impossible, une voiture est garée sous le porche d'entrée, à moins de 50 cm de la porte, ce qui rend son ouverture impossible. Plus loin, rue des Tartanes, une dame âgée ne peut pas sortir de son jardin, le trottoir est occupé. Sur l'ensemble du lotissement, la majorité des accès aux compteurs à gaz individuels est impossible. Imaginons une fuite ou un incendie…

 

N'évoquons pas les personnes à mobilité réduite qui se déplacent en fauteuil roulant ou les mamans avec leurs poussettes.

 

Une forme d'auto défense, ou de défense contre les autos, se met en place : on voit maintenant, sur les trottoirs, poubelles, bancs, pots de fleurs, cônes de signalisation, ce qui n'est assurément pas du plus heureux effet et provoque déjà quelques altercations."

Encore que....

Limiter les interrogations au seul espace proche de la Maison du Temps Libre (où officie le Passe-Plats) et du quartier des Lamparos et reprocher l'incivilité de celles et ceux qui garent leurs automobiles sans le moindre respect des règles du code de la route ne traduit pas la réalité des graves problèmes que pose la question du stationnement dans la station balnéaire.

Une question récurrente, maintes fois posée dans ce blog, et qui, malheureusement, ne se limite pas à la seule saison estivale: elle est une donnée constante sur la place démesurée qu'occupe l'automobile sur tout le territoire de la commune. Et en tout premier lieu dans le centre ville.

Le stationnement est anarchique.

Des milliers de véhicules s'entassent sur tous les espaces disponibles, jusque sur les trottoirs (y compris face à la gendarmerie!) sans qu'aucune autorité, et en tout premier lieu le Maire, n'y trouve rien à redire.

Les problèmes de sécurité qu'évoque le Passe-Plats sont totalement ignorés. Nombre de rues, lors des grandes périodes d'afflux, sont inaccessibles aux ambulances et aux véhicules de pompiers.

Je repose donc la question: que se passerait-il si, par exemple, se produisait en plein coeur de la cité un incendie à un moment de grande affluence?

C'est vrai: cela n'arrive qu'aux autres....

Mais tout de même!

Vanter la gratuité du stationnement, c'est un peu court Pire: c'est favoriser cette anarchie qui conduit à des comportements aberrants.

(Une gratuité toute relative, d'ailleurs, puisque la réfection des chaussées et des trottoirs est payée par les contribuables palavasiens.)

Alors qu'il n'existe aucun plan pour régulariser ce stationnement.

Alors que la police municipale et la maréchaussée font preuve d'une coupable mansuétude à l'égard de ces centaines de contrevenants incapables de respecter le code de la route.

Il y a urgence à innover.

A l'instar de Jean-Louis Jacquet, j'affirme que la question du stationnement payant doit désormais être posée. Un stationnement payant qui supposerait la mise en place d'un plan général explicitant, entre autres, le nombre de véhicules que le territoire de la commune est en mesure d'accueillir.

Encore faut-il sortir du piège du "tout gratuit" qui relève de la démagogie.

(J'insiste: ce sont les contribuables palavasiens qui règlent la facture de cette prétendue "gratuité!)

Et ce n'est pas le parking, "projet ambitieux porté par le premier adjoint", (et dont la construction est annoncée sur la Plaine des Jeux) qui règlera les problèmes lors des journées de haute fréquentation, en particulier en période estivale.

J'ajoute enfin que Palavas est une ville qui n'aime ni les piétons ni les cyclistes. De par la seule volonté du Maire.

Les trottoirs ne sont évidemment pas faits pour les piétons. Même lorsqu'ils ne sont pas occupés par les automobiles.

Qu'en est-il pour les personnes à mobilité réduite évoquées par le Passe-Plats? Qui sont contraintes, ces personnes-là, d'affronter de multiples obstacles. Qui se voient dans l'obligation de se trouver un espace sur tant de ces trottoirs si étroits du centre ville.

Les pistes dites cyclables, elles, ne le sont qu'à la morte saison. En plein coeur de l'été, elles deviennent le fragile refuge pour les piétions interdits de trottoirs par les automobiles!

Je reviendrai sur tous ces problèmes, images à l'appui, au cours des prochains jours.