Je publie bien volontiers ce communiqué de la section palavasienne du parti socialiste.

Pour avoir suivi, en 2008, l'installation du nouveau conseil municipal, j'avais noté cette propension de l'Edile à user d'un seul argument à l'égard de certains de ses opposants: la non appartenance "naturelle" à la communauté des palavasiens de naissance. (Ce qui n'est guère surprenant chez un homme que j'ai toujours vu caresser le Front National dans le sens du poil.)

A cet apprenti qui n'aurait jamais dû dépasser ce grade, je rappelle que la République est une et indivisible, que chaque citoyen est doté, au sein de cette République, du droit de s'installer où il veut et d'assumer, là où il réside et sans la moindre restriction, l'ensemble de ses prérogatives de citoyen.

Je m'autorise à rappeler à ce prétendu amoureux des belles lettres cette phrase de Montesquieu: "Je suis nécessairement homme et ne suis Français que par hasard."

Et puisqu'il lui arrive de temps à autre de rendre hommage à Georges Brassens, je lui suggère d'écouter certaine chanson du voisin sétois: "Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part."

(Les paroles ont été intégralement publiées sur ce blog.)




 

« UN NOUVEAU  DROIT DU SOL A PALAVAS ? »

 

 

Lors du dernier conseil municipal du Mardi 5 Mai, l’actuel Maire de Palavas, Christian JEANJEAN, à l’issue d’un débat tendu avec l’opposition, a été poussé dans ses derniers retranchements.

 

Il n’a alors rien trouvé de plus courtois pour réfuter les arguments de Jean-Louis JACQUET, chef de file de l’opposition, que de lui lancer au visage :

 « Vous n’êtes pas né à Palavas.»

 

Les Socialistes de Palavas s’élèvent avec indignation contre ces propos, que Jean-Louis JACQUET a qualifiés, à juste titre, de « xénophobes ».

 

Christian JEANJEAN invente ainsi un nouveau mode d’exclusion : le droit du sol communal !!!

 

Ces propos anti-républicains sont inadmissibles : ils témoignent, s’il le fallait encore, que les valeurs sur lesquelles s’appuie Christian JEANJEAN sont bien celles de l’exclusion et du rejet de « tous ceux qui ne sont pas d’ici ».

 

Ainsi la démonstration se poursuit-elle que les rapprochements épisodiques, et à peine dissimulés, avec le Front National ne sont pas seulement le fruit du hasard électoral.

 

Les Socialistes de Palavas demandent solennellement au Maire de Palavas de mettre fin à ces pratiques qui sont indignes du premier magistrat de la commune, élu de la République, en charge de la cohésion et du rassemblement de la communauté Palavasienne et de retirer ses propos au prochain conseil municipal.

 

Adéhila RAVESE

Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Palavas.

 

Le 08 Mai 2010