10 juillet 2008

Inondable......

Ce fut l'argument employé par l'Edile devant les gens du voyage. Pour justifier son refus de leur accorder un droit de séjour sur l'un ou l'autre des terrains qu'ils souhaitaient occuper.

"La zone est inondable".

Sans aucun doute.

Mais l'Edile est-il en mesure de désigner à ses concitoyennes et ses concitoyens les zones qui, à Palavas, ne seraient pas inondables?

Qu'en est-il de ce Plan des Préventions des Crues dont nous eûmes une éphémère vision voici trois ou quatre ans?

Est-il toujours d'actualité ou ne l'est-il plus?

Pourquoi l'assourdissant silence de l'Edile sur une question qui concerne, tout de même, cinq mille et quelques résidents permanents et, accessoirement, quelques milliers (ou dizaines de milliers?) de touristes?

Ne s'agit-il pas d'une importante, d'une gravissime question de sécurité publique?

Qu'en est-il de la transparence?

Je me hasarde également à rappeler certaines conclusions formulées par d'honorables parlementaires sur l'autre question qui fâche: celle des risques consécutifs à un tsunami (déjà évoqués sur ce blog).

L'OPECST préoccupé par l'impréparation manifeste de

la France

face au risque de tsunami

Dans un rapport intitulé « Tsunamis sur les côtes françaises : un risque certain, une impréparation manifeste », le sénateur Roland Courteau (Soc. - Aude) a évalué le risque de tsunami sur les côtes françaises en métropole et en Outre-mer et dressé le bilan du système d'alerte aux tsunamis que

la France

s'était engagée à mettre en place dans les Caraïbes, dans l'océan Indien et dans la zone Méditerranée/Atlantique Nord-Est, en collaboration avec les autres Etats de ces bassins.

Le rapport établi pour l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques) insiste sur la vulnérabilité des côtes françaises au risque de tsunami. Certes, c'est un risque rare, mais ses conséquences sont potentiellement désastreuses comme le montrent les simulations réalisées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) sur l'aléa tsunami en Méditerranée, aux Antilles et en Guadeloupe. Pourtant, la dynamique observée après le tsunami de Sumatra, le 26 décembre 2004, s'est essoufflée et

la France

peine à respecter ses engagements internationaux.

Dans l'océan Indien, le dispositif final s'avère décevant par rapport au projet initial de centre national d'alerte aux tsunamis. En outre, la mise à niveau des réseaux marégraphique et sismique a pris du retard.

Dans les Caraïbes, le désintérêt apparent de l'Etat conduit les instituts scientifiques et les collectivités locales à prendre des initiatives qui devraient venir de ce dernier, avec le risque que ces décisions ne se révèlent pas pertinentes à l'avenir faute d'une réflexion stratégique portant sur l'ensemble des bassins.

Enfin, la mise en place d'un dispositif d'alerte aux tsunamis en Méditerranée/Atlantique Nord-Est a jusqu'à présent souffert de l'attentisme de

la France

, même si lors d'une réunion internationale sur ce sujet très récente (fin novembre 2007),

la France

est sortie de son silence pour manifester son intérêt à héberger un centre régional d'alerte pour

la Méditerranée

occidentale. Néanmoins, ni son architecture ni son financement n'ont encore été arrêtés.

En conséquence, le rapport insiste sur la nécessité de concevoir un système d'alerte cohérent et de lui attribuer un budget pluriannuel pérenne couvrant les coûts d'investissement et de fonctionnement. Il propose de confier au CEA la mission de centre national et régional d'alerte aux tsunamis dans les trois bassins.

Attentisme?

Ou irresponsabilité?

Posté par Palavazouilleux à 15:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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