Monsieur le Préfet s'en est venu à Palavas le 18 mai.
Selon le Libre Midi, monsieur Claude Baland "a pris son bâton de pèlerin et débuté... à Palavas ses réunions d'échange avec les élus et employés des communes concernées dans le cadre du plan Etat-Région."
(Je m'en tiens à une très prudente réserve quant au contenu de cet article publié dans l'édition du mercredi 19 mai et signé d'un journaliste, Igrec Pêt, qui sut en d'autres circonstances pousser jusqu'à la quasi perfection l'art du libellé du compte-rendu d'une réunion qu'il n'avait pourtant pas suivie...)
Fort bien, monsieur le Préfet!
Les funestes conséquences de la tempête Xynthia semblent donc conduire la puissance publique à étudier les risques qu'un tel évènement ferait courir aux zones urbanisées sur  les côtes françaises. En particulier la côte languedocienne.
Dont acte.
Car il s'en produit des tempêtes sur la côte Languedocienne!
HPIM5321
Palavas se souvient encore de celle de 1982.
Donc le Préfet "se bouge" et c'est tant mieux.
Selon Igrec Pêt, le représentant de l'état "a annoncé sa volonté d'augmenter la protection des populations face au risque de submersion marine (souligné par moi-même), c'est-à-dire des inondations par la mer."
D'où il ressort le lancement d'une mission d'étude et d'analyse sur les risques en Méditerranée, mission qui devrait remettre les conclusions de ses travaux "en moins d'un an".
Mais le Préfet veut aller plus vite encore et "peaufiner les plans de prévention des risques naturels, déjà existants ou à lancer le long du littoral."
Mieux encore: "L'interdiction de construction en zone rouge définie par le code de l'urbanisme sera.... strictement appliquée."
Fort bien.
Encore faudra-t-il faire entendre raison aux élus. Une tâche difficile face à d'émérites bâtisseurs. Claude Baland en est conscient: "... tout le monde n'est pas d'accord sur tout me direz-vous. Mais on va travailler parcelle par parcelle, commune par commune, en cas de désaccord, les sous-préfets du littoral trancheront."
Suite donc au prochain épisode.
Sauf que le dossier sur les risques de "submersion marine" me semble avoir été amputé d'une question majeure: celle du tsunami.
Il faut un bel aplomb à Yves Gavalda (adjoint à la direction départementale des territoires et de la mer) pour affirmer: "Il n'y a pas de risque gravissime, on n'est pas en Vendée.....En Languedoc-Roussillon, il n'y a pas de zone suffisamment en péril pour justifier un plan d'urgence....."
Ce fonctionnaire ignore-t-il donc l'existence du rapport du BRGM sur les risques de tsunami en Languedoc-Roussillon, rapport dont je rappelle qu'il fut commandité par le Sénat, rapport qu'il est très facile de le consulter sur le site même de cette fort honorable institution?
Le tsunami ne constitue-t-il pas un "risque gravissime"?
La question sera peut-être posée lors des travaux de la commission d'étude et d'analyse?
Puisque le tsunami s'apparente à un phénomène de submersion marine.
Non?