Palavazouilleries

Ce blog s'est voulu éphémère. Il rebondit. Avec pour mission d'éclairer, d'informer sur ce qui se passe à Palavas. Donc d'enquêter, de mettre à nu un système qui repose sur le népotisme.

29 avril 2009

Le clin d'oeil du mercredi

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28 avril 2009

Risques naturels

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Je reste infiniment perplexe.

D'autant plus perplexe qu'aucune des autorités politiques et administratives ne fournit d'informations complètes et détaillées sur l'ensemble des risques naturels qui font pourtant de Palavas un îlot particulièrement fragile.

Je rappelle donc les trois points qui devraient, à mes yeux, conduire la puissance publique à user de la transparence:

  1. Le plan de prévention des risques d'inondation n'est-il qu'un document destiné à donner bonne conscience à ceux qui l'ont promu? Elaboré il y a bientôt cinq ans, au terme d'une enquête publique, il n'a jamais fait, à ma connaissance, l'objet d'une quelconque publicité.
  2. L'étude du BRGM sur un éventuel tsunami (étude menée à la demande du Sénat et dont ce blog a publié les passages concernant la côte languedocienne) n'a fait l'objet d'aucune communication de la dite puissance publique sur la nature et les conséquences possibles d'une telle vague.
  3. La récente étude du même BRGM sur les conséquences prévisibles de la montée des eaux de la mer (montée liée au réchauffement climatique) ne semble s'accompagner d'aucune campagne d'explication. Alors même qu'émergent des projets dont j'ose croire que leur durée de vie excédera les dix ou vingt prochaines années.

Il ne s'agit pas d'alarmer.

Il s'agit d'informer.

D'informer celles et ceux qui résident à Palavas sur les risques naturels auxquels ils peuvent être confrontés.

D'informer, sur ces risques, celles et ceux qui ont peut-être envie de séjourner à Palavas, voire même d'y investir.

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22 avril 2009

Sans surprise

La messe est effectivement dite....

Cet article vient du site internet du Libre Midi...

Le recours de Christian Jeanjean

rejeté par l'UMP

Mise à jour à 18 h 20 (jeudi 22 avril)- Les instances nationales de l'UMP ont rejeté aujourd'hui un recours de Christian Jeanjean, candidat malheureux en Languedoc-Roussillon lors d'un vote des  militants pour la désignation des chefs de file aux régionales de mars 2010, a annoncé l'UMP.

La Commission des recours de l'UMP "a rendu, ce jour, son délibéré dans lequel elle rejette la demande en annulation formulée par Monsieur Jeanjean", a déclaré Yanick Paternotte, président de cette commission, dans un communiqué.  "Après vérifications, et à la vue des éléments apportés par les différents protagonistes de cette élection, la Commission considère que la sincérité du scrutin ne peut être mise en cause", poursuit-il, soulignant que la décision est "sans appel".

"L'UMP souhaite désormais que chacun (la) respecte et travaille de concert pour battre le président socialiste de la région" en mars 2010", ajoute M. Paternotte.  Christian Jeanjean, maire UMP de Palavas-les-Flots (Hérault), était arrivé troisième avec 21,5% des voix des militants, affirmant détenir des résultats non "conformes avec les résultats officiels".

Le scrutin avait été remporté par le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc, désigné fin mars par les militants pour conduire la liste UMP aux régionales avec 35% des voix contre 33% à Jean Castex, maire de Prades (Pyrénées-Orientales).

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Le clin d'oeil du mercredi

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20 avril 2009

Vidéosurveillance

RUE89 publie, ce lundi 20 février, un fort intéressant article sur la "vidéosurveillance".

Je le reproduis intégralement, histoire de redonner souffle au débat.

Un débat qui concerne bien évidemment Palavas.

Décryptage

La vidéosurveillance ça coûte cher et rien ne dit que ça marche

Par Chloé Leprince

Comme à Amiens, des villes s'interrogent sur la pertinence de systèmes aussi coûteux et dont l'efficacité n'est prouvée par aucun audit.

Vendredi 17 avril, l'Office national de la délinquance délivrait ses statistiques pour le mois de mars. Des statistiques en hausse pour les taux d'élucidation des violences physiques non crapuleuses et des malversations financières, mais des résultats encore très minces pour les cambriolages (seulement 15% des cas résolus).

Presque rien en revanche sur les résultats obtenus par la vidéosurveillance, traitée par un simple encadré dans le document de l'OND. Et ce alors que le gouvernement annonçait avec force médiatisation son intention de tripler le parc de caméras publiques d'ici la fin de l'année pour atteindre 60 000 unités.

Il faut dire que les données disponibles sont quasiment inexistantes. Tout au plus les pouvoirs publics ont-ils communiqué quelques bribes ponctuellement, à Strasbourg par exemple.

Pas d'audit valable

Cela fait longtemps que les chercheurs sur la sécurité tentent d'alerter l'opinion quant à l'absence d'audit valable sur la vidéosurveillance. Le sociologue Tanguy Le Goff rappelle ainsi que deux paramètres restent des plus flous en France, contrairement à d'autres pays qui se sont déjà fendus de pas mal d'études : les coûts réels du dispositif et l'efficacité sur le terrain.

En installant de grosses caméras très visibles, dans des espaces bien distincts, le dispositif était censé abaisser la délinquance en amont, préventivement. Mais l'impact reste sujet à caution, et les exemples se succèdent pour montrer que la présence de ces caméras a plutôt poussé les délinquants à se déplacer… quant ils ne s'affranchissent pas pour de bon de la présence du viseur, comme le montre ce reportage de 2004, après la profanation d'un cimetière juif lyonnais pourtant doté de caméras. (Voir la vidéo).

De fait, l'esprit du dispositif a eu tendance à évoluer depuis son arrivée en France, en 1995. Et l'on est passé, à mesure que le parc augmentait (notamment avec le second passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur), de la prévention à la résolution a posteriori des actes de délinquance. Ce qui implique des caméras beaucoup plus petites et plus discrètes, intégrées au mobilier urbain.

Mais, là encore, Tanguy Le Goff se montre réservé, après avoir épluché les études disponibles à l'étranger :

« Au titre de la prévention, les caméras n'empêchent pas le passage à l'acte. La baisse de la délinquance était très faible voire nulle, notamment sur les atteintes aux personnes, qui relèvent plutôt d'actes impulsifs, sans rationalisation. Les délinquants, eux, n'ont pas modifié fondamentalement leur comportement, ils se cachent seulement mieux, ou changent de lieu.

Au titre de l'ellucidation, c'est sans doute un peu plus efficace : on sait où il a pu se passer quelque chose. Mais, même de ce point de vue, l'efficacité reste minime en Grande-Bretagne, notamment parce que ces images sont peu exploitées et mal utilisées. »

Amiens se rebiffe

Sur le terrain, certaines municipalités commencent à renacler à « payer pour le boulot de la police nationale », notamment dans des villes qui ont basculé aux dernières municipales.

C'est le cas d'Amiens, qui était parmi les pionniers en vidéosurveillance du temps de Gilles de Robien, député UMP et autrefois président du groupe Sécurité à l'Association des maires de France. Dès 1995, treize caméras avaient été installées à Amiens, puis vingt nouvelles en 2002 pour finir à 48 en fin de troisième mandat Robien.

La nouvelle équipe, arrivée en 2008, s'est engagée à ne pas en rajouter, là où l'UMP sortant voulait doubler son parc. Mais Emilie Therouin, l'adjointe Verte chargée de la sécurité et de la prévention des risques urbains, n'exclut pas d'en supprimer quelques autres.

Convaincue du manque d'efficacité du dispositif, elle est plus remontée encore contre le décalage entre son coût et ses bénéfices en terme de sécurité publique :

« D'un point de vue dissuasif, le bilan est plus que limité et on a encore des faits divers là où sont installées les caméras, y compris des voitures brûlées voire une agression, il y a deux mois.

« Certes, ces images ont peut être un intérêt après coup pour la police nationale. Mais ce n'est pas le boulot du maire de payer pour ça ! Que l'Etat paye, si c'est vraiment si efficace. Nous, notre mission est de prévenir la délinquance, pas d'aider la police et la justice à retrouver les auteurs. »

Gestion opaque

Sur place, la facture serait élevée, même si elle est encore étrangement floue. Emilie Therouin vient d'ailleurs de lancer un audit et dénonce « l'opacité » qui entourait le dossier du temps de la municipalité précédente.

Outre les frais d'installation (de l'ordre de 500 000 euros pour 48 caméras depuis quinze ans), c'est surtout les frais de fonctionnement qui grèvent les finances. D'abord parce qu'un tel dispositif est coûteux en main d'oeuvre : on estime qu'il faut un policier municipal pour surveiller dix caméras. Mais aussi parce que l'entretien lui-même a un coût prohibitif, que la mairie cherche actuellement à évaluer avec précision - « Cette sous-traitance est un business énorme sur lequel nous n'avons que peu de contrôle », précise Emilie Thérouin.

Depuis la loi du 5 mars 2007 sur la délinquance, l'Etat dote en partie les communes qui veulent s'équiper. 23 millions d'euros ont ainsi été débloqués en deux ans. Mais les municipalités doivent ensuite assumer seules maintenance et moyens humains.

Autre effet pervers dénoncé par les sociologues et les acteurs de terrain : plus de la moitié des crédits du FIPD vont désormais à ce poste budgétaire, au détriment du financement de structures éducatives par exemple.

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Avion ministériel

I grec Pêt, fantôme que je faillis croiser dans la salle des séances du conseil municipal de Palavas, fantôme mais néanmoins journaliste au Libre Midi a commis un article que je ne résiste pas à reproduire sur ce blog.

"Un Montpellier-Béziers en jet

On a beau dire mais un jet, ce super avion à réaction, pour ses déplacements professionnels, ça facilite la vie. Son emploi du temps tout au moins. Surtout quand on a de grandes responsabilités au sein du gouvernement.
Tenez, prenez le cas de Michèle Alliot-Marie. La ministre de l'Intérieur, de passage dans l'Hérault, est arrivée en jet jusqu'à l'aéroport de Montpellier. Jusque-là, rien que de très banal pour ce voyage ministériel au programme très serré.
On se réunit à Castelnau- le-Lez, on inaugure la gendarmerie à Palavas-les-Flots, on se rend jusqu'à Pézenas (en voiture) pour féliciter encore les pandores pour leur nouveau bâtiment flambant neuf puis on retrouve son bolide des airs, quelques kilomètres plus loin, pour repartir à Paris. Un saut de puce de Montpellier
à Béziers à l'échelle d'un jet. Imaginez-le : il n'a même pas le temps de prendre son élan qu'il doit déjà redescendre sur Béziers. C'était le cas, vendredi, au cours de la visite du ministre.
En effet, l'avion de Michèle Alliot-Marie s'est posé à 15 h à l'aéroport de Béziers- Cap d'Agde, quelques secondes après avoir quitté le tarmac du Clapas.
Un exploit de pilote, certes. Mais avec un doute cependant. Michèle Alliot-Marie a dû quitter, le temps de son escapade biterroise, son costume de ministre. Puisque vendredi soir, c'est en militante UMP qu'elle a poussé la porte de la salle Zinga-Zanga devant un millier d'aficionados. Et c'est en militante qu'elle en est ressortie. Pour rejoindre son jet... de ministre. "

Cet article se passe de commentaire.

En ces périodes de rigueur camouflée, le train de vie des grands personnages de l'état, même lorsqu'il se transforme en commis voyageurs de leur boutique partisane, a de quoi sidérer le commun des mortels.

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18 avril 2009

Muet du sérail

Voilà bientôt trois semaines (dimanche 29 mars) que Théâtre Vivant Palavas a présenté le spectacle préparé par l'un des groupes "Adultes".

"L'Eté Indien Show".

Six comédiens et comédiennes amateurs dirigés par Dorothée Caby.

Au bout du compte, un résultat plus que satisfaisant salué par un public qui ne dissimula pas son plaisir.

Quelques photographies intégrées dans un album (voir ci-contre) témoignent de cette soirée.

Parmi les spectateurs se trouvait l'Elu "à la culture", mais aussi le Passe-Plats (plus que le correspondant).

Lequel Passe-Plats avait laissé entendre à l'issue de la représentation que le Libre Midi publierait, dans ses pages locales, un compte-rendu.

Force m'est de constater que le Libre Midi n'a toujours rien publié.

Ce qui ne me surprend pas, puisque le Passe-Plats ne correspond pas, mais transmet. Qu'il est même plus qu'abusif d'accoler à ce personnage les attributs du "journaliste".

L'essentiel n'est pas là.

Au-delà de la représentation proposée par l'un des groupes "adultes" de Théâtre Vivant Palavas, il n'est pas inutile de rappeler que l'association placée sous la houlette de Dorothée Caby accueille, toutes générations confondues, plus de 80 pratiquants.

Donc une association dynamique qui trace son chemin depuis une dizaine d'années.

Et dont l'ancrage local ne s'est jamais démenti.

Mais il est vrai qu'elle oeuvre dans le "culturel".

Un domaine dans lequel la municipalité de Palavas et son Edile ne se singularisent guère.

Sauf lorsqu'il s'agit de financer, à hauteur de 45 000 euros, une opération "poudre aux yeux".

"Les Quais du Livre".

Pilotés par une besogneuse de l'action culturelle dont l'éphémère séjour dans la cité balnéaire ne laissera aucun regret.

Qu'il soit donc ici rendu hommage au talent et à la ténacité de Dorothée Caby. Qui ne fait pas commerce, elle, de la poudre aux yeux.

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Hospitalité

S'il faut en croire les témoignages de quelques riverains de la rue Mansourah, plusieurs automobilistes ont eu la très désagréable surprise de retrouver, le vendredi 17 avril aux aurores, leurs véhicules dans un piteux état.

De deux à quatre pneus crevés.

Pas moins.

Samedi 18 avril, deux voitures étaient toujours immobilisées.

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Une seule certitude: grâce à l'exceptionnelle efficacité de la vidéo-surveillance, les auteurs de ces délits ne devraient pas tarder à rendre des comptes à la justice.

En attendant, les automobilistes concernés se seront familiarisés avec l'hospitalité à la palavasienne!

Quant à l'incivilité?

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Samedi 18 mars, ce scooter stationnait au beau milieu du trottoir à 8 heures du matin. A 10 heures, il n'avait toujours pas quitté les lieux!

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Ite missa est

Si l'édition "papier" du Libre Midi du samedi 18 avril ne relate que les étapes de Castelnau puis de Palavas du périple héraultais de madame la ministre de l'intérieur, on trouve sur le site internet un papier beaucoup plus conséquent sur la soirée bitteroise de celle qui prétend incarner les vertus du gaullisme.

"Couderc l'a voulue, Couderc l'a eue. Les régionales en point de mire, que pouvez-vous espérer de mieux le sénateur-maire de Béziers (sic!) et secrétaire départemental de l'UMP que la visite de Michèle Alliot-Marie dans la sous-préfecture héraultaise?"

Que pouvait en effet espérer de mieux Raymond Couderc?

Devant "près d'un millier de militants UMP", le sénateur-maire a été adoubé et conduira donc la liste du parti du président de la république pour les élections régionales de 2010.

La messe est dite.

A dire vrai, je n'en ai jamais douté!

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17 avril 2009

Ministre

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15h30.

En rang d'oignons, ils attendent.

Elle arrive.

Madame Alliot-Marie, ministre de l'intérieur!

Une quasi dizaine de berlines républicaines.

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Ah! Ces fichus képis!

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Voilà!

La foule se referme sur Elle!

15h35!

Quelques retardataires allongent le pas.

Madame Alliot-Marie stationne à Palavas.

16h10: clap de fin!

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