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Je ne boirai donc jamais de l'eau de la fontaine!
Le miracle à la palavasienne n'aura pas lieu.
Le jeudi 24 juin 2010, d'éminents techniciens s'affairaient autour du monument qui devait symboliser la prospérité de la cité balnéaire.
Leur mission?
Transformer la fontaine.
Celle-là même dont Christian Jeanjean annonçait, voilà tout juste sept ans, qu'elle produirait une eau gazeuse qui, à l'époque, intéressait au plus haut point "des russes".
Le maire de Palavas se hasarda même à évoquer dans les colonnes du Libre Midi la construction d'une usine d'embouteillage.
Puisqu'il s'agit d'une question d'eau, j'ose l'image du naufrage.
Je résume.
En juin 2003, les techniciens de la SAUR, au terme de deux mois de forage, atteignaient une nappe sensée contenir l'eau miraculeuse.
A 83 mètres de profondeur.
L'eau coula dans la fontaine.
Avec un bel enthousiasme dans un premier temps.
Puis de façon de plus en plus aléatoire.
Au point de s'arrêter définitivement en novembre 2009 (voir précédents articles).
L'édicule ne pouvant décemment rester en l'état (voir photo), Christian Jeanjean a imaginé une solution de repli: substituer à l'eau miraculeuse l'eau de la ville.
Pour ce faire, et si j'ai bien compris, cette eau de la ville circulera grâce au bon vouloir d'une pompe.
Rien de plus.
Triste épilogue pour une réalisation qui devait doter l'activité économique de Palavas d'atouts conséquents.
Il reste désormais à poser les questions qui fâchent.
1) Combien auront coûté le forage et la réalisation de cette fontaine?
2) Combien coûtera, sept ans plus tard, la mise en place de la pompe destinée à faire circuler de la banale eau potable?
3) Combien auront coûté de juin 2003 à juin 2010 les différentes interventions techniques de remise en état de la fontaine?
Christian Jeanjean évoque souvent la transparence de sa gestion.
Il ne doit pas être très compliqué de totaliser les sommes investies dans un projet sur lequel, et avec l'affectueuse complicité des vertueux journalistes du Libre Midi, le maire de la cité balnéaire fit, en juin 2003, ses choux gras.

En annexe, une autre question mérite d'être posée à l'Edile, néo-écologiste et adepte du développement durable.
Est-il exact que les eaux miraculeuses (et tellement ferrugineuses!) bouchaient régulièrement les canalisations?
Est-il vrai qu'elles les bouchaient tant et tant que, selon les témoignages que j'ai recueillis, les techniciens n'avaient d'autre recours que de faire usage d'acide pour déboucher les dites canalisations?
Si ces témoignages sont avérés, il serait intéressant de connaître rétrospectivement:
1) les quantités d'acide qui furent utilisées au cours de ces sept longues années?
2) les modalités de rejet d'un tel produit dont la nocivité est, a priori, avérée?

Je suggère aux vertueux journalistes du Libre Midi de mener, sept ans plus tard, une enquête sur ce qu'est devenue l'eau miraculeuse de Palavas. C'est-à-dire d'effectuer leur métier: informer sur une pleine page les palavasiens (entre autres) sur les affabulations de leur maire.
(Puisque, en juin 2003, le Libre Midi avait consacré une pleine page à ce non-évènement!)