29 septembre 2008
Canal Plus
Il y a tout d'abord le petit plus de Mademoisselle Sandra, aujourd'hui même, dans le Libre Midi.
"Heureusement qu'il faisait beau.... parce que pour le spectacle, il faudra revenir l'année prochaine. Non pas que l'abrivado de la mer soit un raté mais la fougue, l'élan et l'effervescence propres aux authentiques abrivados ont franchement manqué..."
Que c'est vilain de critiquer ainsi des gens qui se décarcassent, qui ne lésinent pas dès lors qu'il s"agit de concéder des instants de bonheur au peuple!
"Douze manades et deux heures n'auront pas suffi à exciter la foule..."
Là, mademoiselle Sandra ne confondrait-elle pas la paisible cité où tout n'est que luxe, calme et volupté et ce réduit agathois vers lequel convergent des peuplades à la recherche de primaires défrustrations?
"... trop de sécurité tue l'authencité.... Palavas a joué la carte de la précaution à l'outrance. Enfilade de barrières, messages d'interdiction, annonces liées à la dangerosité de l'abrivado."
Un petit plus de trop, non? Point très élégant ce coup de pied hypocrite dans les tibias d'un Edile dont l'attachement à monsieur Nicolas n'a pas connu le moindre relâchement?
Quoiqu'il en soit l'article publié ce jour sonne comme un avertissement, reflète comme une émancipation qui n'est point celle du subalterne!
Un indice, prélude à d'éventuels changements?
Par ailleurs, n'a-t-on point lu un peu partout, dans les rues de Palavas, cet avertissement écrit sur des panneaux adéquats: "MANIFESTATION TAURINE"?
Quoi? Manifestation?
Manifestation, donc syndicalisation?
De quadrupèdes, certes.
Un premier pas serait-il franchi???????
Ce premier pas qui guide vers la liberté?
Qui survivra verra.
27 septembre 2008
Les bohémiens
J'exhume, à l'intention d'un éternel Apprenti en Poésie, le texte d'un (Petit) Maître en Poésie: Albert GLATIGNY (1839-1873).
Ce texte, publié en 1860, est tiré d'un recueil intitulé "Les Vignes folles".
Les Bohémiens
Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens?
Hélas! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon du soleil?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles?
Le pas grave, le front courbé,
A travers la grande nature
Allez, ô voix de l'Aventure!
Votre diadème est tombé!
Pour vous, jusqu'à la source claire
Que Juillet tarira demain,
Jusqu'à la source du chemin,
Tout se montre plein de colère.
On ne voit plus sur les coteaux
Au milieu des vignes fleuries,
Se dérouler les draperies
Lumineuses de vos manteaux!
L'ennui profond, l'ennui sans bornes,
Vous guide, ô mes frères errants!
Et les cieux les plus transparents
Semblent sur vous devenir mornes.
Quelquefois, par les tendres soirs,
Lorsque la nuit paisible tombe,
Vous voyez sortir de la tombe
Les spectres vains de vos espoirs.
Et la Bohême poétique,
Par qui nous nous émerveillons,
Avec ses radieux haillons
Surgit, vivante et fantastique.
Et, dans un rapide galop,
Vous voyez tournoyer la ronde
Du peuple noblement immonde
Que nous légua le grand Caillot.
Ainsi, dans ma noire tristesse,
Je revois, joyeux et charmants,
Passer tous les enivrements
De qui mon âme fut l'hôtesse;
Les poèmes inachevés,
Les chansons aux rimes hautaines,
Les haltes au bord des fontaines,
Les chants et les bonheurs rêvés;
Tout prend une voix et m'invite
A recommencer le chemin,
Tout me paraît tendre la main...
Mais la vision passe vite.
Et, par les temps et mauvais ou bons,
Je reprends, sans nulle pensée,
Ma route, la tête baissée,
Pareil à mes chers vagabonds!
En juillet dernier, lors du passage des Bohémiens, l'Apprenti usa (s'il faut en croire le témoignage du Libre Midi) du mot "sauvages".
En 1860, le (Petit) Maître, Lui, évoqua ses "frères errants".
Cherchez où se trouve l'authentique humaniste!
26 septembre 2008
Rails
A droite?
A gauche?
Où qu'il ira le tramway?
Au sortir de Pérols?
A droite, chez Jeanjean?
A gauche, chez Rossignol?
L'Imperator qui décide de tout semble se désentraver de sa perplexité initiale.
Le tramway se tournera côté senestre, puis s'en ira jusque chez Rossignol.
C'est du moins ce qu'indique un entrefilet publié dans le Libre Midi de ce jour.
Pourquoi ce choix du côté senestre?
Tout simplement parce que la ville de la Grande Motte offrirait, tout au long de la morte saison, 5000 logements aux étudiants.
Mais alors, pourquoi ne pas imaginer deux débouchés à cette future ligne?
L'un à la Grande Motte et l'autre à Palavas?
Palavas?
Il existe en cette ville où tout n'est que luxe, calme et volupté moult logements qui, eux aussi, pourraient s'ouvrir aux étudiants durant la morte saison.
Certes, il est vrai que les palavasiens de souche prétendent se suffire à eux-mêmes.
Mais sait-on jamais? En ces temps de crise, en ces temps de si prochaine austérité, la location de quelques centaines de logements pourrait concourir à mettre quelques gouttes d'huile d'olive sur la chair si délicate d'un loup ou d'une mostelle?
Et si l'Imperator et les Redoutables Ediles exilés sur des territoires résiduels cessaient ce jeu stupide, vulgaire, trivial, du qui perd gagne?
S'ils daignaient enfin respecter les valeurs républicaines qu'ils prétendent les uns et les autres incarner?
Si l'autorité de tutelle mettait enfin les pieds dans le plat et contraignait les uns et les autres à ne prendre en compte que le seul intérêt général et non les intérêts particuliers de leurs féodalités respectives?
Oubliettes
Le Libre Midi est ce si singulier quotidien qui a l'art de toujours mettre le doigt là où ça fait mal.
Aujourd'hui, sous la plume de M.M., il dénonce dans ses pages "Montpellier", et non sans pertinence, le sort fait par Hélène Mandroux à l'opposition de "gauche", condamnée à survivre dans un recoin obscur, au deuxième étage de l'immeuble du Triangle.
Ce qui est très, ce qui est excessivement vilain.
Je suggère à M.M. (ou même à I grec Pêt, le seul journaliste capable de rédiger le compte-rendu d'une réunion à laquelle il n'a pas assisté) de s'en venir jusqu'à Palavas afin d'enquêter sur le sort qui est réservé par l'Edile d'ici à son opposition de gauche.
A Palavas, point d'oubliette ni de recoin obscur.
A Palavas, rien.
Rien de rien.
A peine un sympathique poing américain à l'issue d'une séance du conseil municipal.
A peine quelques injures.
A peine quelques propos aux relents xénophobes et si peu républicains.
Et même, si mes informations sont fondées, la très récente menace d'un "cassage de gueule".
Que M.M. ou I grec Pêt se laissent emporter par le courant du Lez jusqu'à Palavas.
Qu'ils écarquillent les yeux.
Qu'ils ouvrent grandes leurs oreilles.
Ils découvriront pis que ce qui fait hurler d'indignation ce cher Roumégas (de France): une sorte de théocratie entièrement dévouée au Dieu Béton.
23 septembre 2008
Martyre
Dimanche 3 octobre 1984.
Ce qui est alors et toujours l'Avatar Colombanien titre en ses pages accessoires: "Coup de théâtre confirmé hier matin: Palavas compte quitter l'Agglo de Montpellier".
Palavas? Ses Habitants?
Non: l'Edile.
Accompagné, entouré de sa garde rapprochée, dont cet homme admirable, ce parangon de toutes les vertus, que Monsieur le Préfet a récemment décoré du Mérite Maritime.
Philippe Bertrand, le journaliste du Libre Midi convoqué à la conférence de presse, sous-titre d'un résumé les édileuses récriminations: "La commune en a ras l'bol et demande à rejoindre le Pays de l'Or."
(Autrement dit l'Eldorado?????)
Pour un coup de théâtre, la mise en scène de ce deux octobre s'apparentait à un bricolage précipité, une improvisation bâclée.
Puisqu'il aura fallu attendre les derniers jours de septembre 2004 pour que l'Edile s'essaie à l'exprimer ce ras l'bol.
De fait, son argumentaire n'a, dans ce que relate le Libre Midi, d'autre objectif que de brosser le tableau du Martyre. Un martyr subi depuis des lustres ou, du moins, et pour être précis, depuis que le District s'est transformé en Agglomération.
Son bourreau? Georges Frêche, lui-même.
Sans que depuis le début des exactions perpétrées par l'Imperator, le Martyre n'ait fait entendre ses cris de souffrance à ses administrés.
Le Fantôme du Palais Bourbon (je renvoie une fois encore aux informations publiées par l'Express à l'époque où Christian Jeanjean siégeait à l'Assemblée Nationale) se donne corps et âme dans un rôle nouveau pour lui.
Cris, râles et plaintes.
"On nous coupe le micro....."
Ce qui implique qu'à la différence de ce qui se passe lors des séances du conseil municipal de Palavas, (en l'an de grâce 2008), l'opposant dispose d'un micro, non?
"On nous profère des grossièretés, des menaces, jusqu'à mes propres enfants qui ont été jetés en pâture..."
Le Martyre, en bon élève, aurait-il donc retenu les leçons de l'Imperator au point de les appliquer, quatre ans plus tard, avec un zèle et des compétences qui laissent pantois l'observateur formaté dans les moules du républicanisme?
Rien sur le fond. Rien sur ce qui relève du politique.
Du côté d'un homme qui entreprend pourtant une brillante et fulgurante ascension au sein de la grande famille UMP.
Surprenant, non?
Voilà un républicain sincère, un authentique démocrate qui ne pose pas la question centrale: "Quelle sera l'opinion de mes concitoyens?"
Non. Le 2 octobre 2004, l'Edile décréte. Point à la ligne. Du moins, si Monsieur le préfet d'alors veut bien. Ce qu'il voudra bien quelques semaines plus tard, Monsieur le Préfet d'alors. Point trop regardant sur les conséquences du divorce, Monsieur le Préfet d'alors. Sans doute empressé de propulser vers le firmament l'étoile montante.
L'Edile n'interrogea pas ses concitoyens. Ce qui peut se comprendre, puisqu'il parvint à glisser dans son propos cette anodine phrase: "Nous ne sommes pas là pour faire de la politique"!
Diantre!
Lui qui ne faisait, qui ne fait que cela. Sans doute à la façon de monsieur Jourdain? ("Par ma foi! il y a quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien...")
Voilà que j'habille notre Edile en Bourgeois Gentilhomme.
Mais le costune n'est-il point trop grand pour lui?
22 septembre 2008
Afghanistan
Oui, pour un rapide petit détour, puisque j'ai passé l'âge de jouer à la guéguerre, art subtile qui semble exalter notre cher Morintintin.
Aujourd'hui, lundi 22 septembre, je prends le contrepied du barde sétois, celui qui chanta avec tant de pertinence "Les Imbéciles heureux".
Le 22 septembre, aujourd'hui, je ne m'en fous pas.
La représentation nationale vote sur une question majeure: la présence de l'armée française en Afghanistan.
Je ne puis feindre l'indifférence.
Je ne puis accepter que des gamins de vingt ans soient sacrifiés dans une guerre qui ressemble à un prolongement à d'autres guerres, qualifiées autrefois de coloniales.
C'est le désordre impérialiste que le président finissant des Etats-Unis d'Amérique prétend imposer partout sur la planète.
La guerre au terrorisme n'est qu'un alibi mensonger.
Le désordre impérialiste est à la source de la montée des intégrismes.
En Afghanistan, comme ailleurs.
L'impérialisme qui ajoute la guerre à la guerre.
Sans aucun discernement.
La seule mission qui soit acceptable, c'est celle qui visera à construire la Paix.
Lisez, dans Le Monde du 21 septembre, l'article de Jacques Follorou (page 6): "Les ONG françaises tirent la sonnette d'alarme".
"Les ONG françaises appellent les parlementaires français et le gouvernement à "une rupture stratégique" de l'engagement de la France et de la communauté internationale en Afghanistan. "Nous voulons tirer la sonnette d'alarme sur une situation qui s'est détériorée et sur les dangers du tout-militaire"..."
19 septembre 2008
Ici tout berce
Vous cliquez sur le lien ci-dessous....
Vous découvrirez un petit film qui montre qu'à Palavas, tout n'est que luxe, calme et volupté.....
http://fr.youtube.com/watch?v=spQz_boQYrg
Moules frites
Moules et frites se sont installées dans le paysage culinaire palavasien.
A la mode d'Ostende ou de Knokke-le-Zoute, délicieuses stations balnéaires belges que je fréquentai en mes vertes années.
Moules et frites auxquelles je n'adjoins jamais de vin de Moselle, mais soit un Picpoul d'ici, soit l'une ou l'autre de ces bières d'abbaye que concoctent des moines d'Outre Quiévrain (les seuls auxquels je pardonne leurs bondieuseries).
Moules et frites à la palavasienne, ça laisse trop souvent à désirer.
Ca laisse même souvent sur sa faim. Enfin, sur la mienne!
Même lorsqu'un belgien s'y essaie, un belgien qui a pignon sur rue depuis déjà fort longtemps, ici, au pays de l'Edile. Un belgien qui n'est pas le plus pire, mais qui n'atteint pas à l'excellence.
Donc, en règle générale: moules racornies, frites surgelées et sauces insipides.
Mais voici que je viens de découvrir une sorte d'El Dorado de la chose: la Sépia.
Des moules onctueuses. De vraies frites. Et des sauces goûteuses, mitonnées avec amour.
Voilà qui mérite d'être relevé.
D'autant que la maîtresse des lieux semble avoir plusieurs cordes à son arc.
Opacité
Ce fut cela.
Les Quais du Livre.
L'addition des deux "chapiteaux" installés à l'extrêmité du quai Paul Cunq.
Alors que l'intitulé de la manifestation laissait entendre qu'il y aurait occupation des deux quais.
J'y reviens, puisque le bilan de cette manifestation n'est toujours pas connu.
Qu'en est-il de l'usage des 45 000 euros confiés à une association qui, créée officiellement en juin 2007, n'est apparue sur la place publique que douze mois plus tard?
Qui pilote cette association à l'égard de laquelle l'Edile s'est montré si généreux?
Ca n'est pas rien, 45 000 euros!
Non?
Combien d'éditeurs présents les 26 et 27 juillet?
Lesquels?
Combien d'écrivains?
Lesquels?
Combien d'ouvrages vendus?
Je ne suis pas le seul citoyen de Palavas qui souhaite savoir l'usage qui fut fait des deniers publics.
Sur le fond, je rappelle que cette initiative a été lancée sans la moindre préparation, sans aucun travail préalable avec les quelques associations qui auraient pu constituer d'utiles relais.
Tout s'est passé comme si l'Edile s'était méfié des palavasiennes et des palavasiens (un comble!).
Le fait du Prince, quoi!
Qui a abouti à ce qui est commun et banal à Palavas: le bricolage.
Faut-il reprocher l'incurie, l'incompétence?
La publication d'un bilan précis devrait permettre de dissiper toutes les zones d'ombre. Y compris sur les prétendues compétences de ceux qui pilotent une association si peu, si mal ancrée dans les réalités palavasiennes.
15 septembre 2008
Rossignol
Serais-je sujet, à l'instar de cette pauvre Jehanne d'Arc, à des hallucinations auditives?
Passant, ce matin même, à proximité de l'hôtel de ville, j'ai entendu un duo répéter dans l'enceinte même de la maison commune, sous la houlette d'une tierce personne aux évidentes compétences en matière de musicologie, une ritournelle qui fit, en grande partie, la gloire de Luis Mariano.
Les paroles?
Les plus anciens se souviendront du refrain.
"Rossignol, Rossignol de mes amours
Dès que minuit sonnera,
Quand la lune brillera,
Viens chanter sous ma fenêtre.
Rossignol, Rossignol de mes amours
Quand ton chant s'élèvera,
Mon chagrin s'envolera
Et l'amour viendra peut-être.
Ce soir, sous ma fenêtre
Reviens, gentil Rossignol."
Certes, notre duo n'est pas encore au point. Mais ça ne saurait plus tarder. Le musicocologue, qui faillit bien accompagner les élans post-révolutionnaires bédariciens des années 90, ayant indiqué, me semble-t-il, qu'un concert était déjà programmé, nuitamment, sous les fenêtres du premier magistrat d'une commune proche de ce havre de paix et de prospérité qu'est Palavas.
Ultimes précisions. Il m'a semblé reconnaître dans la voix du ténor mâle celle de cet homme émérite récemment décoré par Monsieur le Préfet de l'ordre du Mérite Maritime. J'en déduis donc que la voix de baryton (toutefois contrariée par des inflexions de contre-ut) n'est autre que celle que notre Edile.
Mais tout ceci, je le repéte, ne relève peut-être que de l'hallucination auditive.






































