Palavazouilleries

Ce blog s'est voulu éphémère. Il rebondit. Avec pour mission d'éclairer, d'informer sur ce qui se passe à Palavas. Donc d'enquêter, de mettre à nu un système qui repose sur le népotisme.

18 juillet 2008

SDF

Palavas

Un sans domicile tchèque retrouvé mort

DRAME
Un habitant dénonce son abandon mais
le quadragénaire
aurait refusé l'aide
des sapeurs-pompiers C'est avant-hier qu'un Palavasien a fait la macabre découverte. Sur un terrain bordant des habitations de l'avenue Saint-Maurice qui se trouve sur le front de mer et permet de relier Palavas à Carnon, il a aperçu un sans domicile fixe qui gisait là, visiblement mal en point. Gendarmes et sapeurs-pompiers ont été prévenus.
Une intervention vaine. Car à leur arrivée, ces derniers ont constaté le décès de cet homme. Un médecin légiste a été appelé sur place. Et selon ses toutes premières constatations, la mort serait d'origine naturelle. Reste qu'une autopsie a néanmoins été demandée pour tenter de connaître la cause exacte du décès.
Âgé de 43 ans, ce SDF, d'origine

tchèque, était arrivé dans la station il y a quelques jours de cela. Un habitant l'avait remarqué, « depuis samedi car il dormait, avec un autre SDF, devant l'entrée de mon appartement. Je leur ai alors demandé de partir. Mais lui ne tenait pas debout. Son collègue l'a aidé à se lever puis il est parti. » Il poursuit son récit : « J'ai appelé la police municipale. Mais l'on m'a dit qu'ils ne pouvaient pas intervenir car ils étaient mobilisés au feu d'artifice. Les pompiers ont aussi été prévenus, ils sont venus mais ont dit que cela relevait des services sociaux. Je ne comprends pas que, en 2008, l'on puisse mourir dans l'indifférence ! » De son côté, la brigade de gendarmerie de la commune précise que les sapeurs-pompiers avaient bel et bien été appelés sur place, « mais le quadragénaire avait refusé d'être soigné et emmené au centre hospitalier ».

J.-F. C

Voilà.

Un banal fait d'été. Relaté dans l'édition de ce vendredi 19 juillet du Midi-Libre.

Si près de chez nous.

L'irresponsabilité collective.

Un mal venu, ici, où tout n'est que luxe, calme et volupté.

Un Tchèque, SDF de surcroît.

Ca fout la rage, cette irresponsabilité collective, non?

Souvenez-vous les vers de mirliton en guise de voeu pour la nouvelle année:

"Vivons donc pour les autres et non pas pour nous-mêmes,

Ayons le don de soi pour règle et pour mission,

Et si nous pouvons dire à l'autre "je vous aime"

Nous aurons à nos vies donné une raison."

FRATERNITE????????

Où ça se niche???????

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17 juillet 2008

Economies

Les citoyennes et les citoyens de Palavas n'ont jamais été autorisés à débattre des conséquences du retrait, décrété par l'Edile, de leur commune de l'agglomération de Montpellier.

L'anniversaire de l'évènement sera commémoré sur ce blog.

En grandes pompes!

Mais en attendant, certaines données chiffrées donnent à réfléchir. Celles qui sont publiées dans l'édition juillet/août du mensuel "Harmonie"  (Magazine d'Information de Montpellier Agglomération).

Un des arguments avancés par l'Edile évoquait les substancielles économies réalisées et l'allégement des taxations depuis le transfert de la commune de Palavas au sein de la Communauté de communes du Pays de l'Or.

C'est apparemment vrai pour ce qui ressort de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères: 8,25% pour la Communauté des communes du Pays de l'Or contre 11,30% pour Montpellier Agglomération.

C'est encore vrai pour la taxe professionnelle: 21,91% pour la Communauté des communes du Pays de l'Or contre 22,71% pour Montpellier Agglomération.

Ca ne l'est plus lorsque l'on observe la taxe d'assainissement: 1,5491 euros/m3 pour la première mais seulement 1,2000 euros/m3 pour la seconde.

(Ce qui démontre que le Préfet de l'Hérault a eu mille fois raison de contraindre notre Edile à négocier, avec Montpellier Agglomération le raccordement de nos eaux usées à Maera!)

Reste une autre question sur laquelle l'Edile ne s'est jamais prononcé: celle de la dotation globale de fonctionnement accordée par l'Etat, laquelle est proportionnelle au nombre d'habitants.

En fonction de quoi:

  1. Montpellier Agglomération perçoit 78 euros par habitant;
  2. la Communauté de communes du Pays de l'Or perçoit 37 euros par habitant.

A vos calculettes!

Qui économise quoi dans ce jeu de dupes?

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Epicier

Voilà quarante-hui heures, je m'interrogeais: "Qui courbera l'échine?...."

J'en découvre un, infiltré parmi les partenaires associés à l'organisation des "Quais du Livre".

Un épicier.

Un épicier des livres.

Ayant pignon sur rue à Montpellier.

Que les les scrupules n'auront pas étouffé.

Les affaires sont les affaires, n'est-ce pas?

On ne va pas, en ces périodes si troublées, se montrer regardant.

Certes, on s'affiche à gauche.

Puisque les vents dominants s'en viennent, par ici, du côté senestre.

Mais bon.

Ca n'engage à rien.

Cet épicier-là n'a pas l'odorat sensible.

Son appendice nasal n'est jamais rien d'autre qu'un trivial tiroir-caisse.

Et comme la semelle de ses souliers transportera jusqu'en son antre certains de ces remugles lepenhaineux omniprésents à Palavas, je m'éviterai désormais le moindre séjour chez lui. Ma façon à moi de m'immuniser contre certaines contaminations!

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15 juillet 2008

Echine

L'indignation est fort souvent sélective.

Imaginons, ne serait-ce qu'un bref instant, un quelconque Imperator, un Septimaniaque, assénant à quelques représentants des gens du voyage une saillie du type "Vous êtes des sauvages". Toute la Médiatouillerie, de la plus noble à la moins fréquentable, aurait non seulement condamné, mais aussi, dans la foulée, exigé un procès exemplaire.

La saillie proférée par l'Edile de Palavas aura été ignorée de la Médiatouillerie.

Soit que cet Edile ait atteint le seuil de l'insignifiance au-dessous duquel il serait vain d'accorder la moindre considération à ses errement sémantiques. Ce qui semble tout de même étrange pour un homme qui fut, c'est vrai, le fantôme du Palais Bourbon, mais qui a obtenu un mandat de six années supplémentaires pour "réussir Palavas", qui préside, avec courage et obstination, aux destinées de l'UMP héraultais et qui, enfin, ambitionne d'atteindre au pinacle et bouter, hors de l'Hôtel de Région, l'Imperator et sa cohorte de Septimaniaques.

Soit que cet Edile bénéficie, au sein de la Médiatouillerie, d'une côte d'amour qui lui évite d'avoir à rendre des comptes lorsqu'il assassine Antigone à sa façon ou lorsqu'il profère de petites phrases pourtant révélatrices d'un humanisme récessif.

Reste à savoir qui courbera l'échine, qui s'affichera en la compagnie de cet homme-là lors des "Quais du livre", les 26 et 27 juillet prochains? Qui, parmi les intellectuels conviés à un séjour estival en la cité que Dubout a immortalisée, passera par la colonne pertes et profits les étranges, les troublantes accointances? Qui s'affranchira des grands principes affichés ailleurs?

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12 juillet 2008

Un camping à Palavas

Un camping à Palavas

Les plaisirs de la Méditerranée pour 150 euros par jour.

CAROLE RAP (à Palavas-les-Flots)

Qu’ils seraient plumés aujourd’hui, les voyageurs de 3e classe du petit train de Palavas-les-Flots, grosse dame et petit mari à la plage sous la plume du dessinateur Albert Dubout ! Sept décennies après les premiers congés payés, les menus touristes à 14 euros minimum se succèdent et les transats à 10 euros la journée s’entassent sur les plages.

Monsieur, madame et leurs deux enfants auront beau serrer les cordons, ils n’échapperont pas aux coups de soleil sur le porte-monnaie. Le camping avec piscine ? 50 euros par jour, avec réservation sur une semaine minimum en juillet-août. Plus confortable, la solution mobile-home dépasse les 100 euros par jour. On se rattrape sur les séances d’aquagym, gratuites comme la plupart des animations du camping, sauf les cours de kitesurf (150 euros les deux heures). Un pique-nique ? Le pan-bagnat coûte 4 euros, toujours moins cher que les moules-frites à 9,50 euros. Après la sieste, le beach-volley reste le seul jeu gratuit, sauf si l’on inscrit son pitchou aux activités «sport de plage» de la mairie : 15 euros pour deux heures trente le matin et deux heures l’après-midi.

Flâner ensuite le long du port en léchant un cornet trois boules, chantilly et nappage chocolat pour 5,50 euros par tête. Un extra : l’aller-retour sur les télésièges du «transcanal» (2 euros) ou l’ascenseur de l’office du tourisme, vue panoramique sur les étangs garantie (encore 2 euros par personne). On lorgnera sur les promenades en mer (7 euros les 45 mn) afin d’économiser pour une partie de pêche en bateau sur fonds rocheux (25 euros la matinée, matos, sandwich au pâté et pastis compris). Bref, prévoir au minimum 150 euros par jour pour que vos gamins acceptent de revenir avec vous l’année prochaine.

Cet article publié dans Libération du 11 juillet a-t-il besoin d'un commentaire?

Non: en principe, chacun a fait ses comptes.

Juste un ajout: l'absence de vision politique chez cet Edile qui, depuis vingt ans, s'essaie à réussir Palavas.

Une vraie  vision de la politique touristique qui prenne en compte les deux données incontournables:

  1. Palavas est une station éminemment populaire.
  2. Palavas vit en symbiose avec son proche environnement.

L'enfermement et le repli identaire, le bricolage, le recours aux recettes éculées, l'archaïsme, le ringardisme, conduisent la station à la faillite. Une faillite que ne peut accélérer le climat général.

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Perlimpinpin

Un moment d'inattention....

Puis un rappel à l'ordre d'un ami..... "Tu n'as pas lu l'article?????"

Quel article? Non......

Au terme de rapides recherches dans les colonnes du quotidien de chez nous, j'ai fini par retrouver, dans l'édition du 10 juillet, l'article incriminé.....

EnquêteIls allaient chercher des kilos de coke en train

Deux kilos de cocaïne d'une pureté rare, des armes et un trafic de stups qui passait par les rails et qui porterait sur plusieurs dizaines de kilos de poudre blanche écoulés dans l'Hérault. C'est la belle affaire que vient de réaliser la brigade de recherches de Montpellier, épaulée par la brigade de Palavas et le groupe d'intervention régional.
L'enquête a débuté voilà un an, lorsque la BR coince un dealer de cocaïne peu discret, roulant en grosse cylindrée et qui, depuis, a écopé de quatre ans de prison. Suite à un tuyau, ils ont procédé à de nombreuses filatures et autres écoutes téléphoniques avant de se recentrer sur deux individus. Ces deux trentenaires, sans boulot, déjà connus de la justice, ont été arrêtés en gare de Montpellier le 23 juin. « Ils faisaient souvent

des allers-retours vers Lyon. En fait, ils ne se déplaçaient jamais pour moins d'un kilo de cocaïne », affirme un enquêteur.
Ce jour-là, le premier avait deux kilos de drogue pure dans sa valise. Son comparse, présenté comme le chef du réseau, arrêté lui aussi à la descente du train, avait 6 000 € en liquide et, chez lui, un pistolet automatique avec trois chargeurs ainsi que 250 cartouches de calibre 357 ont été retrouvés.
Lors de leur garde à vue, ils auraient reconnu trafiquer la poudre depuis une année. Et selon les estimations des gendarmes, sachant que la drogue était coupée et revendue trois ou quatre fois le prix d'achat (qui serait de l'ordre de 20 000 € le kilo), le chiffre d'affaires réalisé dépasserait les 500 000 €. « Ils sont restés très discrets, sans trop de signes extérieurs de richesse, mais ils ne se refusaient jamais un grand resto ou un bel hôtel », confie un proche du dossier.
Près de 48 kg de cocaïne auraient été écoulés, toujours selon les estimations des enquêteurs. Ces deux grossistes, qui se fournissaient auprès du milieu lyonnais, passaient ensuite par des acheteurs revendeurs locaux qui inondaient notamment le milieu de la nuit. Trois d'entre eux ont d'ailleurs été arrêtés en début de semaine et mis en examen, dont un ancien portier de boîte. Les deux principaux suspects ont été écroués.

Yanick PHILIPPONNAT 

Bon....

Ca concerne du très beau monde.

Mais puisque la brigade de gendarmerie de Palavas se trouva associée à l'opération, il est autorisé de penser qu'il se passait des choses pour le moins délictueuses sur le territoire de cette belle commune où tout n'est que luxe, calme et volupté.

Notez que ce n'est pas une nouveauté: la poudre de Perlimpinpin est une denrée qui occupe une place de choix sur certains marchés d'ici!

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10 juillet 2008

Inondable......

Ce fut l'argument employé par l'Edile devant les gens du voyage. Pour justifier son refus de leur accorder un droit de séjour sur l'un ou l'autre des terrains qu'ils souhaitaient occuper.

"La zone est inondable".

Sans aucun doute.

Mais l'Edile est-il en mesure de désigner à ses concitoyennes et ses concitoyens les zones qui, à Palavas, ne seraient pas inondables?

Qu'en est-il de ce Plan des Préventions des Crues dont nous eûmes une éphémère vision voici trois ou quatre ans?

Est-il toujours d'actualité ou ne l'est-il plus?

Pourquoi l'assourdissant silence de l'Edile sur une question qui concerne, tout de même, cinq mille et quelques résidents permanents et, accessoirement, quelques milliers (ou dizaines de milliers?) de touristes?

Ne s'agit-il pas d'une importante, d'une gravissime question de sécurité publique?

Qu'en est-il de la transparence?

Je me hasarde également à rappeler certaines conclusions formulées par d'honorables parlementaires sur l'autre question qui fâche: celle des risques consécutifs à un tsunami (déjà évoqués sur ce blog).

L'OPECST préoccupé par l'impréparation manifeste de

la France

face au risque de tsunami

Dans un rapport intitulé « Tsunamis sur les côtes françaises : un risque certain, une impréparation manifeste », le sénateur Roland Courteau (Soc. - Aude) a évalué le risque de tsunami sur les côtes françaises en métropole et en Outre-mer et dressé le bilan du système d'alerte aux tsunamis que

la France

s'était engagée à mettre en place dans les Caraïbes, dans l'océan Indien et dans la zone Méditerranée/Atlantique Nord-Est, en collaboration avec les autres Etats de ces bassins.

Le rapport établi pour l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques) insiste sur la vulnérabilité des côtes françaises au risque de tsunami. Certes, c'est un risque rare, mais ses conséquences sont potentiellement désastreuses comme le montrent les simulations réalisées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) sur l'aléa tsunami en Méditerranée, aux Antilles et en Guadeloupe. Pourtant, la dynamique observée après le tsunami de Sumatra, le 26 décembre 2004, s'est essoufflée et

la France

peine à respecter ses engagements internationaux.

Dans l'océan Indien, le dispositif final s'avère décevant par rapport au projet initial de centre national d'alerte aux tsunamis. En outre, la mise à niveau des réseaux marégraphique et sismique a pris du retard.

Dans les Caraïbes, le désintérêt apparent de l'Etat conduit les instituts scientifiques et les collectivités locales à prendre des initiatives qui devraient venir de ce dernier, avec le risque que ces décisions ne se révèlent pas pertinentes à l'avenir faute d'une réflexion stratégique portant sur l'ensemble des bassins.

Enfin, la mise en place d'un dispositif d'alerte aux tsunamis en Méditerranée/Atlantique Nord-Est a jusqu'à présent souffert de l'attentisme de

la France

, même si lors d'une réunion internationale sur ce sujet très récente (fin novembre 2007),

la France

est sortie de son silence pour manifester son intérêt à héberger un centre régional d'alerte pour

la Méditerranée

occidentale. Néanmoins, ni son architecture ni son financement n'ont encore été arrêtés.

En conséquence, le rapport insiste sur la nécessité de concevoir un système d'alerte cohérent et de lui attribuer un budget pluriannuel pérenne couvrant les coûts d'investissement et de fonctionnement. Il propose de confier au CEA la mission de centre national et régional d'alerte aux tsunamis dans les trois bassins.

Attentisme?

Ou irresponsabilité?

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08 juillet 2008

Kleenex

L'émotion est à son comble.

La mienne, comme de bien entendu.

Quelques images, apparemment anodines, auront suffi à m'arracher des torrents de larmes.

Tant et tant que ma poubelle déborde de mouchoirs en papiers usagés.

Quelques images, oui, apparemment anodines.

Celles d'un honnête homme, au visage buriné par les embruns.

Un quasi vieillard, puisqu'il se présenta comme tel devant la caméra de la télévision régionale, quelques jours après qu'il eût été injustement accusé d'une agression que son grand âge et son état de santé défaillant n'auraient pu lui permettre de commettre.

Un exemple pour toute la communauté villageoise des palavasiennes et des palavasiens.

Un homme qui s'est dévoué sans compter, qui a tout sacrifié pour le Bien Public.

Un homme que la République se devait d'honorer.

Un homme que la République vient enfin d'honorer.

"Au nom du Ministre de la Mer, nous vous faisons Chevalier dans l'ordre du Mérite Maritime!"

Cette phrase fut prononcée par Monsieur le Préfet, en ce dimanche de la Saint Pierre et de la fête de la Mer, celle que l'on "voit danser le long des golfes clairs".

Monsieur le Préfet qui accrocha au revers de la veste de l'Adjoint Premier la médaille dont voici la reproduction.

Mar_Ch

La médaille agraffée, Monsieur le Préfet embrassa l'Adjoint Premier selon un rituel spécifiquement républicain.

Ce n'est, je me répéte, que justice.

Cet homme-là a mille fois mérité un hommage qui n'aura que trop tardé.

Grâce soit rendue à celle ou à celui qui est intervenu auprès de Monsieur le Ministre de la Mer pour que notre si estimable Adjoint Premier soit enfin inscrit dans l'Ordre de Chevalier du Mérite Maritime.

Une bien noble décision!

Une cérémonie empreinte à la fois de modestie et de solennité.

Mais pourquoi donc l'Edile s'obstine-t-il à plaquer trois bises sur les joues du récipendaire, mais aussi de monsieur le Curé?

Sacrifierait-il ainsi à un autre rite de moi totalement inconnu?

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Sauvagerie

L'irruption s'étant déroulée loin de chez moi, je ne fus pas le témoin du "face-à-face" que relate le Libre Midi dans son édition de ce mardi 8 juillet.

Je résume.

Une autre communauté de gens du voyage se trouve, lundi 7 juillet, dans l'obligation de quitter le terrain qu'elle occupe, à Lattes, depuis deux ou trois jours.

Pour se rendre où? Question récurrente en cette région où l'immense majorité des Elus refuse d'appliquer les lois de la République.

Les responsables de la communauté ont repéré un terrain à Palavas. Donc direction Palavas. Où, en dépit des obstacles (une tranchée vite remblayée), les gens du voyage installent leur campement.

Police municipale et gendarmerie précèdent l'Edile.

Dont la saillie, reproduite par L.P., journaliste du Libre Midi, sera sans doute mise sur le compte d'un énervement passager.

"Vous êtes des sauvages!"

J'exclame, puisque L.P. fait usage, dans son article, du verbe "hurler".

Alors?

Dérapage consécutif à la fatigue?

Je suis dubitatif.

Certes, l'Edile a, en sa faveur, des circonstances atténuantes, celles que je mentionne ci-dessus.

Certes, l'Edile se retrouve confronté cette année, et plus peut-être que ses collègues des communes avoisinantes, à des irruptions non programmées.

Mais où en est-on du schéma départemental?

Mais où en est-on de la mise en oeuvre des lois de la République?

Les aires d'accueil?

Les aires de stationnement pour les grands passages?

L'Edile ne peut se défausser. Il fut député. "Le fantôme du Palais Bourbon", selon l'Express, mais tout de même! Il est le président départemental de l'UMP. Il a reçu le Préfet, ce dimanche, à Palavas. Les deux hommes n'ont sans doute pas manqué, sous les auspices de Saint Pierre, d'évoquer la précédente irruption.

L'Edile savait qu'il serait tôt ou tard confronté à ce genre de situation. Il n'a rien entrepris pour anticiper.

Pire, pour la seconde fois, il a usé et abusé de l'intimidation et de la menace.

"Je vais vous faire enfermer...."

Je ne me hasarderai pas à extraire la phrase du contexte dans lequel elle a été prononcée.

Mais les gens du voyage ne sont pas les bienvenus.

Ce qui contredit aux lois de La République.

Jean-Marie Le Pen fut, lui, le bienvenu.

Antigone lui fut sacrifiée lors d'un rituel somme toute barbare.

(Je réitére cette information à l'intention des écrivaines et écrivains, des éditrices et des éditeurs, des libraires, tentés par un séjour estival à Palavas, durant deux jours, à la fin de ce mois de juillet!)

Le non-palavasien de souche n'est pas le bienvenu.

Il est tout juste toléré.

Surtout s'il manifeste l'outrecuidance de s'affranchir de la tutelle de l'Edile.

Il sera moqué, vilipendé, puisque cergypontin ou carolomacérien.

Selon des thématiques qui empruntent peu ou prou à l'Autre.

Dans un pays où, en principe, "tous les hommes naissent libres et égaux".

Dans un pays qui prétend garantir la libre circulation des citoyennes et des citoyens.

Où sont les sauvages?

Poser la question, n'est-ce pas commencer à y répondre?

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07 juillet 2008

Départ

Le campement des gens du voyage s'était organisé sur le terrain d'entraînement qui jouxte l'allée des Jockeys.

DSCN4467

Pas le moindre désordre.

J'en témoigne, puisque j'ai eu le privilège d'être reçu par celles et ceux que l'Edile avait voulu contraindre à d'autres errances.

DSCN4469

Des hommes et des femmes qui, eux, vous reçoivent.

Des hommes et des femmes qui participent à la vie locale, se rendent à la plage, fréquentent les commerces, passent même une soirée à la fête foraine.

Des hommes et des femmes qui respectent la parole donnée.

Ce lundi 7 juillet, entre 9h30 et 10 heures, les véhicules tractant les caravanes ont, en file indienne, quitté l'aire provisoire de stationnement.

DSCN4486

Un véhicule en panne sera tracté.

Les gens du voyage partent, pour quelques jours, s'installer à Mauguio.

DSCN4488

A la question qui fut tant de fois posée, "de quoi vivent-ils?", la photo ci-dessus apporte une réponse sans ambiguité.

Un exemple parmi une bonne douzaine d'autres.

Le responsable de la communauté et sa famille partiront les derniers.

Les derniers travaux de nettoyage sont effectués.

DSCN4498

Le terrain d'entrainement ne garde pratiquement aucune trace du stationnement, durant 5 jours, d'environ 85 familles.

DSCN4497

Les commentaires viendront plus tard.

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